Histoire

A l'origine, Cuba était peuplée par les indiens Tainos qui vivaient essentiellement de la chasse et de la culture. Leur activité principale était la poterie et le tissage. Le 27 octobre 1492, Christophe Colomb, débarque dans la baie de Bariay, dans l'orient. En 1510, Diego Velázquez arrive sur l'île et fonde la ville de Nuestra Señora de la Asunción à Baracoa.

En 1514, ce sont les villes de San Salvador de Bayamo, de Puerto Príncipe et de Santiago de Cuba qui sont créées. Par la suite ce seront au tour de celles de la Santísima Trinidad, Santi Spíritus et San Cristóbal de la Habana. Cette dernière a été fondée à l'origine dans le sud avant d'être transférée en 1519 dans le nord, au pied de la baie de Carenas qui deviendra la baie de la Havane. 

Les indigènes disparaissent peu à peu, emportés par les maladies, les massacres, les conquistadores et les dures conditions de travail. De nombreuses activités commencent à se développer comme l'élevage, la culture du tabac, du sucre et du café qui ont provoqué la traite des noirs. En 1868, Carlos Manuel de Céspedes, depuis son domaine sucrier de Demajagua, demande l'abolition de l'esclavage. C'est le début de la Guerre de Dix Ans contre les espagnols, qui cesse avec la signature du Pacte du Zanjón. Il est trahi et assassiné en 1874.

En 1880 c'est la fin de l'esclavage. En 1892, José Martí fonde le Parti Révolutionnaire Cubain et le 24 février 1895, c'est la reprise des hostilités. L'armée mambise réussi à vaincre les espagnols pourtant forts d'une armée de 200 000 hommes. José Martí - héros national et précurseur des luttes indépendantistes- meurt au combat à Dos Ríos le 19 mai 1895. En 1898, les Etats-Unis déclarent la guerre à l'Espagne en prétextant l'explosion du Maine. Les espagnols seront vaincus facilement. Après de nombreuses occupations de l'île, notamment de la part des anglais puis des espagnols, Cuba obtient son indépendance en 1902; mais les USA gardent alors une certaine influence sur le pays.

En 1952, le dictateur Batista prend le pouvoir grâce à un coup d'état, et moins d'un an plus tard débutent les premières manifestations révolutionnaires,  guidées par un certain Fidel Castro, accompagné d'un jeune médecin: Ernesto Guevara de la Serna, dit le Che. Suite au débarquement du yacht Granma et aux nombreuses opérations menées par les révolutionnaires, le 1er janvier 1959, l'armée révolutionnaire entre à la Havane puis établit le nouveau pouvoir dans tout le pays.

Le 'règne castriste' débute dans un climat de guerre civile. Il se caractérise par de nombreuses réformes sociales qui font fuir les populations bourgeoises. Les relations avec l'U.R.S.S. sont alors privilégiées, à l'heure où l'on entre dans la guerre froide ; les U.S.A. organisent en 1961 un débarquement de réfugiés cubains anticastro dans la baie des Cochons, sur la côte sud, qui restera célèbre de par son échec, suivi un an plus tard par 'la crise des missiles', déclenchée par l'installation de missiles soviétiques à Cuba. 

Les Etats Unis rompent dans un premier temps leurs relations  diplomatiques avec Cuba, puis décrètent l'embargo total sur les marchandises à destination de Cuba. Le 8 octobre 1967, Che Guevara meurt assassiné en Bolivie, mais restera à jamais l'emblème de la révolution cubaine. Entre 1980 et 1994, plus de 150000 cubains sont exilés suite aux différentes crises successives.

  • 14 juin 1928 : Naissance de Ernesto Guevara de la Serna à Rosario de la Fé, en Argentine. Petit-fils d'un chercheur d'or en Californie, c'est le descendant du vice-roi du Mexique.
  • Juillet 1955 : Il rencontre Fidel Castro et fixe une condition à son engagement auprès de lui: reprendre sa liberté de révolutionnaire après le triomphe de la révolution.
  • 28 juin 1956 : Dès le début de ses classes de guérillero, il est arrêté avec sa femme et sa fille par la police mexicaine et libéré le 31 juillet.
  • 25 novembre 1956 : Il embarque à bord du yatch Granma avec Fidel et 80 hommes. Le débarquement aura lieu difficilement le 2 décembre dans la province d'Oriente.
  • 31 août 1958 : Il prend la direction de la Havane dans des conditions extrêmes.
  • 28 novembre 1958 : Il prend d'assaut un train blindé de 19 wagons, symbole de la résistance gouvernementale et réputé imprenable, aidé par 400 hommes.
  • 1er janvier 1959 : Fidel prend Santiago de Cuba, le 3 janvier, La Havane tombe aussitôt, et le 7 janvier le nouvel état est instauré.
  • 2 juin 1959 : Il obtient sa 1ère fonction officielle, ambassadeur itinérant.
  • 8 octobre 1959 : Il devient président de l'Institut national de la réforme agraire.
  • 26 novembre 1959 : Il est nommé à la tête de la Banque centrale de Cuba.
  • Septembre 1965 : L'ouvrage du Che, 'Le Socialisme et l'homme à Cuba' est mis en vente à la Havane. 
  • 3 janvier 1966 : La conférence tricontinentale crée à la Havane l'Organisation de solidarité des peuples d'Afrique, d'Asie et d'Amérique. 
  • Janvier 1965 : Il visite le Mali, le Congo, poursuit sa tournée africaine et se rend à Pékin. A son retour à la Havane, il s'entretient avec Fidel durant deux jours. En avril, Castro annonce que le Che quitte Cuba et renonce à ses titres et pouvoirs.
  • Avril 1966 : Il part pour deux ans au Congo où il connaîtra un échec dans sa volonté de poursuivre la révolution sur le sol africain.
  • 3 novembre 1966 : Il débarque en Bolivie, prépare la guérilla et débute son fameux journal. 
  • 24 avril 1967 : Massacre des mineurs en grèves pro-révolutionnaires dit 'de la Saint-Jean'. Dans le même temps, le message du Che invitant à 'créer de nombreux Viêt Nam' est diffusé.
  • 31 septembre 1967 : Devant la puissance de l'adversaire et la mauvaise tournure des événements, les fidèles du Che signent ensemble le 'pacte de la mort'. 
  • 8 octobre 1967 : Après un véritable calvaire dans la jungle, le dernier combat a lieu dans le canyon du Churo où le Che blessé et souffrant d'asthme est capturé. 
  • 9 octobre 1967 : Le Che est exécuté sur ordre de la CIA.

Economie 

Totalement contrôlée par l'Etat, l'économie cubaine est fondamentalement agricole : 70% des terres agricoles sont nationalisées ainsi que 90 % du secteur industriel. Le pays produit essentiellement du textile, du ciment, des fertilisants, des immeubles préfabriqués, des machines agricoles et des produits de consommation domestique. L'effondrement du bloc soviétique en 1990, et l'embargo imposé par les États-Unis depuis 1960, pèsent lourdement sur l'économie nationale. Cuba encaisse le choc le plus rude de son histoire.

Le PIB chute vertigineusement jusqu'à amputer la population de près de 40% de ses revenus. A partir de 1993, le pays entame alors une série de réforme car il ne peut résister et surtout faire face à une implosion certaine. Un décret autorisant des investissements privés et l'établissement de zones franches a été signé. Le dollar est légalisé et les investisseurs privés courtisés. Fidel Castro vieillissant, opte  pour une libéralisation partielle mais oublie de rénover une bureaucratie lourde et inadaptée à cette nouvelle voie choisie. 

Le tourisme devient une priorité nationale avec l'ambition d'en faire la première activité économique du pays. La croissance touristique dans l'île est très importante et Cuba accueille plus de 2 millions de visiteurs par an source vitale pour l'entrée des devises. Elle se prépare à une invasion de touristes américains dans un futur très proche. 

Le secteur primaire emploie 23% de la population active. Cuba est une île très agricole avec en tête des cultures, la canne à sucre qui occupe le tiers de la surface cultivée du pays et qui place le pays au 6e rang des producteurs mondiaux de sucre. Suivent le riz, la patate douce et surtout le tabac, principalement cultivé à Pinar del Rio, dans la vallée de Viñales, et dont la récolte estimée à 50 000 tonnes par an, permet au pays de figurer parmi les plus grands producteurs au monde avec une renommée internationale pour sa qualité réputée la meilleure du monde. Les autres produits agricoles sont le café, les fruits (agrumes, ananas, mangues), le maïs et les cultures maraîchères.

La pêche est un secteur bien développé et le pays possède des pêcheries très modernes.  est un grand producteur et exportateur de langoustes. Le sous sols cubain est riche en nickel (9ème producteur mondial), cuivre, manganèse, chrome et zinc. Argentine, Chine, Canada et Espagne sont aujourd'hui les principaux partenaires commerciaux de Cuba.

Politique

Cuba s'est doté d'une nouvelle constitution depuis 1976, élaboré par le parti communiste et le gouvernement. L'île devient ainsi un Etat socialiste guidé par les principes du marxisme-léninisme. En 1992, des modifications lui sont apportées.

Fidel Alejandro Castro Ruz, chef du Gouvernement, Premier secrétaire du Parti communiste cubain, unique parti légal, et commandant en chef des forces armées, dirige la république socialiste de Cuba. Son frère Raul est le dauphin désigné. Le principe général essentiel de la politique du pays est l'affirmation du rôle dirigeant du parti communiste cubain. 

Devise Nationale : La patrie ou la mort, nous vaincrons (Patria o muerte, venceremos)

L'organisation du pouvoir est divisée en quatre entités principales 
  • Le Poder Popular (Assemblée Nationale) est l'organe législatif. 589 membres.
  • Le conseil des ministres est l'organe exécutif.
  • Le conseil d'Etat exerce un pouvoir législatif et exécutif.
  • La cour suprême est l'organe judiciaire.
L'île est divisée en 14 provinces et 169 « municipios »
  • Pinar del Rio                
  • La Havane
  • Ciudad Havana        
  • Matanzas                
  • Cienfuegos
  • Villa Clara         
  • Sancti Spiritus    
  • Ciego de Avila
  • Camaguey
  • Las Tunas
  • Granma
  • Holguin
  • Santiago de Cuba
  • Guantanamo
 

Géographie 

Cuba, archipel mythique des Caraïbes se compose d'une île principale du même nom, de l'île de la Jeunesse et de quelques 4 195 cayos, îlots et îles. Elle est située à 'entrée du Golfe du Mexique et les pays les plus proches de l'île sont les Etats Unis au Nord, 180 Kms de la Floride, Haïti à l'est, 77 km, la Jamaïque au sud, 140 Kms  et le détroit du Yucatán à l'ouest, 210 Kms. Les Bahamas se trouvent également à proximité.  

Cuba est la plus grande île des Antilles et la septième du monde en terme de superficie. Elle représente 1/5ème de la France, 4 fois la Belgique et 25 fois la Corse. Elle possède environ 5.746 Kms de côtes, alternant plages sublimes, falaises rocheuses et terres marécageuses. Elle s'étend d'ouest en est sur 1250 Kms et sur une largeur qui varie de 31 à 191 Kms. Elle est bordée à l'est par l'océan Atlantique et au sud par la mer des Caraïbes.

"jamais oeil humain ne vit si bel endroit" tels étaient les premiers mots de Christophe Colomb à la vue des côtes cubaines en 1492...
  

Le relief

La savane occupe les deux tiers environ du territoire cubain et les massifs montagneux le tiers restant. L'un des massifs les plus importants est celui de la Sierra Maestra, situé au Sud-Est, avec le Pico Turquino qui culmine à 1972 mètres.

Les cours d'eau

Cuba possède environ 200 rivières qui ne dépassent jamais 40 Km en raison de la forme particulière de l'île. Seuls le Rio Cauto et le Rio Sagua la Grande ont respectivement une longueur de 370 Km et 163 Km. De nombreuses rivières souterraines constituent une vaste réserve d'eau fraîche. Le relief souvent accidenté donne naissance à de magnifiques cascades. On compte environ 280 plages sublimes, des îles vierges, des grottes et cavernes, des montagnes et des forêts.

Altitudes
  • Le point le plus bas : Mer des Caraïbes 0 m
  • Le point le plus haut : Pico Turquino 2.005 m

Climat

La température est assez constante et agréable toute l'année et le climat subtropical est adouci par les vents Nord-Est. La saison humide estivale commence en mai et prend fin en octobre, et la saison hivernale, généralement plus sèche, dure de novembre à avril. C'est la plus ensoleillé. Les sécheresses sont assez fréquentes. 

Le taux d'humidité moyen est de 80% toute l'année. Prévoir un pull pour les nuits des saisons 'fraîches' qui s'étendent de novembre à avril. Par contre c'est la saison la plus agréable pour découvrir le pays car il fait moins humide et la chaleur est plus supportable. Durant la saison des pluies, il fait chaud et l'atmosphère est moite. Quand à la température de l'eau, rien à dire, elle reste agréable toute l'année.

L'île, ainsi que toute la région des Antilles et des Caraïbes, sont sujettes à des ouragans entre juin et novembre mais les périodes les plus sensibles sont comprises entre septembre et octobre (environ un ouragan tous les deux ans). Le pays est  bien équipé en matière de radars et de stations météorologiques. 

Températures moyennes de l'air

Mois

Températures

Janvier 23°
Février 23°
Mars 24°
Avril 25°
Mai 26°
Juin 27°
Juillet 28°
Août 28°
Septembre 28°
Octobre 27°
Novembre 25°
Décembre  24°
 
Températures moyennes de l'eau

Mois

Températures

Janvier 25°
Février 25°
Mars 26°
Avril 26°
Mai 27°
Juin 28°
Juillet 28°
Août 29°
Septembre 29°
Octobre 28°
Novembre 27°
Décembre  26°

La faune et la flore

La faune

Riche et variée, la faune est composée de différentes espèces: 106 espèces de reptiles, 15.000 espèces d'insectes, 54 espèces de mammifères (sangliers, cerfs, zèbres...), 350 espèces d'oiseaux (pélicans, perroquets, frégates de mer...), 42 espèces d'amphibiens, 1.400 espèces de mollusques et 1.440 d'arachnides. Parmi les reptiles on trouve des lézards, des iguanes, des crocodiles, des tortues, des salamandres et 15 espèces de serpents non venimeux. Pour ce qui est des animaux marins vous trouverez des langoustes, thons, barracudas, requins, fruits de mer, oursins... 

On y trouve le plus petit oiseau recensé dans le monde : le colibri abeille, ou 'zunzuncito'. Il mesure quelques centimètres et pèse environ deux grammes. La femelle pond des oeufs de la taille d'un petit pois. Le tocororo (temnuros de Priotelus), l'oiseau national de Cuba est choisi à cause des couleurs de son plumage, identiques au drapeau national rouge, blanc et bleu. 

La flore

La flore inclut plus de 7.000 variétés de plantes, dont 51% sont locales. Vous débusquerez facilement des orchidées, des mariposas (fleur nationale), des palmiers royaux, des cocotiers, des pins, des cèdres, des orangers, des sisals, des acajous, des baobabs... L'île abrite également des parcs nationaux, terrestres et maritimes, qui s'étendent sur des dizaines de milliers d'hectares. Le sol cubain est riche : pétrole, cobalt, nickel, minerai de fer, cuivre, manganèse, silice...

 

Arts & Culture 

Les racines

Trois ethnies principales constituent les racines de la culture cubaine : les aborigènes, qui ont perdu de leur influence lors de la colonisation, les espagnols majoritaires et les africains qui sont une minorité ethnique influencée elle-même par des origines et des cultures hétérogènes (yorubas, congos mandigas, bantús, carabalís). Au fil du temps, ces trois cultures se sont rapprochées puis entremêlées pour parvenir à former la culture cubaine contemporaine.

La musique

Rares sont les pays où la musique à une importance aussi considérable dans la société. Elle est omniprésente à Cuba, pratiquée à toute heure et à tous les âges, du nord au sud et d'est en ouest. La légende veut que les enfants cubains, connaissent les bases rythmiques de la musique locale, la Clave avant même de savoir marcher. L'évolution et le métissage des différentes cultures ont permis, d'associer d'une part, les tambours et les rythmes sacrés des populations africaines, et d'autre part l'affection que portent les espagnols pour la danse et pour la fête. D'autres influences européennes (notamment françaises) sont venues s'associer par la suite, diversifiant encore plus les styles, les rythmes, les danses et les instruments.

De nombreuses danses et styles musicaux sont nés à Cuba et sont aujourd'hui connus  dans le monde entier: on retrouve entre autres la rumba et ses trois danses différentes : le 'són' cubano, qui désigne à la fois une musique, une danse populaire et une forme poétique, la charanga (ou charanga francesa), et les 'incontournables' comme le bolero, le mambo, le cha-cha-cha et bien sur la salsa. 

L'hétérogénéité de la musique cubaine vient aussi du fait qu'elle emploie une multitude d'instruments : certains d'origines africaines, comme le bongo (instrument omniprésent composé de deux petits tambours côte à côte) ou le conga (grand tambour), mais aussi d'autres d'invention cubaine, comme les claves (percussions réalisées avec les moyens du bord), la tumba (qui désigne le tambour ou la danse qui lui est associée), le tres (instrument en forme de petite guitare) ou encore les timbales (caisses claires réunies par deux).

Le Son, le Son montuno, le Cha Cha Cha, le Boléro, le Danzon, la Rumba retrouvent leurs lettres de noblesse. Ainsi réapparaissent de grands noms de la musique cubaine que l'on avait oubliés : Ibrahim Ferrer, Familia Valera Miranda, Moré Benny, Chappotin Félix, Eliades Ochoa, Cachao, Adalberto Alvarez y su Son, Compay Segundo, Orquesta Aragon, Valle Orlando 'Maraca', Vieja Trova Santiaguera, Sierra Maestra, Portuondo Omara, Portabales Guillermo, Puebla Carlos ou encore La Sonora Mantancera,... Des groupes tels que Los Van Van, Charanga Habanera, NG La Banda, El Medico de la Salsa, Paulito y su Elite, Isaac Delgado, Manolito y su Trabuco, Juan Carlos Alfonso y su Dan Den, Yakaré ont grandement contribués à l'essor de la Salsa dans le monde.

Les pointures légendaires de la Salsa : 
  • BAUZA Mario  
  • BLADES Ruben 
  • BOLA de NIEVE (Ignacio VILLA) 
  • CACHAO (Israël LOPEZ) 
  • CRUZ Célia
  • CHAPPOTIN Félix 
  • COLON Willie 
  • GARAY Sindo (Guermesindo) 
  • IZQUIERDO 
  • LAVOE Hector 
  • MACHIN Antonio 
  • MACHITO (Franck Gillo)  
  • MIRANDA Ismaël 
  • MORE Benny (Maximiliano Bartolomé MORE GUTIERREZ) 
  • PINERO Ignacio 
  • PUEBLA Carlos 
  • PUENTE Tito 
  • Ernesto 'Tito' PUENTES 
  • PRADO PEREZ Damaso 
  • RIVERA Ismael 
  • RODRIGUEZ Arsenio (Ignacio Loyola Rodriguez Skull) 
  • RODRIGUEZ Tito (Pablo) 
  • SAQUITO Nico 
  • VALDEZ Miguelito (Eugenio Lazaro Miguel Izquierdo VALDES) 
Chronologie de la musique cubaine 
  • 1920 : 1ère émission radio. Rythmes afro-cubains Rumba et Conga. Création du Trio Matamoros à Santiago.
  • 1930 : Le nombre de radios augmente fortement, on en dénombre 62, ce qui va favoriser le développement de la musique cubaine. Eclosion des jazz bands. Antonio Arcano crée «Mambo» d'Orestes Lopez, le premier danzon «Nuevo Ritmo». Création de l'Orquesta Aragon à Cienfuegos en 1939. 
  • 1940 : Apparition des conjuntos, une nouvelle forme d'orchestre, qui va séduire le public (groupe Sonora Mantecera et conjunto Casino). En 1947 c'est l'éclosion du Mambo avec «Qué rico el mambo», de Damaso Perez Prado. L'année suivante le joueur de congas de l'orchestre de Dizzy Gillespie, Chano Pozo, est abattu dans un bar de Harlem. 1949 : Enrique Jorrin enregistre le premier tube de cha-cha-cha « La Enganadora ». 
  • 1950 : Réveil des Jazz Bands dont le nombre croit considérablement. C'est aussi la naissance de la télévision.          
  • 1960 : En 1963, décès de Benny Moré, illustre chanteur cubain, et du compositeur Ernesto Lecuona, aux îles Canaries. La révolution modifie toutes les donnes. Les radios et télévisions sont nationalisées et c'est le début de l'exode (exodo farandulero qui signifie show-biz) pour de grands artistes comme Célia Cruz,Célio Gonzales, orquesta Aragon, la Sonora Mantancera et la Lupe. Carlos Pueblo, en hommage au Che, écrira en 1963 la célèbre chanson «  Hasta Siempre Commandante ». Eduardo Davidson enregistre la Pachanga. Jerry Masucci, et Johnny Pacheco fondent le label Fania en 1964. En 1969, Juan Formell quitte l'Orquesta Revé et crée «Los Van Van»  
  • 1970 : Des artistes américains dont Stan Getz, Dizzy Gillespie et Dexter Gordon sont invités pour le Festival Havana Jam. Enregistrement de cinq albums des «Estrellas de Areito», sur le concept de la «Fania All Stars » de New York. 
  • 1980 : Création de la Timba, nouveau type de Salsa cubaine. José Luis Cortes fonde NG La Banda. L'Amérique Hispanophone adopte la grande vague Salsa. Le trompettiste Arturo Sandoval s'exile en Europe et obtient l'asile politique.  
  • 1990 : C'est l'ère du Papy Boom cubain avec le retour de la Vieja Trova Santiaguera  et du Buena Vista Social Club qui s'enrichit de trois grandes pointures, Ruben Blades, Ibrahim Ferrer et Compay Segundo. C'est le triomphe du son des années trente avec la Trova Orientale  et le Boléro. C'est aussi l'émergence de Giraldo Piloto et son groupe Klymax, Isaac Delgado, El Médico de la Salsa, la Charanga habanera, Manolito y su Trabuco...          
La littérature

Cuba est également célèbre pour ses nombreux écrivains, exilés ou non, qui ont marqué la littérature nationale et internationale. La première oeuvre recensée et reconnue comme cubaine, 'el espejo de paciencia', écrite par Silvestre de Balboa en 1605, dévoile la vie des créoles sous la colonisation. Il faudra attendre le 19ème siècle et la naissance des premières tendances indépendantistes pour voir apparaître une vraie littérature cubaine. Un des plus illustres écrivains de cette époque, José Martí, surnommé 'l'apôtre de l'indépendance', qui a connu l'exil aux Etats Unis à 16 ans, est l'auteur d'un certain nombre de poèmes célèbres. D'autres poètes ou écrivains luttant également pour l'indépendance s'illustrent durant ce siècle, comme José Maria Heredia y Heredia ou bien Cirilo Villaverde.

Au début du 20ème siècle, le courant littéraire est plutôt dirigé vers les origines africaines de la culture cubaine, ce que l'on a appelé 'le negrismo', avec l'apparition d'écrivains tels que Lydia Cabrera, Alejo Carpentier mais aussi Nicolás Guillén, qui se révèlera être par la suite un des plus emblématiques écrivains de la révolution. On ne peut omettre de citer d'autres écrivains tels que José Lezama Lima, l'un des 'monstres sacrés' de la littérature cubaine, Heberto Padilla, primé par l'UNEA en 1968, ou bien encore les 'éxilés' comme Reinaldo Arenas  Zoé Valdés... 

La peinture

Jusqu'au 20ème siècle, le style cubain était fortement influencé, voir imposé par les colonisateurs espagnols puis américains par la suite. Parmi le faible nombre de peintres s'étant illustrés durant cette période, on trouve Juan Borrero, mort à l'âge de vingt ans, Esteban Chartrand, ou encore Leopoldo Romanach, célèbres pour leurs oeuvres représentant essentiellement des natures mortes. A l'aube du 20ème siècle, on a pu assister à la naissance de nouveaux mouvements indépendants, créant ainsi un style véritablement cubain, comme par exemple Victor Manuel, réputé comme être le précurseur du 'modernisme' dans l'art cubain. Durant cette période, de nombreux artistes se sont illustrés; on retrouve par exemple Eduardo Abuela ou encore Jorge Arche mais surtout Wilfredo Lam, tous inspirés et influencés par les mouvements cubistes et surréalistes, mêlant également à leurs peintures leurs racines afro-cubaines.

Wilfredo Lam rajoute à son style de peinture les fruits de son expérience passée en Europe auprès de grands comme Picasso ou André Breton. Toujours à la même époque, d'autres artistes sont influencés par le mouvement expressionniste comme René Portacarrero ou Carlos Enriquez, et d'autres par la vague artistique mexicaine tel Amelia Pelaez, Antonia Eiriz ou Servando Cabrera.

Dans les années 60-70, l'art cubain est caractérisé par le mouvement révolutionnaire, qui a tendance à restreindre la conception de l'art et des artistes, ce qui poussera certains peintres à l'exil; le réalisme soviétique est très présent, toutefois de nombreuses écoles d'art sont ouvertes sur l'île, et la Escuela Superior de Arte fait son apparition. De manière générale, peu d'artistes suivent cette tendance. Certains tentent même de créer des courants alternatifs tandis que d'autres exposent dans la rue afin d'échapper à la censure. Durant toute cette période, des noms tels que Raul Martinez, Manuel Mendive, Flavio Garcianda ou encore Carlos Garaicoa plus tard, pour ne citer qu'eux, parviennent à se construire une réputation, sur l'île ou bien ailleurs...

De nos jours, les villes de Cuba possèdent une multitude de galeries d'art, toutes différentes les unes des autres, à visiter absolument...

Le cinéma

L'industrie du cinéma cubain apparaît grâce à l'arrivée au pouvoir du mouvement castriste révolutionnaire qui crée, en mars 1959, l'Institut Cubain de l'Art et de l'Industrie Cinématographique (I.C.A.I.C.) et promeut le cinéma national de manière générale. Avant cela, les productions étaient essentiellement étrangères, dont beaucoup d'entre elles venant des USA, les rares créations cubaines étant de qualité moyenne.

Beaucoup de documentaires sont initialement produits (exercice où excelle un certain Santiago Alvarez), généralement afin de véhiculer la propagande révolutionnaire et, durant la campagne d'alphabétisation en 1961, un cinéma mobile (cinemóvil) sillonne les campagnes les plus reculées afin de promouvoir le septième art. Ainsi, le cinéma est rendu accessible à tous grâce au prix dérisoire de l'entrée. Dans le courant des années 60, de nombreuses fictions sortent à l'écran; on atteint le nombre relativement élevé de 10 longs métrages annuels en moyenne, malgré un manque de moyens financiers et matériels; certains d'entre eux connaissent même un succès international.

Mais la censure et la répression exercées par l'Etat vont créer des tensions dans les années 70 et 80, période défavorable pour le cinéma cubain, portant le nombre de productions annuelles à seulement trois au départ, puis à six ensuite.
Malgré la crise économique et le manque de moyens que cela apporte, les années 90 donnent un nouvel essor au cinéma cubain, car de nombreux films connaissent un franc succès, national et international.
Depuis 1979, La Havane accueille un festival international du cinéma latino-américain au mois de décembre, et, depuis 1998, un des festivals de films français les plus fréquentés au monde (100 000 visiteurs en 2003) : le festival 'cine francés', qui se déroule pendant six semaines à la Havane et ensuite dans toute l'île.

La filmographie
  • 1966 : 'La Mort d'un Bureaucrate' de Tomas Gutierrez Alea 
  • 1967 : 'Las Aventuras de Juan Quinquinde' de julio garcia espinosa 
  • 1968 : 'Lucia' de Humberto Solas 
  • 1968 : 'Mémoires du Sous-développement' de Tomas Gutierrez Alea 
  • 1973 : 'Ustedes Tienen la Palabrade' de Manuel Octavio Gomez 
  • 1974 : 'De Cierta Manera' de Sarah Gomez 
  • 1975 : 'El Otro Francisco' de Sergio Giral 
  • 1976 : 'La Ultima Cena' de Tomas Gutierrez Alea 
  • 1976 : 'El Rancheador' de Sergio Giral 
  • 1979 : 'Retrato de Teresa' de Pastor Vega 
  • 1979 : 'Maluala' de Sergio Giral 
  • 1983 : 'Se Permuta' de Juan Carlos Tabio 
  • 1983 : 'Hasta Cierto Punto' de Tomas Gutierrez Alea 
  • 1985 : 'Vampiros en la Habana' de Juan Padron 
  • 1988 : 'Plaff !! Sortilège à Cuba' de Juan Carlos Tabio  
  • 1994 : 'Fresa y chocolate' de Tomas Gutierrez Alea & Juan Carlos Tabio y Senel Paz
  • 1994 : 'Guantanamera' de Tomas Gutierrez Alea 
  • 1998 : 'La Vie c'est Siffler' de Fernando Perez 
  • 1999 : 'Liste d'Attente' de Juan Carlos Tabio  
L'architecture

L'architecture coloniale est omniprésente à Cuba. Les villes sont articulées autour du 'parque central', grande place accompagnée d'un square. Les demeures coloniales, véritables joyaux architecturaux, rappellent l'influence sud-espagnole. Elles sont construites autour des célèbres 'patios', petites cours destinées à l'époque aux esclaves domestiques, et qui sont aujourd'hui la particularité de ces maisons pittoresques. Autre particularité de ces demeures, mais aussi de certaines constructions religieuses : les 'techos de alfarjes'. On retrouve l'influence musulmane à travers ces plafonds en bois composés de poutres finement décorées de motifs géométriques, souvent peints de couleur verte ou bleu vif. 

Dans la seconde moitié du 18ème siècle, l'architecture cubaine connaît son apogée grâce au mouvement baroque cubain; la cathédrale de la Havane et le Palacio de los Capitanes Generales, édifiés durant cette période, en témoignent. Le 19ème siècle se caractérise par l'influence du néo-classique, style influencé par le retour aux formes de l'Antiquité classique.

L'artisanat

Les populations aborigènes qui vivaient à Cuba avant même la découverte de l'île par Christophe Colomb utilisaient les coquilles d'escargots mais aussi la céramique, afin de fabriquer toutes sortes d'objets tels que des couteaux, des cuillères, des assiettes, des colliers... Le bois était également utilisé pour concevoir des habitations (huttes) ou des embarcations destinées à la navigation (canoës). Toutefois, les effets de la colonisation ont causé la perte quasi totale des objets artisanaux de l'époque pré-coloniale.

Cuba, contrairement à de nombreux pays latino-américains, n'a pas bénéficié des héritages laissés par les Incas, les Mayas ou encore les Aztèques, et n'a donc pas dans son histoire cette tradition de l'artisanat. On trouve toutefois un peu partout des bijoux en corail, des statuettes en bois, des chapeaux de palmes tressées, des noix de coco sculptées ou encore des poupées représentant les divinités de la Santeria. Les amoureux de musiques pourront également dénicher tous les instruments de musique, véritables emblèmes du pays.

Les loisirs

Les cubains regardent très volontiers et très fréquemment la télévision et jouent aux dominos en famille ou entre voisins, en raison des transports intérieurs peu efficaces et du faible pouvoir d'achat. 

Le sport, particulièrement le base-ball, reste l'activité favorite des jeunes et les parties s'improvisent généralement dans une ruelle, un terrain vague ou un stade. Tout est prétexte pour taper la balle. 

Certains endroits attirent cependant toujours autant la population de l'île, comme par exemple la Casa de la Cultura, qui organise toutes sortes de manifestations culturelles telles que concerts, pièces de théâtre, expositions..., ou bien comme la Casa de la Trova (maison des troubadours) qui donnent lieu à des concerts traditionnels de styles différents. Ces lieux traditionnels et culturels se trouvent de coutume au coeur de la ville, à proximité des 'parques centrales. On trouve également de nombreux bars et discothèques dans toute l'île, mais la majorité d'entre eux appartiennent aux grands groupes et hôtels internationaux.

Gastronomie

La gastronomie cubaine est à l'image de la culture : c'est un métissage de saveurs africaines, espagnoles et chinoises. Elle est  épicée mais beaucoup moins pimentée que la cuisine des pays voisins. Les viandes les plus consommées sont le poulet (pollo) et le porc, accompagnées le plus souvent de riz et de haricots noirs, spécialités du pays. Pour les amateurs de cuisines traditionnelles, nous vous conseillons les tables d'hôtes ou ' Paladares ', qui proposent une cuisine typique cubaine à des prix abordables.

Quelques exemples de plats locaux
  • Congri (plat national) : oignons, riz blanc, haricots noirs et morceaux de lard, le tout frits.
  • Poulet à la criolla : sauce créole.
  • Porc asado : roti au four, parfois fumé.
  • Ajiaco : Ragoût de porc revenu dans de l'ail et de l'oignon frits.

Côté poissons, la langouste cubaine est très réputée, mais beaucoup trouveront leur bonheur avec le ' pargo ' (pagre),  le ' cherna ' (mérou), ou encore ' l'agura ' (espadon), que l'on trouve facilement dans les restaurants. De manière générale, beaucoup de plats (viande ou poisson) sont accompagnés de patates douces ou de bananes plantains frites. En revanche, Cuba n'est pas connu pour la variété de ses desserts. Hormis les glaces locales (excellentes d'ailleurs) et les fruits frais comme la papaye ou la mangue, il sera difficile de se faire plaisir en ce qui concerne le sucré.

Le rhum

La boisson cubaine de référence est certainement le rhum, qui se boit pratiquement partout et par tous, et pas toujours avec modération ! 'Boisson nationale ' depuis le 19Ëme siècle, le rhum est élaboré à partir de la canne à sucre; il est ensuite distillé une première, puis une deuxième  fois (secret pour obtenir le 'ron superior ). Cette boisson fut la fierté du peuple cubain et des colons espagnols, qui la rendirent célèbre dans toute l'Europe.

Les cocktails

Le rhum peut se boire 'sec ', mais est également la base de tous les cocktails cubains. Nous trouvons ainsi tout d'abord le 'Cuba libre' puis le légendaire 'mojito'. D'autres cocktails très réputés comme le daïquiri ou le Havana Special font également partie des chaudes nuits cubaines.

Quelques recettes
Le Mojito

C'est la boisson nationale incontournable de Cuba, noble héritage de Pirate Francis Drake.

Ingrédients : 6 cl de rhum, jus d'un citron vert,  1 cuillère à café de sucre, quelques feuilles de menthe fraîche, de l'eau gazeuse et de la glace pilée.

Ecraser les feuilles de menthe dans un mortier en y ajoutant quelques gouttes d'eau. Mettre les feuilles de menthe ainsi préparées dans le verre et ajoutez-y le citron et le sucre. Remuer. Remplir le verre à moitié de glace pilée, ajouter le rhum, mélanger. Ajouter l'eau gazeuse et décorer avec les feuilles de menthe. Servir dans un verre de type ' verre à whisky ' et décorer de feuilles de menthe fraîches.

Le Cuba Libre

C'est le cri de ralliement de l'indépendance cubaine. Cocktail apparu lors de la guerre entre les Etats-Unis et l'Espagne (1895 à 1898). On raconte que c'est un officier américain qui est à l'origine de ce breuvage. Avec ses soldats, il avait commandé dans un bar de la vieille Havane du rhum et du Coca-cola sur glace, avec un quartier de citron vert. Ils le baptisèrent Cuba Libre (prononcer Couba libré) et très vite devint populaire et fit le tour de la planète.

Mélanger 4,5 cl de rhum blanc et du Coca Cola dans un verre rempli de glaçons et décorer avec une rondelle de citron vert.

Le Daiquiri

C'est aussi le frère jumeau du Havana Special et descendant direct de la ' Canchanchara ', née dans les mines de fer de l'Oriente. C'était le cocktail préféré d'Ernest Hemingway qui pouvait en boire une douzaine d'affilée. 

Mélanger le jus d'un citron vert, du sucre (roux de préférence), du rhum blanc, quelques gouttes de marasquin et de la glace pilée dans un shaker.

 

Formalités

Entrer à Cuba  

Une assurance médicale : Depuis le 1 mai 2010 une nouvelle législation exige que les voyageurs souscrivent à une assurance maladie pour entrer sur le territoire. Vous pouvez l'obtenir en payant votre voyage par carte bleue ou en souscrivant à celle proposée par notre assureur. N'oubliez pas d'emporter le formulaire prouvant que vous êtes assuré. Demander à votre banque de vous le fournir car il vous sera exigé à votre arrivée à Cuba. 

Le passeport en cours de validité à l'aller comme au retour. Les enfants peuvent figurer sur le passeport des parents jusqu'à l'âge de 12 ans maximum. 

La carte de tourisme (formulaire obligatoire), qu'il faut acheter et remplir avant l'arrivée à Cuba, sous peine d'amende. Nous vous la fournirons sur simple demande. Son prix est de 25 € et elle est délivrée pour 1 mois.  

La réservation des deux premières nuits d'hôtel, vous devrez indiquer, sur la carte de tourisme, le nom de l'hôtel où vous dormirez les deux premières nuits. 

Le visa professionnel, obligatoire pour les séjours professionnels. Vous pourrez le demander auprès du consulat de Cuba. 

La taxe de sortie 

Attention une taxe de sortie pour votre retour vous sera exigée sur place, à l'aéroport. Elle n'est pas comprise dans le prix de votre billet d'avion. Elle est de 25 CUC par personne depuis le 1er janvier 2003 et doit être réglée en cash (distributeur bancaire à proximité). 

Prolongation de séjour ou perte 

Procédure à suivre : Se rendre au Ministère de L'intérieur et du Control des Etrangers à La Havane Calle 20 entre 3 & 5 quartier Miramar ouvert du lundi au vendredi de 8h30 à 15h. S'y présenter de préférence à l'ouverture. Apporter son passeport, visa ou la tarjeta de turismo, la réservation de l'hôtel ou un certificat officiel de la personne qui vous loge. Acheter un timbre de 25 CUC Bandec que l'on trouve dans les Bancos de Commercio y Servicios. 

Assurance 

Avant le départ, il est indispensable de souscrire à une assurance afin de couvrir les frais de rapatriement, les frais médicaux, si tout accident devait se produire durant le séjour. Si vous ne possédez pas d'assurance l'état cubain vous obligera à en souscrire une auprès d'une compagnie d'assurance locale au prix fort.  

Adresses utiles 

Office de tourisme de Cuba  
280, bd Raspail, 75014 Paris 
Tel :01 45 38 90 10
Fax : 01 45 38 99 30 
Métro et RER : Denfert Rochereau 
Horaires : 9h30 à 12h30 et 14h à 17h30 du lundi au vendredi  

Ambassade et Consulat de Cuba 
14-16, rue des Presles, 75015 Paris. 
Tel : 01 45 67 55 35 
Horaires : 9h à 12h et de 14h à 17h30 du lundi au vendredi.  

Comité de Paris de l'Association France - Cuba 
94 rue Jean Pierre Timbaud, 75011 Paris. 
Tel : 01 43 55 67 40 

Infos pratiques

Change

Le gouvernement Cubain a décidé, en Novembre 2004, de supprimer la circulation en espèces du dollar américain, qui pénalisait trop l'économie nationale. Depuis Avril 2005, la monnaie applicable dans la plupart des hotels, magasins, taxis, bars et autres restaurants est le peso convertible: le CUC. 

Il est bien plus judicieux de se munir d'euros avant de partir ! D'autant plus que l'euro est accepté dans les principaux pôles touristiques du pays dont voici la liste : Varadero, Cayo Santa Maria, Cayo Guillermo, Cayo Coco, Santa Lucia, Playa Covarrubias, Guardalavaca, Esmeralda y Pesquero, Cayo Largo del Sur. Les paiements ou retraits par carte bancaire sont quant à eux taxés de 11 à 12 %. 

Le peso cubano, divisé en centavos, n'a pas pour autant disparu, même s'il n'est utilisé que par les cubains. En janvier 2005, 1 euro correspondait à 1,31 peso cubano. Du fait de nombreux et réguliers changements à Cuba nous vous conseillons de vérifier auprès de l'office de tourisme de Cuba, avant départ, cette liste et les taux de change qui varient quotidiennement. Vous trouverez sur le net des sites spécialisés qui vous donneront le taux de change au jour le jour. 

Communication

Pour le courrier, il faut compter au moins trois semaines d'acheminement. Vous pourrez envoyer ou recevoir des fax principalement dans les hôtels. Le téléphone intérieur n'est pas très au point mais on constate beaucoup d'amélioration. Vous pouvez appeler la France en PCV (llamadas de cobro revertido) à partir de n'importe quel poste téléphonique Indicatif vers la France :119 33 + le numéro de votre correspondant sans le 0. Pour appeler Cuba depuis la France composer le 00 53 + code département + n° de tel. Préférer les cartes téléphoniques du réseau ETECSA car les appels vers la France, environ 6 CUC la minute, sont très cher.  

Coût de la vie

La vie n'est pas spécialement bon marché sur place. Tout dépendra de votre mode de vie. Si vous optez pour les très authentiques restaurants locaux, 'les paladars', compter environ 7 à 9$ pour un repas, il est certain que vous vous en tirerez mieux.  

Décalage horaire

- 6 heures par rapport à la France (GMT -5 heures) 

Douane

Les médicaments, jusqu'à 10 kilos (sauf produits vétérinaires ou à base de sang) sont autorisés. Il est interdit d'entrer à Cuba avec une somme d'argent supérieure à 5000 $ sans avoir rempli précédemment une déclaration à la douane lors de l'arrivée. Il est également interdit d'importer de la drogue, des cassettes vidéos préenregistrées ou des publications pornographiques ainsi que des denrées périssables. Seuls deux bouteilles d'alcool et une cartouche de cigarettes sont autorisées. 

D'autre part, l'introduction d'armes à feu et de munitions (pour les chasseurs), d'armes blanches, d'équipements de télécommunication, de spécimens de faune et de flore et de nourriture (fruits frais, viande et légumes) est réglementée. Enfin, les animaux de compagnie sont généralement interdits dans les hôtels, et peuvent être mis en quarantaine dès l'arrivée à Cuba. Attention bagages fouillés à l'aéroport dans les deux sens. Vérifier que vous n'emportez pas plus de 23 cigares par personne achetées légalement et que les boîtes sont estampillées avec le nouveau sceau de l'État, sinon elles vous seront confisquées. 

Électricité

Le courant généralement distribué est de 110 volts à 60 hertz notamment dans la plupart des petits hôtels. Cependant, certains hôtels récents proposent du 220 volts. Les prises sont de type américain (deux fiches parallèles plates) ; pensez donc à prendre un adaptateur. 

Essence

On en trouve sans aucune difficulté dans l'une des stations service du réseau CUPET. Il y en a environ une centaine dans le pays ouvertes 7 jours sur 7, 24 h sur 24 h et elles disposent d'une épicerie assez bien garnie. Le prix du litre est d'environ 1 CUC. 

Insécurité

Pas de problèmes particulier en matière d'insécurité ici. Il se dit qu'à Cuba, il y a plus de policiers et agents secrets que de civils dans les rues. Les femmes peuvent se promener seules la nuit ; éviter quand même les quartiers chauds de la Havane. On constate quand même quelques cas de vol à la tire, délit devenu fréquent sur la Havane et Santiago. Prendre les précautions classiques et valables dans le monde entier. Laisser passeport, argent, billet d'avion et carte de crédit dans le coffre-fort de votre hôtel. Pas d'objet de valeur en vue dans votre voiture.  

Moyens de paiement

Le peso cubain est uniquement utilisé dans les lieux et magasins destinés à la population. Dans les différents lieux touristiques ( hôtels, etc..), les prix sont toujours en CUC. Pour faire le change , vous pouvez vous adresser aux différentes banques nationales ou internationales opérant dans l'île. Les cartes de crédit MasterCard, Visa, CABAL, et BFI, sont acceptées, dans tous les hôtels, certains restaurants et dans la plupart des magasins et agences de voyage sous condition qu'elles ne soient pas émises par des banques nord-américaines. Il est également possible de les utiliser pour le règlement des locations de voiture. Les chèques de voyage ne sont pas acceptés.  

A Varadero, les billets en euros sont acceptés mais sont sujets à la variation constante du taux de change euro/dollar ce qui peux vite devenir un vrai casse-tête... Vous pouvez obtenir des pesos convertibles sur présentation de votre passeport et de votre carte bancaire auprès de nombreux guichets bancaires, notamment ceux de la BFI. Certains sont équipés de distributeurs automatiques. 

Musées

Certains sont payants. Compter environ 2 à 3 CUC. 

Photographie

Il est interdit de prendre des photos à l'intérieur des musées et dans les zones militaires. 

Poids et mesures

Le système métrique est en vigueur mais d'anciennes unités de mesure américaines ou espagnoles sont parfois utilisées. 

Quand partir?

L'idéal, c'est entre novembre et mai. Les températures sont légèrement en baisse, 25 à 27° en moyenne, mais cela reste très relatif car une pointe à plus de 30° n'estpas exclue. C'est les Caraïbes. En juillet / août il fait plus chaud et humide et les plages sont un peu plus bondées car c'est la période de vacances pour les cubains. C'est aussi une période festive avec le carnaval de la Havane et de Santiago. Éviter octobre car c'est l'époque des cyclones.  

Taxis

Il existe plusieurs sociétés de taxis à La Havane et en province : Panataxi, Turistaxi, OK Taxi et Transgaviota, qui mettent à votre disposition un service rapide et varié. On en trouve assez facilement. Ils sont équipés d'un taximètre et les courses restent bon marché car il n'y a pas trop d'embouteillage sur place : la traversée de la capitale coûte en moyenne dix dollars. Certains disposent de la climatisation. 

Le Bus Turístico Vaivén

Permet, pour 4 dollars par personne et pour la journée, de découvrir La Havane d'est en ouest, et vice versa, avec un guide en plus. Il circule de 9:00 h à 21:40. Départ toutes les 50 minutes. 23 arrêts en chemin.  

Attention à ne pas emprunter les taxis réservés uniquement aux cubains. Ils sont reconnaissables à leur vétusté. Ils fonctionnent comme les bus, acceptant plusieurs personnes à la fois et observant plusieurs arrêts. Strictement interdit et en cas d'infraction, les chauffeurs encourent de grosses amendes et parfois même plus. 

Visa

Pour un séjour de 30 jours maximum, nous sommes en mesure de vous délivrer une carte de tourisme (25 €), qui peut être prorogée sous réserve de l'accord des services cubains d'immigration. Elle est utilisable dans les mois après sa date de délivrance. Compter une carte de tourisme par personne y compris pour les enfant et les bébés. Le visa est en revanche obligatoire pour les voyages professionnels ou si vous souhaitez loger chez des Cubains. 

Si vous ne souhaitez aucun tampon sur votre passeport (résidents nord-américain ou voyageurs fréquents vers les Etats-Unis), vous pouvez le signaler aux autorités qui vous rendrons ce service. 

Transports intérieurs 

Les avions
Cuba possède onze aéroports internationaux répartis sur tout le territoire, desservis par quelques 50 compagnies aériennes de 28 pays différents.
Les trains
Le réseau ferroviaire dessert toute l'île, certes, mais la ponctualité, la vitesse et le confort ne sont pas les atouts majeurs de ce moyen de transport néanmoins pittoresque et bon marché.
Le ferry
C'est le meilleur moyen d'atteindre l'île de la Juventud en partant de La Havane. Le trajet dure en moyenne 6 heures et le ferry peut contenir jusqu'à 2000 personnes.
Les bus urbains
Appelés 'guagua', les bus de La Havane sont aussi très pittoresques ;ils sont la plupart du temps bondés, n'indiquent pas toujours les différents arrêts, et sont loin d'être ponctuels. En outre, on retrouve également les 'buses especiales' caractérisés par des horaires et destinations incertaines, ou encore les 'camelos', énormes bus, dont les formes rappellent celles des chameaux. Ils sont généralement bondés, les gens sont entassés et, comme il se dit à La Havane, 'ça rapproche le peuple cubain !'.
Les bus interurbains
Ces bus relient les principales villes, ainsi que de nombreux villages, de toutes les provinces cubaines. Ils sont relativement rapides, fréquents, bon marché.     
Les taxis
Pour les touristes présents dans les villes principales, ces taxis sont reconnaissables à leur inscription 'turismo' et payables en dollars. Ils sont très présents aux abords des hôtels. Pour les Cubains, ils sont noirs et jaunes, payables et négociables en pesos.
Les taxis particuliers
voitures particulières reconnaissables à leur affiche 'taxi' confectionnée à la main, ces taxis (légaux) ne sont pas autorisés à prendre des touristes, même si beaucoup le font. 
Les taxis 'clandestins'
Ceux-ci sont illégaux mais très nombreux, et proposent des tarifs inférieurs à ceux des autres taxis. Il convient cependant de négocier le prix avant le départ pour éviter les arnaques, malheureusement fréquentes.
Les 'boteros'
Autre forme de taxis clandestins, les boteros sont utilisés pour se déplacer d'une ville à une autre, à des prix convenables mais il est toutefois préférable de remplir la voiture (3 ou 4 personnes) afin de partager les frais. Ces taxis sont généralement empruntés par les cubains.
Les 'bicy-taxis'
Ce sont des bicyclettes aménagées pour transporter une à deux personnes, idéales pour les petits trajets et très folkloriques. Le prix se négocie avant le départ.
La location de voiture
Nous vous fournirons la location de voiture sur simple demande. Sur place, il est possible de trouver des voitures à la location dans les principales villes, dans les différentes agences locales. Les prix y sont toutefois assez élevés. Concernant le réseau routier, il n'y a qu'une seule autoroute (autopista) : la 'Ocho VÌas', qui traverse le pays d'est en ouest. Le réseau est assez bien développé, mais quelques routes ne sont pas très bien entretenues. Il s'étend sur 1120 km et relie Pinar del Rio à Guantanamo. Le souci majeur est d'éviter les nombreux obstacles présents sur les routes : vélos, charrettes, animaux de toutes sortes...
L'auto-stop
La 'botella' (bouteille) est très fréquente dans le pays. Tous les cubains la pratiquent, il vous faudra donc rivaliser avec les autochtones ; cela dit, le stop reste le moyen le plus rapide et le moins coûteux pour se déplacer.
Les vélos
Ils sont très nombreux sur l'île, surtout depuis la crise économique (periodo especial) et la pénurie d'essence qui s'en est suivie, et reste un moyen de locomotion rapide et pratique pour les petits trajets. Vous pourrez en trouver à la location directement chez les particuliers. 
Les camions
Ce transport collectif est fréquemment utilisé par les cubains et il est très économique (seulement quelques pesos). Certains camions transportent jusqu'à 30 personnes en même temps.
Les calèches
Sûrement le moyen de transport le plus pittoresque pour découvrir la vieille Havane, à des prix abordables (3 CUC par personne).
 

Population

La population de Cuba est estimée à environ 11 millions d'habitants, composée majoritairement de métis (51%). Ce métissage provient de diverses origines, du fait de la colonisation espagnole mais aussi de l'importation des esclaves noirs. On retrouve ainsi également une population de blancs (35%), de noirs (15%) et d'asiatiques (2%). Il n'y a pas de discrimination raciale flagrante.

L'hospitalité de ces gens, l'extraversion et l'influence musicale dont bénéficient les Cubains, ainsi qu'un désir constant de joie et de bonne humeur, caractérisent l'immense population de l'île. Les deux tiers des cubains vivent en milieu urbain, dont 2 millions environ vivent à la Havane. La moyenne d'âge est approximativement de 30 ans et l'espérance de vie atteint 73 ans chez les hommes et 75 ans chez les femmes. 

Langues 

L'espagnol est la langue officielle de Cuba, parlée par plus de 90 % de la population. Cependant, comme dans de nombreux pays d'Amérique Latine, certains vocabulaires et de nombreuses expressions ont une origine africaine ou amérindienne. 

D'autres locuteurs parlent aussi des langues immigrantes, généralement le chinois, le portugais, le créole, etc. On parle toutefois un peu le français mais l'anglais reste majoritaire dans les principaux lieux touristiques comme dans la plupart des établissements hôteliers.

Religion

Le régime communiste et révolutionnaire de Castro s'est toujours caractérisé par sa laïcité et parfois même par son aspect antireligieux. Toute instruction religieuse était illicite, excepté dans les lieux de culte. De nos jours, la liberté de culte est assurée et toutes les religions sont autorisées (hormis les témoins de Jéhovah). 

L'abondance d'églises ainsi que leurs aspects architecturaux riches et variés contribuent au retour des pratiques religieuses. Le catholicisme (introduit par les Espagnols) reste la religion dominante sur l'île, même s'il n'est pas pratiqué avec ardeur.

Le protestantisme compte environ 100 000 adeptes et la communauté juive seulement quelques milliers. La santeria, pratique religieuse spécifiquement afro-cubaine, est un 'métissage' entre le catholicisme et la religion des Yorubas, qui constituaient la majeure partie des esclaves acheminés vers Cuba (provenant du Nigeria, du Cameroun et du Dahomey). Cette religion se compose essentiellement de cérémonies d'initiations destinées à la sacralisation de saints (appelés Orishas), où foisonnent prières, rituels et sacrifices d'animaux très pittoresques. La santeria est comparable au vaudou haïtien, au candomblé et à l'umbanda brésiliens.

 

 

CAMAGUEY


Cette province de 16 000 Km2, la plus vaste du pays, se compose de 13 communes : Camagüey (capitale), Céspedes, Cubitas, Florida, Esmeralda, Guáimaro, Minas, Jimaguay

En plein centre de la région homonyme, la ville de Camagüey, fondée en 1514, possède le centre historique le plus vaste du pays (313 hectares), classé Monument National. Ses caractéristiques et son architecture hispano-arabes sont très bien entretenues, les églises et les places, débordantes de charme, y sont très nombreuses. Aussi bien surnommée 'ville des églises' (on en compte 9) que ville des ' tinajones', à cause des grands grandes jarres de terre cuite (jusqu'à 2 mètres de haut et 3 à 4 mètres de circonférence), qui une fois enterrées, servent principalement à récupérer la pluie et la garder au frais.

A voir, à faire 
  • Maison natale d'Ignazio Agramonte, e/ Independencia y Agramonte : Agramonte fut un chef indépendantiste illustre. Ce musée est à visiter notamment pour son histoire rocambolesque (du musée lui-même), faite de rebondissements, sur fond de lutte pour le contrôle de Cuba.
  • La plaza San Juan de Dios, au sud de la ville près de la carretera central : architecture coloniale, l'une des plus belles églises de Camagüey.
  • La cathédrale, parque Ignacio Agramonte : ses trois nefs doivent aujourd'hui avoir été entièrement remises à neuf.
  • Galerie d'art la 'Oveja negra', calle Luaces n°153 : exposition d'oeuvres d'époques variées.
  • Musée provincial Ignacio Agramonte, avenida de los Martires n°2 y calle Ignacio Sanchez : ce musée retrace toute l'histoire de la ville et de sa province.

Sierra de cubitas

Ce parc naturel autrefois habité par les indigènes est situé à une trentaine de kilomètres de Camagüey. L'originalité de ce parc vient de ses grottes et notamment celle de Munoz, la plus connue, dont les parois sont recouvertes de dessins indios, représentant les conquistadores Espagnols.

Playa Santa Lucía

Une des plus grandes formations coralliennes du monde protège cette plage idyllique de 21 Km, située au nord de la région, près des îles des ' Jardines del Rey '; elle est le principal attrait touristique de cette province.

Les sports nautiques et les loisirs de pleine nature y sont praticables un peu partout, vous pourrez ainsi découvrir de nombreuses d'épaves d'embarcations échouées sur la barrière de corail.

Lagune El Real (le royal) 

Lagune cernée par des arbres qui délimitent la longue dune de la plage Santa Lucía. Lieu de vol de flamants et d'autres oiseaux aquatiques.

Cayo Sabinal

Les cayos du nord de Camagüey sont les plus étendus de tout l'archipel cubain, où l'intimité des plages Bonita, Los Pinos, et Brava s'ornent du chant des oiseaux et des courses de cerfs à travers la végétation.

Archipel des 'Jardinos de la Reina' 

Situés sur la côte Sud de l'île, ces ' jardins de la reine ' offrent un système insulaire formé par plus de 2500 îles et îlots qui s'étendent sur 465 Km entre la baie de Nuevita et l'extrémité de la péninsule de Hicacos, délimités par une barrière de corail qui vaut bien le détour...

Cayo Coco 

Située en plein archipel des ' Jardinos del Rey ', cette petite île de 370 km2 présente encore une nature vierge, malgré son ouverture récente à l'activité touristique. Ses 22 Km de plages de sable blanc et fin accueillent souvent des colonies de flamants roses (on en a compté plus de 30000 dans le sud !), des mammifères et autres sortes d'oiseaux. Ses eaux sont également d'une couleur magnifique allant du bleu au turquoise, se mariant parfaitement avec la verdure abondante, faisant de cet endroit un des plus beaux lieux du pays.

Cayo Guillermo 

Relié à Cayo Coco par une petite route enrochée dans la mer, cet îlot de 14 Km2 (mais avec 5 Kms de plage) est un vrai petit paradis exotique avec des dunes pouvant aller jusqu'à 16 mètres, immortalisé par la grand écrivain Ernest Hemingway dans son livre Islas en el golfo.


CIEGO DE AVILA 


Nichée entre la région de Sancti Spíritus à l'Ouest et la région de Camagüey à l'Est, la province de Ciego de Avila compte 400 000 habitants pour une superficie de 7000 Km2 et est divisée en 10 communes : Ciego de Avila (capitale), Morón, Majagua, Chambras, Bolivia, Florencia, Primero de Enero, Venezuela, Baraguá et Ciro Redondo. 

C'est dans cette région où l'on produit le plus grand nombre d'ananas du pays, et la pêche y est très pratiquée. Ses splendides cayos, dont le plus célèbre est le Cayo Coco, en font une destination très réputée.

Fondée en 1840, la ville de Ciego de Avila est marquée par le nombre de constructions avec de longues vérandas, des colonnes néoclassiques et des tuiles typiques du pays. On y trouve aussi beaucoup d'endroits intéressants tels que l'un des meilleurs théâtres de l'île (pour son acoustique), le Théâtre Principal, achevé en 1927.

De même, l'église San Eugenio de la Palma,  patron de la ville; la Maison de la Culture et la Galerie d'Art; la ferme Finca Oasis ou le centre de plantes biologiques, inscrit dans l'Institut Supérieur Agricole de Ciego de Avila, sont des agréments dans une province riche en traditions culturelles.

A voir, à faire 
  • Musée provincial de Ciego de Avila, calle José A. Echevarria n°25 : Pour connaître l'histoire de la province, depuis les indigènes jusqu'à la période moderne.
  • Galeria de Arte Provincial, calle Independencia e/ Maceo y Honorato del Castillo : Un petit aperçu de l'art que l'on rencontre dans la région.
  • Parque Martí, proche de la mairie : Statue du Héros national.
  • La Trocha : Petites bases militaires construites par les espagnols au début du XIXe siècle.

Morón

La ville de Morón, connue sous le nom de La Ciudad del Gallo (la ville du coq), se trouve à 36 Km du chef-lieu de province, non loin des Jardines del Rey, au Nord. Elle possède dans son centre quelques édifices d'une haute valeur architecturale à vocation culturelle, comme le Museo Principal, la Casa de la Cultura, la Casa de la Trova...

Fêtes et traditions à Morón
  • Le Carnaval Acuático : tous les ans au mois d'août, se déroule le carnaval, animé par des groupes musicaux, sur l'embarcadère du canal qui donne accès à la Laguna de la Leche.


CIENFUEGOS


La province de Cienfuegos compte près de 390 000 habitants et s'étend sur 4177 Km². Les régions limitrophes sont celles de Matanzas à l'Ouest, Villa Clara au Nord-Est et Sancti Spíritus au Sud-Est. Elle est baignée par la mer des Caraïbes au Sud. La plus grande partie du territoire est occupée par la Sierra del Escambray, où culmine le Pic de San Juan à 1140 mètres. 

La province se compose de huit communes : Cienfuegos (capitale), Palmira, Lajas, Rodas, Cumanayagua, Cruces, Aguada de Pasajeros, et Abreus.

La particularité de la ville de Cienfuegos est son immense baie de près de 90 Km, la plus profonde du pays. Découverte par Christophe Colomb en 1494, elle portait le nom de  'grand port de l'Amérique'. La ville, qui compte 150 000 habitants, est actuellement le troisième port du pays.

Surnommée 'la Perla del Sur', la ville fut fondée par des colons français en 1819 et garde une légère influence néo-classique ; ses rues sont particulièrement rectilignes, et le charme de son centre historique lui a valu d'être déclaré Monument Historique. Elle fut baptisée Cienfuegos en l'honneur du Capitaine José Cienfuegos y Jovellanos, qui participa à sa fondation. 

Ville propice à la détente et aux promenades, vous pourrez ainsi découvrir de nombreux édifices comme la cathédrale de la Purisima Concepción, qui possède des vitraux provenant de France et considérés comme les plus beaux de l'île, le Parque José Martí, au coeur de la cité, la Maison de D'Clouet, fondateur de la ville, ou encore le Palacio de Valle. A voir également le quartier de la Punta Gorda, longue et étroite bande de terre sur la péninsule de la baie, connue aussi sous le nom de Prado.

A voir, à faire 
  • L'arc de triomphe : Le seul de l'île, érigé par les ouvriers locaux en 1902.
  • Le théâtre Tomas Terry, calle 25 y avenida 56 : Construit à la fin du XIXe siècle par un richissime vénézuélien qui lui a donné son nom, ce théâtre qui pouvait autrefois accueillir un millier de spectateur, se visite aujourd'hui pour 1CUC environ. Fresques non dénuées de fantaisie et style pseudo-milanais au rendez-vous.
  • Parque José Marti, avenida 56 y calle 29 : Centre du quartier de Pueblo Nuevo, entouré par la mer. Depuis sa rosace centrale jusqu'à la cathédrale de la Purisima Concepcion, en passant par le Palacio Ferrer, il serait dommage de ne pas flâner quelques heures au milieu de ses bâtisses qui n'ont rien à envier à celles de La Havane.
  • El Prado, 4 km : Un des plus longs paseos de Cuba. Animation, vue sur la mer et architecture coloniale : déception impossible !
  • Le sud historique, la Punta Gorda : Au bout du Prado, qui devient parfois Malecon, la pointe de la Gorda se visite surtout pour ses bâtiments kitschs, tels la Palacio del Valle, qui combine des influences hétéroclites et souvent peu conciliables. A côté, se trouve l'hôtel Jagua, propriété de Batista et lieu de rencontre des mafieux locaux.
​Loisirs 
Pour acheter rhum, cigares, café et marques prestigieuses : Magasins Universo El Embajador, calle 33 esq. a 54, Cienfuegos.
Fêtes et traditions 
  • Le 5 Septembre : anniversaire du soulèvement des marins de la base navale de Cienfuegos contre le dictateur Batista en 1957.
  • Le Festival International de Musique Benny Moré : tous les deux ans en Août, en l'honneur du plus grand ' sonero ' de Cuba, né dans la région.
  • La fête de la crevette (camarón) : c'est le plat typique de la région, que l'on célèbre au mois d'Avril.
  • La Fondation de la ville : tous les ans le 22 Avril, les festivités durent plusieurs jours.
  • Le 8 Décembre : fête religieuse en l'honneur de la Purisima Concepción, patronne de la ville.

Jardín Botánico

Situé à 18 Km de Cienfuegos, sur la route de Trinidad, ce jardin de 92 hectares est le plus vieux de l'île et pour certain le plus beau du monde. Il a été crée par un riche sucrier Américain Edwin F Atkins et comporte environ 1400 espèces de plantes, avec entres autres des bambous, des orchidées, des ficus, des palmiers et 23 types de mariposas (fleur nationale). Il est préférable de le visiter avec un guide.

El Castillo de Jagua

Quelques minutes de trajet en bateau sont nécessaires pour atteindre le château, édifié en 1745 par les espagnols pour se défendre des pirates. La forteresse conserve toujours son pont-levis, sa tour de guet, ses cachots, son clocher... et la légende du fantôme de la Dame Bleue !

La Cuerva Martín Infierno

Cette grotte possède la plus grande stalagmite d'Amérique Latine (67 mètres de hauteur).


GRANMA 


C'est une province de 8372 Km2 dans le sud-est du pays, peuplée de 830 000 habitants et composée de 13 communes : Bayamo (capitale), Bartolomé Masó, Buey Arriba, Campechuela, Cauto-Cristo, Guisa, Jiguaní, Manzanillo, Media-Luna, Niquero, Pilon, Río Cauto et Yara.

La région doit son nom au yacht Granma, utilisé par Fidel Castro et ses hommes lors du débarquement en 1956 au pied de la Sierra Maestra, la plus grande chaîne de montagnes de l'île, qui occupe les trois quarts de la région. Celle-ci est également traversée par le Río Cauto, la plus grande rivière du pays, près de laquelle mourut José Martí.

La capitale de province, la ville de Bayamo, est classée monument national, du fait de sa richesse historique et culturelle, et fut la deuxième ville du pays à être fondée par les espagnols, en 1513. Bayamo peut se parcourir en calèches (nous vous le conseillons!), son principal moyen de transport. Dans son centre historique, on trouve la place où l'Hymne National fut chanté pour la première fois (le 20 octobre 1868), la Plaza de la Revolución, ainsi que la Maison de la Nationalité Cubaine et l'église paroissiale de San Salvador de Bayamo. Cette dernière conserve la seule fresque à motif patriotique existant dans une église cubaine.

A voir, à faire 
  • Cathédrale San Salvador, plaza del Himno : Elle date de 1766 et fut l'endroit où résonna pour la première fois l'hymne cubain.
  • Plaza de la Revolución : Terre plein, statue de Carlos Manuel Cespedes, père de la patrie et Pedro Figueredo, auteur de l'hymne national. On y trouve la maison natale de Cespedes.
  • Museo provincial de Granma, plaza de la Revolución.

Manzanillo

La ville de Manzanillo est le principal port de pêche de la province à l'ouest de Bayamo, Manzanillo est considérée, non sans fierté, comme la ville qui a vu naître le ' son '.

Sierra Maestra

Cette chaîne montagneuse où culmine le pic Turquino ( 1947 mètres ) offre de somptueux paysages, qui varient entre torrents, marécages, roches sombres et sinueuses, qui s'enfoncent dans la mer et qui laissent apparaître ici et là de petites plages désertiques à l'abri des regards... Une route reliant Santiago à Manzanillo sur le versant ouest de la Sierra offre un spectacle hors du commun.

La Sierra accueille également le siège de ' La Comandancia ', établie par l'armée rebelle de Fidel après le débarquement du Granma. 

Dans le Grand Parc National Sierra Maestra (527 000 hectares), on trouve le principal pôle touristique de la province de Granma: la plage Marea del Portillo. Celle-ci possède des eaux de couleur turquoise, tranquilles et propres. Elle se trouve dans une anse qui doit sa beauté à la protection des montagnes de la Sierra, aux cocotiers et aux palmiers. 

Municipalité de Jiguani

A 50 Km au Nord de Bayamo, ce site est tristement célèbre pour les cubains, puisque c'est ici que José Marti, héros national, fut tué en mai 1895. Un obélisque y a été érigé pour lui rendre hommage.

Le Parc Desembarco del Granma

Ce parc classé au patrimoine de l'UNESCO est situé à quelques kilomètres de Niquero. Vous pourrez admirer une faune typique et varié, des grottes, une succession de terrasses en argile mais surtout les falaises les plus impressionnantes et les plus intactes des côtes Américaines de l'atlantique.


GUANTANAMO 


C'est la plus orientale des provinces cubaines, avec une superficie de 6186 Km2 et une population de 510 960 habitants, divisée en 10 communes qui sont : Guantánamo (capitale), Baracoa, Jamaica, El Salvador, Imías, Maisí, Manuel Tames, Niceto Pérez, San Antonio del Sur, et Yateras. Elle est baignée au sud par la mer des Caraïbes, et s'ouvre à l'est sur le passage des vents, qui la sépare d'Haïti.

C'est la province la plus montagneuse du pays puisque la Sierra Maestra et le massif Sagua-Baracao occupent 75% du territoire. On trouve également de nombreuses zones semi désertiques, qui mènent peu à peu vers le secteur où est implantée (illégalement) la célèbre base américaine.

La ville de Guantanamo, capitale devenue célèbre grâce à la base militaire américaine, mais aussi pour la très populaire chanson Guajira Guantanamera, que vous entendrez partout sur l'île. La base qui surplombe la baie du même nom est bien sûr impénétrable, mais vous pourrez accéder toutefois au Mirador de Melones, haut de 320 mètres, d'où l'on peut voir la frontière qui délimite le territoire cubain et américain ; la vue est spectaculaire.

Guantánamo, fondée au début du XIXe siècle par des français fuyant la rébellion des esclaves à Haïti, a su conserver ses vestiges architecturaux d'influence française, ce qui se révèle être le principal atout dont la ville peut se targuer.

Baracoa

La ville de Baracoa, originairement appelée Nuestra Señora de la Asunción de Baracoa, fut la première ville et première capitale de Cuba lorsqu'elle fut fondée en 1512 avant que ce privilège ne revienne à Santiago puis à La Havane. Son centre ville est très pittoresque, avec ses nombreuses galeries d'art, et les environs de la ville, composés de forêts boisées, de plages semi désertiques et de sa baie, qui sont restés semblables à ce que découvrit l'Amiral Christophe Colomb en 1492.

A voir, à faire 
  • Le fort Matachin : Au sud-est sur le Malécon, peut-être le plus beau et sûrement le mieux conservé de Baracoa. Le Musée municipal d'Histoire se trouve dans le fort. Bon témoignage de la culture indienne Taïno.
  • Le fort de la Punta : Il donne sur la baie de Baracoa, victime d'attaques à répétition par les pirates. Spectacles de cabaret et restauration.
  • L'hôtel La Rusa : Ce lieu culte de Baracoa a une histoire particulière: la tenancière, une émigrée russe fuyant les bolcheviks y a accueilli les barbudos à de nombreuses reprises lors de la guérilla. Si l'histoire vous intéresse, vous pouvez aussi voir la maison-musée de René Fromenta, qui n'est autre que celle de son fils, artiste-peintre. En plus des objets d'époque, le propriétaire des lieux pourra vous donner quantité de renseignements sur la ville de Baracoa.
  • La Cathédrale Nuestra Señora de Asuncíon : Entièrement refaite au début du XIXËme, elle abrite tout de même le plus vieux symbole chrétien des Amériques, la Cruz de la Paara, érigée apparemment par Christophe Colomb lors de son arrivée sur le continent.
  • La forêt de Baracoa : Baracoa bénéficie d'un micro Climat qui lui confère une végétation digne de celle de l'amazonie.  Montagnes et cours d'eaux composent ce magnifique cadre naturel enrichi d'éléments à caractères historiques et culturels.

​Canon del Rio Yumuri

Située à quelques kilomètres de Baracoa, cette zone de creusements archéologiques offre la possibilité d'admirer bon nombre de peintures rupestres.


HOLGUIN 


La région de Holguín, baignée au nord par l'Atlantique et entourée des régions de Granma et Santiago de Cuba au sud, de Las Tunas à l'ouest et Guantánamo à l'est, peuplée de plus d'un million d'habitants et d'une superficie de 9300 Km, se compose de 14 communes.

La ville de Holguin fut fondée en 1525, la ville compte près de 250 000 habitants. Ses nombreux espaces verts, ainsi que la colline de la Loma de la Cruz qui la surplombe, lui ont valu le surnom de 'ville des parcs'. Deux édifices religieux, les églises de San Isidoro et San José, possèdent une très belle architecture dans cette ville qui compte l'un des musées d'histoire naturelle les plus complets du pays et un centre de suivi aux toxicomanes, El Quinqué, le seul dans son genre dans le pays.

A voir, à faire 
  • Le Musée historique provincial, calle Frexes n°198 : Bonne documentation sur les peuplades pré-colombiennes.
  • La fabrique de poupées folkloriques Yorubas : Initiation intéressante au syncrétisme et à l'art afro-cubain.
  • Le Musée Calixto Garcia, calle Miro n°147 : Pour faire connaissance avec le héros régional de l'indépendance cubaine au XIXe.
  • Le Musée d'histoire naturelle, calle Maceo n°129 : Plus de 7000 spécimens de la faune et de la flore Caribéennes y sont conservés.
  • Le Mirador de Mayabe, à 8 km à l'est de la ville : Depuis ce point de vue, vous aurez un panorama fantastique sur la ville ainsi que sur le val de Mayabe, où pousse une jolie forêt de palmes royales. Cette vallée est également très réputée pour ses cultures de fruits tropicaux.
  • Le Mirador de la Loma de la Cruz, à 3 Km de la ville: On y mange, on s'y repose. On peut aussi y venir en voiture.
  • L'église cathédrale San Isidoro, en face du Parque de las Flores : Style rappelant l'art mauresque, cette église datée de 1720 a aussi l'intérêt d'avoir été récemment rénovée.

Guardalavaca

La ville de Guardalavaca est située à 50 Km au nord de Holguin. Elle possède une plage admirable qui ressemble un peu à celle de Santa Lucia : une eau somptueusement turquoise, limitée par un long récif de corail, et une végétation tropicale abondante.

Gibara

La ville de Gibara est une petite bourgade au nord de Holguin, elle se distingue des autres villes et villages cubains par ses trois places bordées d'arbres, d'allées et de bancs où l'on peut faire de belles promenades, rafraîchis par une brise souvent présente. Appelée aussi ' Villa Blanca', la petite ville est un endroit à connaître car on y trouve également des ruines de grande valeur : celles du Cuartelón et de la Bateria de Fernando VII. Les musées d'Histoire et de Sciences naturelles valent également le coup d'oeil.

Mayari

La ville de Mayari a été fondée en 1757, c'est la deuxième ville la plus ancienne de la province. Le centre historique remonte à l'époque coloniale. A coté, les farallones de Seboruco, site archéologique situé dans une grotte remontant à l'époque des Indios Tainos. Aussi, une balade est possible dans une forêt de pinède à presque 1000 mètres d'altitudes.

A 120 Km à l'est de Holguin et à 180 Km au nord de Santiago, Cayo Saetia est une petite île de 42 Km2 offre une nature vierge restée intacte depuis des décennies. Elle abrite de nombreuses espèces animales venues de tous horizons, cachées parmi les bois qui recouvrent près de 65% du cayo. On y trouve aussi de très belles plages désertes, parfaites pour des personnes qui cherchent un peu d'intimité...


LA HAVANE 


La Ciudad de la Habana, officiellement fondée en 1514, est une ville région, capitale de Cuba, et certainement la perle des capitales du Nouveau Monde. C'est une ville côtière située à 180 km au sud de la Floride, au carrefour entre la mer des Caraïbes, le golfe du Mexique et l'océan Atlantique. Ville la plus peuplée de Cuba, elle compte plus de 2 500 000 habitants. 

La mer est la raison d'être de La Havane et de sa naissance  ; toutes les rues mènent à elle ou se situent par rapport à elle, longée par une promenade longue de huit kilomètres, d'où vous pourrez admirer un splendide coucher de soleil tropical. Comme disent tous les Havanais : 'Cuba, c'est la Havane. Le reste est son décor '.

A voir, à faire 
  • Rues, palais et couvent de la Vieille-Havane : Les rues de la vieille Havane possèdent une riche histoire : depuis la fondation de la ville en 1519 par Diego Velazquez jusqu'à sa déclaration par l'Unesco comme Patrimoine de l'humanité en 1982, bien des événements s'y sont déroulés et bien des personnalités y sont passées. On y remarquera les nombreuses constructions coloniales en bon état de conservation s'étalant du XVIe au XIXe siècle, dont un grand nombre sont devenues maintenant des musées qui abritent une partie de l'histoire cubaine.​
  • Place de la Révolution : Construite dans les années 50 comme Place civile, elle changea de nom après la victoire révolutionnaire de 1959, quand elle devint le centre de grandes manifestations populaires de soutien à la Révolution et le théâtre d'événements capitaux, d'où sa marque d'histoire. Derrière le Mémorial José Martí, s'élèvent le Palais de la Révolution, siège des Conseils d'Etat et des ministres, et du Comité central du Parti communiste. Tout autour, la Bibliothèque nationale José Martí, le ministère de l'Intérieur, le Théâtre national, puis le ministère des Forces armées révolutionnaires, le ministère des Communications, la gare routière interprovinciale et la salle omnisports Ramón Fonst.
  • Place de la Cathédrale : Les jésuites en commencèrent la construction en 1748 mais ne purent la conclure à cause de leur expulsion du pays en 1767 par décret de la couronne. Les travaux ne reprirent que dix ans plus tard sur ordre des autorités ecclésiastiques qui l'élevèrent au rang de cathédrale en 1788. Un bel exemple de baroque cubain, comme le montrent la façade concave et les colonnes qui en suivent la courbe.
  • Place d'Armes : Une fois la baie de Carenas choisie comme troisième et définitif emplacement de San Cristobal de la Habana, il fallut délimiter une place comme centre des premières constructions. Quadrilatère aux dimensions irrégulières, la place d'Armes est aujourd'hui flanquée de beaux édifices coloniaux, et ornée d'arbres, de fontaines, de bancs de pierre et de réverbères, avec, au centre, une statue de Carlos Manuel de Céspedes, qui lança la première guerre d'Indépendance.
  • Museo de la ciudad : Situé dans ce qui était l'enceinte des Capitaines Généraux de l'Ile à l'époque de la colonisation, il possède des collections qui forment le panorama historique de la ville depuis sa fondation. Les salles plus importantes sont consacrées aux guerres cubaines pour l'indépendance nationale.
  • Museo de arte colonial : Dans un immeuble construit vers 1720, premier de cette plaza dans le style seigneurial du XVIIIe siècle, des salles et chambres d'époque où sont exhibés d'importants exemples de la décoration et du mobilier des grandes demeures coloniales de La Havane aux 18e et 19e siècles.
  • Museo de la revolución : Situé dans l'ancien Palais présidentiel, il expose un échantillon d'objets de grande signification historique de la guerre révolutionnaire et des titres de libération nationale. Dans ses espaces extérieurs, on trouve le Granma, bateau utilisé par Fidel Castro et 80 combattants, lors de leur retour à Cuba après leur exil au Mexique.
  • La Forteresse de la Cabaña : La forteresse San Carlos de la Cabaña, ainsi nommée en l'honneur de Charles III, fut érigée à l'ouest du chenal d'entrée de la baie pour protéger le point le plus stratégique et le plus vulnérable de la ville. On la considère comme la plus formidable des forteresses construites par l'Espagne dans le Nouveau Monde. Du point de vue architectural, sa porte extérieure et la façade de la chapelle, attribuée à Pedro de Medina, sont très appréciables.
  • Forteresse de l'Eperon rocheux : L'architecte italien Giovanni Batista Antonelli fut chargé de la construction du système défensif de La Havane, dont la forteresse des Trois-Rois-de-l'Eperon rocheux, sur le bord Est de la baie. Polygone irrégulier s'adaptant aux formes de l'Èperon rocheux où il est bâti, il est devenu, de pair avec la forteresse de la Cabane, un complexe d'une grande richesse.
  • Front de mer (Malecón) : S'étalant sur le littoral nord, le front de mer s'étend du port à l'embouchure de l'Almendares et constitue l'un des endroits les plus fréquentés de la ville, surtout au coucher du soleil et au moment des fêtes
  • Parc Lénine : Un espace vert de 6 km² offre un refuge de nature à la ville. Le visiteur y trouvera des possibilités de culture (dont la galerie Amelia Pelez et l'amphithéâtre naturel), de loisirs (le rodéo et le grand parc d'attractions), de restauration (dont le restaurant Las Ruinas), etc.
  • Jardin botanique : Tout proche du parc Lénine et aussi étendu, il offre les plus beaux spécimens de flore  d'Amérique, d'Asie, d'Afrique et d'Océanie. On trouvera notamment une superbe collection d'orchidées (plus de 500 espèces) et de cactées (plus de 1 000)
  • Plages de Santa María del Mar (Playas del Este) : A l'est de La Havane, une série de sept plages (Bacuranao, Mégano, Boca Ciega, Santa María, Guanabo, Jibacoa, et Trópico ou Arroyo Bermejo) se disputent la préférence des Havanais et de quelques touristes.
  • Plage El Salado : Située à l'ouest de La Havane, à seulement vingt-cinq minutes par la Route panaméricaine, elle offre une ambiance propice à la pratique des sports nautiques.
  • Escaliers de Jaruco : Situé à l'est de La Havane-province, parmi des hauteurs formant des terrasses calcaires et des plaines, avec de nombreuses grottes (dont celle d'Aguirre) et des observatoires d'oiseaux migratoires et endémiques.


LAS TUNAS 


D'une superficie de 6584 Km2 et peuplée de près de 530 000 habitants, la région de Las Tunas se compose de 8 communes : Las Tunas (capitale), Manatí, Jobabo, Jesús Menéndes, Puerto Padre, Amancio Rodriguez, Colombia et Majibacoa. Ses régions frontalières sont celles de Camagüey à l'ouest, Holguín à l'est, Granma au sud. 

Le long de ses 250 Km de côtes irrégulières, partagées entre le nord et le sud de la région, Las Tunas offre pas moins de 35 plages totalement vierges.

La ville de Tunas a été fondée en 1759 et est considérée aujourd'hui comme la capitale de la sculpture de Cuba, puisqu'elle offre environ 70 monuments et sculptures, comme la fontaine des Antilles ou le Don Quichotte de la Manche.

Fêtes et traditions 
Les nuits Cucalambeanas rendent hommage tous les ans au célèbre poète local Juan Nápoles Fajardo, dit « El Cucalambé ».


MATANZAS 


La province de Matanzas, fondée en 1693, compte près de 654 000 habitants pour une superficie de 11 978 Km2. Elle est bordée à l'Ouest par la province de La Havane, à l'Est par celles de Cienfuegos et de Villa Clara, au Nord par le détroit de Floride et au Sud par la mer des Caraïbes.Cette province au riche passé colonial offre une succession de paysages et de sites à découvrir absolument : plages somptueuses, marécages envahis par les crocodiles, lagunes immenses... 

Elle est divisée en 14 communes : Matanzas (capitale), Varadero, Jovellanos, Calimete, Colón, Perico, Union de Reyes, Los Arabos, Cardenas, Jagüey Grande, Cienaga de Zapata, Pedro Bétancourt, Martí et enfin Limonar.

La ville de Matanzas fut fondée en 1693, elle compte aujourd'hui 110 000 habitants. Surnommée  'la ville des deux fleuves' (le Yumurí et le Canimar) ou ' l'Athènes de Cuba', la nature et l'architecture s'y marient parfaitement. De nombreux édifices sont à visiter, comme par exemple le Teatro Sauto, à l'entrée de la ville, vestige néo-classique où a joué notamment Sarah Bernhardt en 1887, ou bien comme le Palais Junco, transformé aujourd'hui en musée provincial. 

Il est intéressant de visiter également la Cathédrale San Carlos, la plus vieille église de Matanzas, l'église San Pedro Apostol, considérée par certains comme la plus belle église du pays, la Bibliothèque Gener y del Monte, une des plus anciennes de Cuba ou encore l'église de Montserrat, qui domine la vallée de Yumurí. 

Dans les environs de la ville, on retrouve d'autres sites comme la Cueva Bellamar, composée de plusieurs grottes célèbres dans le pays, et dont 600 mètres n'ont encore jamais été explorés, ou encore El Morillo, petit fort situé en bord de mer sur la route de Varadero.

Guama

Toujours situé dans la région de Zapata, c'est le petit village de Guama très visité qu'il faut atteindre à l'aide d'une embarcation (environ 10 CUC par personne), niché sur une petite île marécageuse, et entouré par la 'Laguna del Tesoro'. Autrefois habité par des Indiens Taíno, le village a été reconstitué selon l'architecture de ces peuples, où l'on peut d'ailleurs visiter un petit musée. C'est également la région où l'on mange du crocodile, il serait regrettable de ne pas y goûter.

Varadero

Site balnéaire de renommée mondiale situé à 40 Km de Matanzas sur la péninsule Hicacos (longue de plus de 20 Km et bordée des deux côtés par de belles plages), le village de Varadero fut le premier lieu touristique de l'île et reste aujourd'hui le coin le plus fréquenté par les touristes. Considéré par certains comme le paradis terrestre, par d'autres comme un lieu d'attroupement de touristes sans une véritable âme cubaine, Varadero et sa région possèdent les plus belles plages de Cuba, où l'on peut pratiquer de nombreux sports nautiques.

Pour pénétrer et sortir de la ville, il faut à chaque fois s'acquitter d'un droit de péage de 3 CUC ! (Sauf si vous arrivez en bus). Varadero est doté d'un aéroport international et d'un nombre impressionnant d'hôtels de toutes catégories. Les rues de la ville sont toutes parallèles et numérotées dans l'ordre, de 1 à 69.

A voir 
  • Musée municipal, calle 57 y playa : Bonne collection de peintures et de renseignements sur l'histoire de Varadero.
  • La grotte d'Ambrosio, autopista km 17 : 72 dessins d'aborigènes sont visibles. 
  • Cueva saturno, carretera Aeropuerto internacional km1 : Pour se baigner dans une eau limpide au milieu de formations calcaires tortueuses.
  • Le delfinarium, Rincon del Frances : Lorsque les enfants seront lassés du farniente, vous pourrez sortir cette botte secrète : aller nager au milieu des dauphins! Entrée: 2 CUC
  • La mansion Dupont de Nemours, avenida Las Americas : Cette demeure du richissime industriel américain fut abandonnée en 1958. Pour le plus grand bonheur du public, qui peut à présent visiter les jardins, les caves et habitations d'un homme qui se prenait pour Citizen Kane!
  • Le parc Josone, primera avenida y calle 59 : Espace vert et aquatique. Le soir, petit resto et concerts.

La Finca Fiesta Campesina

Situé à 142 Km de La Havane, cette ferme gérée par des fermiers locaux abrite un zoo à la faune diverse et variée telle que des boas, des iguanes, des perroquets et autres cerfs. Possibilité de monter à cheval et, plus original à dos de taureau zébu.

Parc naturel de Montemar (marais de Zapata)

Bienvenue dans les plus grand marais des Antilles ! Cet immense parc, devenu réserve naturelle protégée, est situé dans le sud de la province de Matanzas, dans la péninsule de Zapata. Il est classé site touristique et abrite de nombreux oiseaux aquatiques (perroquets, éperviers à longue queue, étourneaux des marais...), des mammifères (agoutis, cerfs...), des poissons (dont le manuají) et d'étranges vertébrés aquatiques (crocodiles, lamantins...). 

Ces marais servent également de refuge à d'innombrables moustiques ; les bombes et crèmes antimoustiques sont donc indispensables !

Parc national de Cieraga

Les marécages forment la plus belle réserve du pays. C'est le paradis des oiseaux, des poissons et bien sur des crocodiles. Entre La Havane et Matanzas, sur la route plagiaire Via Blanca, un panorama magnifique vous attend. En effet, il est possible de voir e fleuve Yumuri et la végétation tropicale qui l'accompagne. Le fleuve légendaire tient son nom de la période des conquistadores, lorsque les indios préféraient se suicider en se jetant dans le fleuve, au cri de 'Yu muri' (je meurs), plutôt que de se rendre aux espagnols.

Playa Larga

A seulement 10 Km de Guama, dans la mythique baie des cochons, cette plage d'environs 400 mètres fut l'une des deux têtes de pont du débarquement anticastriste de 1961. Tout au long de la route qui longe la plage, 85 monuments remémorent les nombreux miliciens cubains tombés face aux mercenaires américains. Ses eaux cristallines attirent nombre de cubains en Juillet-Août, et la barrière de corail qui se trouve non loin de là en font un des endroit les plus paradisiaques de Cuba.

Playa Girón

Véritable symbole national, cette plage fut la deuxième zone de débarquement des mercenaires. Elle accueille aujourd'hui un musée commémorant cet événement national (entrée 2 CUC), et un cayo situé en face abrite une des résidences (très bien protégée) de Fidel.


PINAR DEL RIO 


Région située à l'extrême Ouest de Cuba, elle a une superficie de 10925 Km2 et compte environ 731 000 habitants. Elle est composée de 14 communes, dont celle de Pinar del Rio, qui en est la capitale, Sandino, Mantua, Minas de Matahambre, La Palma, Viñales, Bahia Honda, Candelaria, San Cristobal, los Palacios, Consolación del Sur, San Luis, San Juan y Martinez et enfin Guane. Elle est surnommée 'la cola del caíman', c'est à dire la queue du caïman, ou encore la ' cenicienta ', cendrillon.

On y trouve des paysages très variés avec de nombreuses forêts, des rivières, des montagnes, des mogotes (grandes buttes de roches) et deux zones classées réserves mondiales de la biosphère par l'UNESCO : la Sierra del Rosario et la péninsule de Guanahacabibes. Le tabac y est la principale ressource économique et il est réputé comme étant le meilleur du monde.

Située à 150 Km de La Havane, la ville de Pinar del Río possède une géographie variée alternant vallées et montagnes, ce qui fait de cette région spectaculaire un lieu idéal pour les amoureux de la nature. La ville constituée de maisons garnies de colonnades néoclassiques peintes dans des teintes multicolores compte près de 150 000 habitants. 

A voir, à faire 
  • Le téatro Milanés : à l'angle de Martí et Colón : Ce grand théâtre, monument principal de la ville, peut recevoir 500 personnes.
  • Le Palacio Guasch : à l'angle de Martí et Cabada : Etonnant bâtiment très kitsch entre néo-baroque et fantaisies orientales qui fait office de musée de sciences naturelles.La casa del Garay : recreo, 189, entre Sol y Virtudes : Minuscule usine où l'on fabrique la Guayabita, alcool fruité et très doux, spécialité de Pinar del Rio.
  • La manufacture de cigares Fransisco Donatien : calle A. Maceo, 157. Entrée : 5 CUC. Cette fabrique de taille modeste, ouverte en 1961, a pour originalité d'être construite dans une ancienne prison. Elle porte le nom d'un révolutionnaire qui combattit Batista. 
  • La plantation de tabac finca del piñar : 13 km de Pinar del Rio. Cette plantation de 16 hectares est l'une des plus célèbre du pays car elle a été récompensée à plusieurs reprises par le gouvernement depuis les années 90 pour le meilleur récolte. Vous pourrez voir les serres où pousse le tabac mais aussi les différentes étapes dans la fabrication des cigares.

Viñales

Le village de Viñales est composé de ruelles ombragées et colorées avec des maisons qui sont toutes peintes en rose et en bleu. La vallée de Viñales, située à 30 Km de Pinar del Rio, est une véritable merveille de la nature avec des arbres aux couleurs éclantes : Bougainvilliers, plants de tabacs... Ses mogotes et ses diverses particularités constituent un paysage exclusif, que l'on retrouve uniquement dans la péninsule de Malacca, en Asie. 

Soroa 

Le village de Soroa est située à 70 Km de La Havane et à 150 Km de Pinar del Rio. C'est un agréable village perdu dans la verdure au pied des montagnes. Cet endroit, surnommé l'arc en ciel de Cuba, est réputé pour son parc le plus vieux et le plus complet de l'île, contenant la plus grande variété d'orchidées, les plus petites grenouilles, les lézards de rivière possédant des caractéristiques uniques, ainsi que pour sa magnifique cascade de plus de 20 mètres.

Concernant l'aspect culturel, il est possible d'observer les ruines des anciennes maisons coloniales dans les plantations de café. 

A voir, à faire 
  • Le jardin des orchidées (orquideario) : Conçu par Tomas Felipe Camacho en l'hommage de sa fille qui adorait les fleurs. Ce jardin, bien entretenu, concentrerait plus de 700 d'espèces d'orchidées! La période de floraison est à partir de novembre, les trois mois suivants sont donc les plus intéressants. Uniquement en visite guidée: 3 CUC (de 9h à 16h 30).  
  • La cascade (el Salto) : En contrebas de Soroa, ce lieu offre une très belle cascade de 20 mètres de haut formant un magnifique arc en ciel quand le temps est favorable. Départ du restaurant El Salto, 30 minutes de marche, accès payant. Si le délassement ne vous a pas été fatal, vous pouvez alors monter jusqu'au restaurant El Castillo de las Nubes (le château dans les nuages), où une vue royale vous attend.
  • Le mirador : Ballade sur les crêtes sauvages bordant Soroa. L'été, les collines prennent une couleur cramoisie. Au départ du périple, on peut bifurquer à gauche vers la piscine d'eau sulfureuse, réputée pour ses vertus thérapeutiques. Accès payant mais au prix aléatoire.

​Las Terrazas

Classé ' réserve de la biosphère ' par l'UNESCO en 1985, ce petit village situé au coeur de la Sierra del Rosario, à 110 km de Pinar del Rio, fera le bonheur de tous les amateurs de nature et d'écotourisme. 

San Diego de los Baños

Région réputée pour ses sources et thermes aux vertus thérapeutiques et minéro-médicinales, on y soigne notamment le stress, et on y utilise des traitements de beauté.

Vous pourrez aussi visiter la cueva de los portales. C'est une grotte constituée d'énormes stalactites, donnant accès à une multitude de petites grottes,  formée à l'intérieur d'une mogote cachée dans la végétation. Le Che se servit de cette grotte comme refuge et base stratégique pendant 32 jours dans les années 60.

La cueva de Santo Tomas

A El Moncada, à 18 Km au Sud Ouest de Viñales. Entrée : 8 CUC. La plus grande grotte de Cuba, la troisième d'Amérique Latine, est pourvue de  8 niveaux et s'étend sur 47 Km de galeries. Elle servait de refuge pour les indiens et les esclaves marrons. La grotte a su être conservée intacte, donc pas de néon, ni d'escaliers. Encadrée par des professionnels, la visite se déroule muni de lampe frontale. Visite déconseillée si vous craignez les chauves-souris !

Le parc national La Guira

A 30 Km à l'ouest de San Diego de los Baños, ce parc de 54000 hectares offre une multitude de paysages aussi variés que paradisiaques ; forêts, ruisseaux, lacs, jardins japonais, anglais et cubains, réserves d'oiseaux exotiques et de cerfs formant un cadre somptueux.

Cayo Levisa

C'est un petit îlot paradisiaque de sable blanc et de cocotiers. On peut y accéder par bateau depuis Palma Rubia (direction La Mulata), des rotations sont prévues tous les jours (départ à 11h et retour à 17h).

Cayo Jutia

Voici une autre très belle île, à seulement une heure de Viñales, quelque peu épargnée par les afflux massifs de touristes, pour les amoureux des plages et de nature.

La Costa Norte

Certainement une des plus belles côtes de l'île, elle offre une multitude de plages (playa el morillo, blanca arena, bahia honda...), des villages pittoresques,  ainsi que le port de Mariel, d'où s'exilèrent 125 000 cubains pour la Floride.

María la Gorda

C'est le rendez vous des amateurs de plongée sous-marine. La barrière de corail fait de cette activité un lieu de prédilection. Le coucher de soleil y est également exceptionnel.

D'autres sites sont également intéressants, comme par exemple Puerto Esperanza où l'on peut manger d'excellents poissons, ou encore Sandino, situé à une demi-heure de Maria la Gorda, qui propose une alternative moins touristique et plus abordable que celle-ci.


SANCTI SPIRITUS  


En plein centre du pays, la région de Sancti Spíritus, d'une superficie de 6782 Km2 et d'une population de 460 000 habitants, est entourée des régions de Villa Clara et Cienfuegos à l'Ouest, de Ciego de Avila à l'Est, de l'océan Atlantique au Nord, et de la mer des Caraïbes au Sud.

La province se compose de huit communes : Sancti Spíritus (capitale), Trinidad, Cabaiguán, Yaguajay, Taguasco, Jatibonico, La Serpe et enfin Formento. Cette région est l'une des plus populaires de Cuba, elle possède un patrimoine historique et culturel exceptionnel, des plages superbes, notamment au Sud, et des paysages, dans l'intérieur, favorables à l'écotourisme. 

Elle se caractérise également par les cultures de canne à sucre et de tabac, par l'élevage et la pêche. Trinidad et Sancti Spíritus, les villes les plus importantes de la province, font partie des sept premières villes fondées par les espagnols à Cuba, en 1514.

Devenue le chef-lieu de la province en 1976, la ville de Sancti Spiritus de 90000 habitants révèle à elle seule une partie de l'histoire cubaine, par son architecture coloniale très bien conservée, par sa culture et par l'hospitalité, la simplicité et la joie de vivre de ses résidents. 

Les principaux monuments sont la ' Plaza Mayor ' et l'Èglise ' parroquial Mayor ', sans oublier le pont sur la rivière Yayabo, construit en 1825 et devenu aujourd'hui monument national, qui est resté l'unique pont entièrement en pierres de Cuba, non loin du quartier colonial et du Barrio San Juan, entièrement rénovés et très pittoresques.

A voir, à faire 
  • Museo de historia : Máximo Gómez n°3 e/ Guardiola y Manolo. Situé dans une demeure coloniale typique de 1740.
  • Museo de arte colonial (casa de las Cien Puertas) : Plácido n°74, sur, esq. a Jesus Menéndez. Balcons artistiques, vitraux en arc de cercle et grilles admirables caractérisent cet édifice du XVIIIème siècle.
  • Casa Museo Serafín Sanchez : Céspades n°112. Ce musée honore l'un des fils les plus illustres de la ville.
  • Casa de la cultura : Cervantes 9 esq. a Maximo Gómez.
  • Jardín Botanico : al final de Frank País s/n. 54 hectares présentant les espèces endémiques cubaines les plus authentiques.

Trinidad

Se dressant sur les collines de la Sierra Guamuhaya, Trinidad, surnommée la ' ville musée', constitue un joyau de l'architecture coloniale. L'UNESCO l'a inscrite sur la liste du Patrimoine mondial de l'humanité en 1988. De très nombreuses et somptueuses demeures coloniales constituent un des plus beaux attraits d'une visite de la ville, tout comme la ' Plaza Mayor ' entourée de ses palaces, à partir de laquelle s'est développée la ville entière.

A voir, à faire 
  • Museo Romantico : Calle Fernando Hernandez Hecherri n°53, Trinidad. Dans une très belle demeure de 1808 sur la Plaza Mayor, tout simplement le musée le plus visité de Trinidad.
  • Museo de arquitectura :  Calle Desengaño n°83, Trinidad. Echantillons les plus représentatifs de l'architecture de la ville.
  • Museo de arqueologia : Calle Simon Bolivar n°47, Trinidad. Offre des exemples archéologiques de la culture précolombienne, de la conquête et de la colonisation.
  • Museo espeleologico : Hotel Las Cuevas, Finca Santa Ana, Trinidad. Construit à l'intérieur d'une grotte, le seul de ce genre dans le pays.
  • Museo de la lucha contra bandidos : Fernando Hernandez Hecherri n°357 esq. Guinart. Musée de la lutte contre les bandits.
  • Casa de la Trova : Fernando Hernandez Echerri n°29, Trinidad. Maison de la chanson située dans une demeure seigneuriale de la Plazuela de Segarte.
  • Casa de la musica : Calle Francisco javier Zerquera, s/n, Trinidad. Maison de la musique, près de l'église Parroquial Mayor.
  • Casa de los martires : Francisco javier Zerquera n°406, Trinidad. Maison des martyrs.
  • Biblioteca Gustavo Izquierdo : Francisco javier Zerquera n°406, Trinidad.
  • Galeria de Arte Amelia Pelaez : Calle villena n°357, Trinidad.
  • Galeria de Arte Benito Ortiz : Calle real del jigue, esq. Desengaño, Trinidad.
  • Casa Familia Pelaez : Simon Bolivar, 353 esq. Antonio Maceo, Trinidad. Très grande valeur historique.
  • Casa del Historiador de la Ciudad : Fernando Hernandez, 54 E/Pino Guinart y Simon Bolivar, Trinidad.

Topes de Collantes

Grand Parc Naturel à 20 Km de Trinidad, cette vaste étendue de 110 Km2 se distingue par l'immense richesse de sa faune et de sa flore, par ses nombreuses grottes, ses cours d'eau et ses cascades superbes comme celle de Caburni, entouré de pins, qui mesure 62 mètres de haut et où l'on peut s'y baigner (monument national). C'est le plus bel endroit de la région. 

Une randonnée est possible dans le massif de l'Escambray, d'une hauteur de 800 mètres, où la végétation luxuriante est constituée de Bambous, de caféiers, de pins, d'orchidées, d'hortensias et d'eucalyptus. 

La ferme de La Codina

entourée d'orchidées, de bambous et de palmiers, est située à une altitude de 600m, à 5 km de Topes de Collantes. Le sentier riche en flore et faune, conduit aussi jusqu'à la grotte de Altar et au Mirador del Caribe : endroit où vous pourrez admirer la ville de Trinidad, la Péninsule de Ancon et la mer des Caraïbes.

Valle de los ingenios

Egalement inscrite sur la liste du Patrimoine mondial de l'UNESCO, la vallée des Moulins à sucre est composée de trois vallées : San Luis, Santa Rosa et Mayer s'étendant sur une quarantaine de kilomètres entre Sancti Spiritus et Trinidad. C'est une grande réserve naturelle avec des riches et antiques haciendas et les réserves des esclaves. A visiter absolument.

Cette vallée fut pendant longtemps un centre d'économie vitale avec plus de 70 moulins jusqu'en 1850, date fatidique pour la région avec la baisse du prix du sucre. Pour vous y rendre, vous pourrez emprunter le train à vapeur et ainsi vous arrêtez à Manaca pour apprécier la Torre Iznaca, tour de 40 mètres à l'architecture pour le moins surprenante qui servait à surveiller les 1400 esclaves qui travaillaient dans les champs. La cloche qui se trouvait à son sommet repose aujourd'hui au pied de la tour rythmait la dure journée au coeur de la vallée.

Playa Ancon

A seulement 12 Km de Trinidad, elle est l'une des plus belles plages de la côte Sud, qui donne son nom à une grosse pierre en forme d'anca (croupe de cheval), tombée de la péninsule Maria Aguilar.


SANTIAGO DE CUBA  


Avec une superficie de 6170 Km2, la province de Santiago est délimitée au sud par la mer des Caraïbes, à l'ouest par la région de Granma, au nord par celle de Holguín, et à l'est par celle de Guantánamo. Elle se compose de 9 communes : Santiago de Cuba (capitale), Contramaestre, Guamá, Mella, Palma Soriano, San Luis, Songo la Maya, Segundo Frente et Tercer Frente.

Elle est divisée en trois zones bien définies : la Sierra Maestra, le bassin de Santiago, et la plaine côtière. Ses paysages sont très divers, et répondent aux exigences les plus diverses. La région détient le point culminant de Cuba, le pic Turquino qui atteint 1974 mètres. Ses paysages d'exception et l'hospitalité de ses autochtones en font une des destinations les plus réputées de Cuba.

La ville de Santiago de Cuba, capitale de région, fut l'un des sept premiers bourgs fondés à Cuba au 16ème siècle. Elle est caractérisée par des rues en pente entre mer et montagne, se mariant parfaitement avec l'architecture composée de plusieurs styles différents, allant du baroque le plus élémentaire jusqu'au néo-classique le plus épuré. C'est pourquoi ses habitants ne la considèrent pas simplement comme une ville de province parmi d'autres. De par ses origines ethniques et sa position géographique, elle est considérée comme la 'capitale des Caraïbes'. Ville à découvrir absolument...

A voir, à faire 
  • La cathédrale, calle Heredia y Felix Pena : Elle possède un style éclectique tant ils ont du la reconstruire. En face se trouve le Parc Cespedes, animé de l'après-midi au matin.
  • Musée Emilio Bacardi, calle Pio Rosado y calle Aguilera.
  • La caserne de Moncada calle Gal Portuondo e/ Moncada y Avenida de los libertadores : Reconverti en école, cette base est un lieu inévitable de l'histoire castriste.
  • Musée du carnaval, calle Pio Rosado y calle Heredia : Pour y découvrir l'histoire tumultueuse du carnaval, tour à tour réprimé puis utilisé par les autorités cubaines, mais toujours autant aimé par ses habitants.
  • Quartier du Centro, calle Heredia et calle Enramada : Les rues les plus animées du quartier le plus populaire. Fabrique de cigares sur le port de Santiago (entrée 5 CUC). Pour prendre vos places, vous devez aller à l'agence Rumbos en face de l'hôtel Casa Grande.
  • Quartier Vista Alegre (la vue joyeuse), après l'Avenida Victoriano Garzon : Le quartier chic et opulent de Santiago. Maisons coloniales, hôtels de luxe et cabaret 'la Maison'. On recommande surtout l'Avenida Manduley.
Fêtes et traditions 
  • Le carnaval, du 20 au 27 juillet, le plus célèbre, le plus sensuel et le plus coté de Cuba, voire de toutes les Caraïbes. Comme à Rio, différentes écoles préparent cette manifestation durant des mois.
  • La Tumba Francesa, elle est inspirée du menuet, apportée par des immigrés français d'Haïti. Répétitions en public le jeudi (calle los maceo n°501).
  • La fête du feu : Du 3 au 9 juillet.
  • Saint Jacques, ou Santiago, le 25 juillet, la fête du patron de la ville.
  • Pélerinage populaire au cimetière Santa Ifigenia, en hommage au jeune révolutionnaire Frank País, fils illustre de Santiago de Cuba, le 30 Juillet.
  • San Luis de los Caneyes, le 16 Août, festival des fruits.
  • La fête de Notre Dame de la Charité d'El Cobre, le 8 Septembre, pèlerinage religieux en l'honneur de la patronne de Cuba.
  • Santa Barbara, le 4 Décembre.
  • Saint Lazare, le 17 Décembre.
  • La fête du drapeau, le 31 Décembre.

Forteresse du Morro

A l'est de la capitale, nichée sur un promontoire rocheux regardant la mer, cette forteresse construite pour se défendre des attaques des pirates de 1638 à 1700 a été déclarée Patrimoine de l'UNESCO en 1997, comme l'exemple le plus vaste et le plus complet des principes du génie militaire du 17ème siècle dans les Caraïbes.

Cayo Granma

C'est une mignonne petite île située dans la baie de Santiago, qui possède une petite plage pittoresque, accessible par un service régulier de petits bateaux, qui fait partie du secteur protégé de la forteresse du Morro.

Parc Baconao

Cet immense parc naturel de 80 000 Km2 a été, lui aussi, déclaré réserve Mondiale de la Biosphère par l'UNESCO. Il comporte des paysages variés comme le lac de Baconao, des villages isolés très pittoresques ainsi que des plages intéressantes, bordées par une végétation abondante d'un vert intense. On y trouve également un musée, plusieurs sites de loisirs, des monuments historiques et même une vallée où a été représenté l'environnement des temps préhistoriques. 

La Gran Piedra

A 14 Km de Santiago, par la route des martyrs,  ce bloc de pierre volcanique de plus de 63 tonnes domine fièrement le parc de Baconao. Les plus sportifs n'hésiteront pas à prendre leur courage à deux mains et gravir les quelques 450 marches pour atteindre le sommet de la Grande Pierre. Ainsi, à un peu plus de 1200 m d'altitude, on jouit d'un panorama exceptionnel sur toute la vallée ainsi que sur les côtes de Jamaïque et d'Haïti par temps clair.


VILLA CLARA 


D'une superficie de 8662 Km2 et peuplée de près de 835 000 habitants, la province de Villa Clara, la plus centrale du pays, est divisée en 13 communes : Santa Clara (capitale), Caibarièn, Cifuentes, Manicaragua, Camajuanì, Encrucijada, Placetas, Quemado de Guïnes, Ranchuelo, Sagua la Grande, Remedios, Corralillo et Santo Domingo. 

Elle est baignée au Nord par l'océan Atlantique, et se trouve entre les provinces de Matanzas à l'Ouest, de Cienfuegos au Sud, et de Sancti Spìritus à l'Est. Outre ses trois massifs montagneux et son importante rivière Sagua la Grande, la province de Villa Clara comporte un lac artificiel, le Hanabanilla, un des plus grands bassins du pays, où la pêche à la truite est très pratiquée et donne même lieu à un grand tournoi annuel.

La ville de Santa Clara, capitale de la province, a été fondé au XVIIIème siècle par quelques familles qui fuyaient le littoral à cause des pirates. Elle n'a pas une architecture aussi attrayante que certaines autres villes, mais elle possède cependant une grande valeur historique et culturelle. Elle fut le théâtre d'une bataille menée à bien par le Che Guevara, devenu l'enfant chéri de la ville, comme le chantait Carlos Puebla dans sa célèbrissime chanson du Che. Un musée mémorial et une grande place comportant une très belle statue ont même été érigés en l'honneur du comandante.

Le « teatro de la Caridad » est un autre édifice à visiter, où des pièces et des concerts ont lieu quasiment tous les jours dans un superbe décor. Le climat y est très favorable.

A voir, à faire 
  • Musée-mémorial du Che, Plaza de la revolucion : Gigantesque statue du Che, entourée par une végétation rappelant la jungle où il fut abattu.
  • Le monument au train blindé, carretera Camajuani (direction Remedios) : Du 28 au 31 décembre 1958, Che Guevara fit plier les troupes de Batista, en s'emparant de ce train blindé et chargé d'armes. La Révolution était dès lors en marche.On peut visiter au moins cinq wagons.
  • Théâtre de la Charité, parque Vidal n°3 : Construit à l'initiative d'une bienfaitrice du XIX (qui fit faire aussi une clinique, une école, etc). Les édifices qui jouxtent le parque Vidal sont tous plus beaux les uns que les autres.
  • El Parque Vidal : Joli square qui a en son centre un kiosque à musique. De nombreux concerts le soir et fêtes hebdomadaires organisées le samedi.    

Remedios

Située à 43 Km de Santa Clara, la ville de Remedios compte 48000 habitants. Son centre historique, déclaré Monument National en 1980, est le seul du pays qui possède, dans sa place principale, deux églises : celle de Nuestra Señora del Buen Viaje et la Parroquia Mayor dans laquelle se trouve un énorme autel totalement plaqué en or et une sculpture (que l'on dit unique au monde), représentant l'Immaculée Conception enceinte. 

La particularité de la ville est certainement l'aspect pittoresque des fêtes (les « parrandas », sorte de carnaval) qui s'y déroulent. 

Fêtes et traditions 
Les Parrandas : tradition qui remonterait à la fin du 19ème siècle, c'est un véritable carnaval qui se déroule tous les ans à la veille de Noël : défilés et élection des meilleurs chars.

Lac Hanabanilla (Manicaragua)

La région accueillant le lac, au Sud de Santa Clara, est située dans le massif de l'Escambray, et présente de très beaux paysages, notamment de vallons et de cultures de tabac. Le lac fut créé en 1961 suite à la construction d'un barrage sur la rivière du même nom, afin d'alimenter en eau les villes de Cienfuegos et Santa Clara. La rumeur dit que Fidel Castro adorait venir se détendre sur les bords du lac.

Cayo Santa María

Au Nord de Remedios, accessible depuis la ville portuaire de Caibarién par une route sublime au dessus de la mer d'environ 50 Km et comportant une cinquantaine de ponts. Baptisée comme la rose blanche de l'ensemble d'îlots Los Jardines del Rey, Santa María possède seulement 13 Km de longueur dont la quasi totalité (11 Km) est couverte par de somptueuses plages de sable blanc très fin, des eaux cristallines d'une rare beauté, tranquilles et transparentes, où il est encore possible de rencontrer quelques iguanes égarés ! 

Les fonds marins offrent des formations de coraux et une grande diversité d'espèces sous-marines qui invitent à la pratique de la plongée et à la photo sous-marine ; pas moins de 24 sites de plongée sont présents dans ce collier d'îles aux paysages toujours vierges. 

Cayo Francés

Cayo Francés, plus petite que Santa María, éblouit par sa nature restée intacte, où l'on peut apercevoir, au mois de Mai, des centaines de mouettes blanches et noires venir y faire leur nid. Sans aucun doute, ces cayos sont à visiter absolument pour les amoureux de la Nature.


LES ILES DE CUBA  


L'île de Cuba est en fait un immense archipel composé de plus de 4000 cayos, pour la plupart de toutes petites îles, parfois même de simples rochers surgissant de la mer. Il existe cependant quelques îles d'une importance conséquente, dont nombre d'entre elles, si ce n'est la totalité, ont été aménagées en lieux touristiques ou lieux d'habitations.

Isla de la Juventud

Située dans l'archipel de Canarreos, dans le sud du pays, en pleine mer des Caraïbes, l'île de la jeunesse est la plus grande île du pays, avec ses 2300 km2 et ses 80000 habitants. Elle offre tour à tour des paysages de campagne, de désert, de forêt et de plage, et est baignée par le parc national marin Punta Francés. Les férus de plongée sous-marine y trouveront leur bonheur, les fonds marins autour de l'île sont parmi les plus beaux des Caraïbes.

A voir, à faire 
  • Musée principal d'art rupestre : Reproductions de pictographies découvertes sur l'île, ainsi que des documents historiques sur les pirates et les corsaires.
  • Presidio Modelo : Ancien pénitencier inauguré en 1928, transformé aujourd'hui en musée. On peut y voir les cellules où étaient enfermés Fidel Castro et ses hommes.

Cayo Largo

À l'est de l'île de la jeunesse, ce petit cayo accessible par avion et mesurant seulement 40 Km² est un véritable joyau, avec ses plages de sable très fin et ses eaux splendides. De plus, seulement une petite partie a été exploitée, laissant le reste du territoire à son état sauvage, offrant des plages désertes et une végétation abondante mais difficile d'accès. Un des plus beaux sites de plongée du pays.

Cayo Sabinal

Les cayos du nord de Camagüey sont les plus étendus de tout l'archipel cubain, où l'intimité des plages Bonita, Los Pinos, et Brava s'ornent du chant des oiseaux et des courses de cerfs à travers la végétation.

L' Archipel des ' Jardinos de la Reina' situés sur la côte Sud de l'île, ces ' jardins de la reine ' offrent un système insulaire formé par plus de 2500 îles et îlots qui s'étendent sur 465 Km entre la baie de Nuevita et l'extrémité de la péninsule de Hicacos, délimités par une barrière de corail qui vaut bien le détour...

Cayo Coco située en plein archipel des ' Jardinos del Rey ', cette petite île de 370 km2 présente encore une nature vierge, malgré son ouverture récente à l'activité touristique. Ses 22 Km de plages de sable blanc et fin accueillent souvent des colonies de flamants roses (on en a compté plus de 30000 dans le sud !), des mammifères et autres sortes d'oiseaux. Ses eaux sont également d'une couleur magnifique allant du bleu au turquoise, se mariant parfaitement avec la verdure abondante, faisant de cet endroit un des plus beaux lieux du pays.

Cayo Guillermo relié à Cayo Coco par une petite route enrochée dans la mer, cet îlot de 14 Km2 (mais avec 5 Kms de plage) est un vrai petit paradis exotique avec des dunes pouvant aller jusqu'à 16 mètres, immortalisé par la grand écrivain Ernest Hemingway dans son livre Islas en el golfo.

Cayo Saetia

A 120 Km à l'est de Holguin et à 180 Km au nord de Santiago, cette petite île de 42 Km2 offre une nature vierge restée intacte depuis des décennies. Elle abrite de nombreuses espèces animales venues de tous horizons notamment d'Afrique : antilopes, zèbres, buffles, cerfs, autruches, flamants roses... cachés parmi les bois qui recouvrent près de 65% du cayo.  On y trouve aussi 12 criques abritant de très belles plages désertes, parfaites pour des personnes qui cherchent un peu d'intimité...

Cayo Levisa : C'est un petit îlot paradisiaque de sable blanc et de cocotiers. On peut y accéder par bateau depuis Palma Rubia (direction La Mulata), des rotations sont prévues tous les jours (départ à 11h et retour à 17h). Un seul hôtel dans cet île.

Cayo Jutia :Voici une autre très belle île, à seulement une heure de Viñales, quelque peu épargnée par les afflux massifs de touristes, pour les amoureux des plages et de nature. Pas d'hôtels juste un restaurant et une très belle plage.

Cayo Granma

C'est une mignonne petite île située dans la baie de Santiago, qui possède une petite plage pittoresque, accessible par un service régulier de petits bateaux, qui fait partie du secteur protégé de la forteresse du Morro.

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