| Les Polyn�siens |
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Population & Langues Religion Arts & culture Gastronomie et boissons locales Les enfants du pays
Population & Langues
La Polyn�sie fran�aise compte 245 405 habitants (recensement 2002), soit un accroissement de 11,81 % en six ans. Elle est compos�e essentiellement de polyn�siens (83%), d�Europ�ens (12%) et d�asiatiques (5%)
La population polyn�sienne est jeune dans son ensemble, puisque 43,1 % de la population est �g�e de moins de 20 ans.
La commune de Faaa est la plus importante de l'�le de Tahiti (28 339 habitants), loin devant Papeete, la capitale, et Punaauia.
La r�partition par archipel d�apr�s le recensement effectu� en 1996 donne une population de 184 224 habitants pour les Iles du Vent, seulement 30221 habitants dans les �les sous le vent, 15862 habitants dans les archipels des Tuamotu et Gambien, 8712 aux Marquises et 6386 dans les Australes.
Les langues parl�es en Polyn�sie sont le Fran�ais et le Tahitien.
Cependant, certains dialectes indig�nes ont �galement �t� pr�serv�s : le tahitien dans les Iles de la Soci�t�, le marquisien aux Marquises, le paumotu aux Tuamotu et le mangar�vien aux Gambier. Ce sont les langues utilis�es dans les chants polyphoniques (souvent accompagn�s par des danses traditionnelles) transmettant de g�n�ration en g�n�ration les faits de guerre, les l�gendes et les mythes.
Religion
Les polyn�siens sont tr�s croyants et perp�tuent, pour le plaisir de la f�te, une tradition d�incantation aux Dieux, les Oro, qu�ils invoquaient pour la guerre, la p�che, la chasse, la construction d'une pirogue ou d'une maison.
De nos jours, la religion protestante reste la plus dominante (54%), suivie de la religion catholique (30%) ; on retrouve �galement d�autres religions comme les mormons et les adventistes du Septi�me jour (16%)�
Arts & culture
Un grand nombre d�objets traditionnels sont toujours fabriqu�s de nos jours selon des principes ancestraux. De nombreux centres artisanaux sont pr�sents dans chaque �le, et regroupent des centaines d'associations r�parties par sp�cialit�s :
Vannerie et colliers : beaucoup d�objets en vannerie, pandanus, cocotier, coquillages, plumes, etc...
Tapas: fabriqu�s � partir d'�corce de bois, ils servaient autrefois de v�tements.
Sculptures : certaines pi�ces n�cessitent plus d'un mois d'ouvrage. Les sculpteurs polyn�siens rivalisent d�inspiration en remettant au go�t du jour les casse-t�tes, les lances et les tambours finement cisel�s, de leurs anc�tres. Ne manquez pas les tiki, en pierre ou en bois, reproduction sculpt�e des dieux polyn�siens d�autrefois
De belles expositions de fleurs et de plantes sont propos�es tout au long de l'ann�e et pr�sentent une grande vari�t� de v�g�taux tropicaux � la vente. Pour une somme d�risoire, il est ainsi facile de se procurer de remarquables yuccas, bougainvilliers, hibiscus, et autres orchid�es, dont les vari�t�s sont innombrables � Tahiti.
N'oublions pas aussi les par�os, aux coloris vari�s, et le tatouage, originaire des Marquises, qui utilise une large gamme de motifs et conna�t un fort regain d'int�r�t.
Et enfin, les somptueux tifaifai, ces originaux couvre-lits en patchwork, qui vous emporteront, � l�instar de Gauguin ou de Matisse, dans l�univers onirique de l�art na�f polyn�sien. On en trouve au march� de Papeete, � Tahiti, mais aussi dans toutes les �les o� les prix sont souvent plus avantageux qu�� Tahiti...
La richesse du patrimoine culturel ma'ohi, contribue certainement � faire appr�cier un voyage � Tahiti. L'histoire de ce peuple authentique se d�couvre � travers les nombreux sites antiques de Tahiti et de ses �les. Certains marae, lieux de culte en plein air o� se d�roulaient f�tes et manifestations religieuses, ont �t� enti�rement reconstitu�s, afin de mieux comprendre l'�volution du peuple ma'ohi � travers les si�cles.
Les Polyn�siens ont toujours su pr�server un style de vie en harmonie avec la nature. Autour de la zone urbaine de Tahiti, la vie quotidienne est encore rythm�e par les activit�s traditionnelles telles que la p�che, la culture des fruits, des l�gumes et des fleurs ; le style vestimentaire reste simple : short et par�o ! Dans les autres �les, la vie est concentr�e autour d'un village, souvent le seul de l'�le ou de l'atoll. La pirogue � balancier, embl�me culturel de Tahiti, est utilis� dans toutes les �les.
La plus grande des traditions tahitiennes et polyn�siennes est incontestablement de faire�la f�te ! Ici tout est pr�texte pour s��clater !
Il faut dire que tous les polyn�siens adorent s'amuser, chanter et danser. Chaque instant est propice au sourire et � la d�tente, soit de fa�on rituelle, mais le plus souvent d�une mani�re totalement spontan�e.
Les premi�res toiles apparaissent vers la fin du XVIII�me si�cle avec William Hodges, un peintre anglais qui a d�barqu� dans l�archipel suite au voyage de Cook. Il r�alise des cartes qui deviennent des chefs d��uvres, avec des ciels magnifiques et des vall�es verdoyantes.
Au XIX�me si�cle, c�est au tour des artistes fran�ais de se manifester dont un certain Lejeune qui montrait bien � travers ses toiles, le travail destructeur des repr�sentants de l��glise envers les traditions polyn�siennes, Giraud, ' Le Tahitien ', sp�cialiste des portraits et qui r�alisa ceux des diff�rents gouverneurs et surtout celui de la reine Pomare. Le plus illustre d�entre eux fut sans aucun doute, Paul Gauguin, qui d�barque sur l�archipel en 1891. Il l�gue une �uvre immense faite de croquis, de dessins et de tableaux qui sont expos�es aujourd�hui, dans la plupart des mus�es de la plan�te. Henri Matisse et Jacques Boullaire seront aussi marqu�s par la beaut� des �les, mais c�est le dernier cit� et le moins renomm�, qui aura le plus marqu� ce pays avec ses milliers de croquis typiques, qui ont toujours autant de succ�s dans les galeries du pays. Matisse n�aura peint qu�une seule toile sur place mais s�inspirera de ce pays pour la suite de sa carri�re artistique.
Cet archipel sera �voqu� par bon nombre d��crivains tel que Jack London qui visitera les Marquises, les Tuamotu et Tahiti. De ce voyage sortira ses r�cits du Pacifique dont 'Les tortues de Tasmanie' ou 'Les contes des mers du sud'.
Julien Viaud, alias Pierre Loti, fera une escale de quelques semaines � Tahiti et r�alisera de nombreux dessins, des aquarelles et des photos. Il �crira un roman en 1880, 'Le Mariage de Loti' ainsi qu�une multitude de r�cits. Son journal dans lequel il fera l��loge du paradis polyn�sien sera largement diffus�.
On citera aussi Louis Antoine de Bougainville, Herman Melville, Victor Segalen et Robert Louis Stevenson qui �voqueront tours � tours la Polyn�sie � travers leurs �uvres.
La litt�rature moderne fait ressortir l'ignorance de la soci�t� occidentale vis � vis du peuple polyn�sien qu�il trouve trop complexe, trop codifi�e et tr�s hi�rarchis�.
Les himene qui datent du XIX�me si�cle et qui constituent des chants hybrides bien � part, faits d�hymnes religieux protestants et de chants polyphoniques tahitiens datant d�avant l'arriv�e des Europ�ens.
Il existe trois formes d�himene :
- Le himene tarava, le plus complexe des chants traditionnels interpr�t� par un groupe de 80 personnes minimum.
- Le himene ruau, au tempo beaucoup plus lent avec un ch�ur mixte de plusieurs formations de chanteurs qui se r�partissent en deux groupes : le ch�ur et les solistes. Le chef d�orchestre se nomme le ra'atira himene.
- Le ute paripari, chant bien rythm�, interpr�t� par deux ou trois personnes accompagn� d'un orchestre traditionnel qui accepte des instruments modernes comme la guitare, le ukulele, l'harmonica et l'accord�on. Ce chant s'inspire de la vie quotidienne.
Ote'a, la danse guerri�re tahitienne par excellence qui repr�sente la plus codifi�e des danses traditionnelles. Sp�cifiquement masculine � l�origine, Ote'a Tane, elle est aussi dans�e par les femmes aujourd�hui, Ote'a Vahine. Dans�e � deux c�est le Ote'a Amui.
Aparima, danse des mains. Danse o� les mains servent � caricaturer le r�cit d'une histoire. Il existe deux variantes � cette danse, le aparima vava, muet et qui retrace les diff�rentes activit�s de la vie quotidienne et le aparima himene, chant� et qui exprime la m�me chose que le pr�c�dent.
Hivinau, qui vient de l�anglais 'heavy now' et qui date de l��poque o�, pour motiver l��quipage qui partait pour un long voyage, les marins formaient des cercles concentriques autour du cabestan. Cette cadence inspir�e par la mer est �galement appel�e ''ori fa'a' ohu' ou 'upa fa'a' ohu'. C�est la plus simple des danses tahitiennes sur un plan technique. Les danseurs r�alisent des figures qui illustrent des sc�nes de la vie quotidienne en mer avec des gestes �rotiques.
Pa'o'a, danse li�e � la fabrication du tapa (tissus obtenue � partir de l'�corce de bois).
Les femmes assises � m�me le sol battent l'�corce en cadence tout en chantant le pata'uta'uta. Le groupe est compos� d�un soliste vocal masculin, d�un ch�ur mixte, d�un orchestre rythmique, d�une danseuse ou d�un groupe de danseurs. Les th�mes �voqu�s sont ceux de la p�che et de la chasse.
Les instruments traditionnels utilis�s sont essentiellement � percussion : toere, fa'atete et pahu. Ils composent l'orchestre traditionnel.
Le To'ere : C�est un tambour qui provient des �les Cook et qui est aujourd�hui l'�l�ment essentiel de l'orchestre traditionnel polyn�sien.
Il est d�clin� en trois tailles avec trois noms diff�rents:
- le petit to'ere, ou tairi ho'e, qui mesure environ 50 cm et qui se pose verticalement. Il se joue avec une baguette.
- le grand tairi ou tairi piti. Environ 80 cm , il se pose horizontalement sur deux tr�teaux. Se joue avec deux baguettes.
- le pahu : Un peu plus d�un m�tre de haut. Il se joue avec la paume de la main.
Le fa'atete : C'est aussi un tambour dont la cuir qui est utilis� est en peau de veau, tendu avec des cordelettes, des bouts de bois et des anneaux.
Le vivo : Une fl�te nasale.
Le pu : Une conque marine
Gastronomie et boissons locales
La Polyn�sie compose ses repas quotidiens avec des produits frais, sains et riches en go�t.
Les ressources vari�es en poissons, fruits et l�gumes font de la cuisine polyn�sienne une cuisine vari�e et color�e.
Le poisson et la noix de coco sont les deux principaux ingr�dients de la cuisine traditionnelle : le poisson cru marin� dans du citron et noy� dans le lait de coco est le plat tahitien par excellence.
La p�che en Polyn�sie est toujours fructueuse, on trouvera ais�ment perches, rougets, etc.
Concernant les fruits et l�gumes, ils poussent tout simplement dans tous les jardins de Polyn�sie. Il suffit de faire quelques pas pour trouver des mangues, des papayes, des goyaves.
Parmi les produis les plus typiques de l��le, on trouve notamment les ignames, appel�s � Ufi � dont on trouve de nombreuses vari�t�s en Polyn�sie. Il sont servis en accompagnement de nombreux plats locaux et s�associent aussi bien avec la viande que le poisson. Les tubercules appel�s � taro � sont �galement tr�s pr�sents dans la cuisine tahitienne et appr�ci�s notamment pour leurs grandes vertus �nerg�tiques. On peut �galement citer la patate douce ou � umara � qui peut �tre cuisin�e de milles fa�ons selon les vari�t�s et leur go�t tr�s variable, ou encore le � uru � ou fruit de l�arbre � pain. Ce l�gume est tr�s ancr� dans la tradition culinaire polyn�sienne.
Notons qu�aujourd�hui la cuisine tahitienne s'est enrichie de la cuisine chinoise, tr�s r�pandue sur le territoire.
La boisson typique de Polyn�sie est le cocktail, avec ou sans alcool, consomm� avec ou sans mod�ration !
Ils sont le plus souvent � base de noix de coco, d'ananas, de banane, de mangue et de fruits frais. Parmi les plus r�pandus on peut citer notamment la Maeva � base d� ananas, d�orange, de past�ques et de sirop de fraise ou encore le Pina Lagoon compos� de lait de coco, sirop de sucre de canne, rhum blanc et nectar d�ananas.
Les enfants du pays
Bobby HOLCOMB n� en 1947 � Hawaii, il �tait un passionn� de musique, de danse et de peinture. Il d�barque � Tahiti en 1976 apr�s un tour du monde ponctu� de nombreuses rencontres fructueuses, notamment avec Dali et Franck Zappa. Artiste talentueux et complet, il chante, peint et danse, il s�installe � Huahine et devient tr�s vite un vrai polyn�sien, parlant la langue locale et suivant toutes les traditions. Il d�fendra avec beaucoup d�ardeur la culture polyn�sienne. En 1990, il est nomm� et titr� homme de l�ann�e. Il mourra l�ann�e suivante.
GOTZ, n� en France en 1964, il est un v�ritable autodidacte. Talentueux, il s�illustre dans plusieurs domaines artistique : sculpture, modelage, bandes dessin�es, illustration de livres et de jeux, d�corations d�espace pour le th��tre� Passionn� par l�art primitif, il s�installe � Moorea o� il se laisse aller � l�expression de ses multiples talents artistiques. C�est aussi un f�ru de tatouage, sujet dont il a publi� un ouvrage.
Vous pourrez le d�couvrir sur place � la Galerie Winkler, 17 rue Jeanne d'Arc � Papeete et consulter son site Internet www.gotz.pf
Christian DELOFFRE, Peintre originaire de Paris o� il est n�, en 1950, il s'installe � Tahiti en 1980 et expose ses toiles � la galerie Reva Reva de Papeete. Son style s�inspire du nu et de la chevelure des polyn�siennes.
Titi BECAUD C�est aussi une parisienne n�e en 1950, dans le 14�me arrondissement. Elle atterrit en Polyn�sie en 1990 et prend pieds � Bora Bora sur le motu Piti. Sa sp�cialit� :
Les aquarelles, les toiles, les lithographies.
Artiste tr�s appr�ci� localement, ses �uvres sont s�lectionn�es pour illustrer un timbre comm�morant l�ann�e de la femme et un a�rogramme.





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