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Population & Langues

La Population

Madagascar compte aujourd�hui environ 15 Millions d�habitants . La population descend essentiellement des Malais et des Indon�siens arriv�s sur l��le il y a plus de 1500 ans.
La population est tr�s jeune, puisque plus de la moiti� � moins de 26 ans. Elle qui cro�t d�j� rapidement, devrait doubler d�ici 2015.

La population se compose d�Europ�ens, de Comoriens, d�Indiens, de Pakistanais et de Chinois et en majorit� � d�ethnies � malgaches. Les Fran�ais, nombreux sur l��le sont appel�s les � Vazaha � et ceux n�s sur l'�le m�me sont des 'Zazatany', ce qui signifie enfants du pays.

Si on parle � d�ethnies � � Madagascar il est cependant plus juste de parler de peuples. Ceux-ci se distinguent par leurs traditions et une identit� propre � chacun d�eux mais partagent la m�me langue : le malagasy. On distingue donc 18 � peuples � diff�rents sur l��le dont la r�partition g�ographique correspond � d�anciens royaumes.

Certains peuples se distinguent par leur origine : les Merina de la r�gion d�Antanarivo et les Betsileo de la r�gion de Fianarantsoa sont plus marqu�s par leur origine indon�sienne, alors que les Sakalava de la c�te Ouest sont plus proches des peuples africains de l�Est.

Les 18 peuples de Madagascar

Antaifasy : � ceux qui vivent dans les sables �. C�te Est, r�gion de Farafangana.
Antaimoro : � ceux du littoral �, principalement d�origine arabe. C�te Est, r�gion de Manakara conservent d�anciennes traditions islamiques.
Antaisaka: � ceux qui viennent des Sakalava �. R�put�s pour leurs qualit�s de combattants. C�te Est, r�gion de Vangaindrano.
Antambahoaka : � ceux du peuple �, suivent certaines traditions islamiques comme l�interdit de la viande de porc. C�te Est, r�gion de Mananjary.
Antankarana : � ceux qui viennent de l�Antakara �, ont des influences islamiques. Sont surtout des p�cheurs et des �leveurs. Nord, r�gion de Diego Suarez.
Antanosy : � ceux de l��le �. Ont un mode de vie r�gie par de nombreux tabous. Sud, r�gion de Fort Dauphin.
Antandroy : � ceux des �pines �. Sud, r�gion d'Ambovombe.
Bara : Ils ont le type africain. Sont g�n�ralement gardiens de z�bus. Centre-Sud, r�gion de Ihosy.
Betsileo : � les nombreux invincibles �. Principalement des riziculteurs et artisans du bois. Dans la r�gion de Fianarantsoa.
Betsimisaraka : � ceux qui sont solidaires �, Cultivateurs de girofle, de caf� et de canne � sucre, les Betsimisaraka sont les sp�cialistes de la 'Betsa-Betsa', jus de canne ferment�.

Dans le r�gion de Tamatave:

Bezanozano : � ceux aux nombreuses petites tresses �. Est, r�gion de Moramanga.
Mahafaly : � qui rend tabou �. Sont de grands sculpteurs, sp�cialistes des alo-alo. Sud-Ouest, r�gion de Betioky et Ampanihy.
Merina : � ceux des hauteurs �. Ont le type asiatique plus marqu�. R�gion d'Antananarivo.
Sakalava : � ceux des longues vall�es �. Ouest, de Tul�ar � Nosy Be.
Sihanaka : � ceux qui errent dans les marais �. Agriculteurs. Est, r�gion d'Ambatondrazaka.
Tanala : � ceux qui vivent dans la for�t �. Dans la r�gion foresti�re de l'Est.
Tsimihety : � ceux qui ne se coupent pas les cheveux �. Grands �leveurs et riziculteurs. R�gion du Nord-Centre Zafisoro : Est, r�gion de Farafangana.
Zafisoro : Rivaux des Antaifasy, ils vivent tout comme eux dans la r�gion de Farafangana.

Les langues du pays

La langue malgache appartient au groupe des langues austron�siennes, ou malayo-polyn�siennes, tout comme l�indon�sien. Elle s�est influenc�e � la fois des concepts bantous, de l�arabe et des langues europ�ennes.
Si sa structure reste austron�sienne, son vocabulaire est d�inspiration diverse : les noms d�animaux domestiques viennent du bantou alors que l�astrologie, les jours et mois ainsi que les concepts religieux sont issus de l�arabe.

Toutefois aujourd�hui le fran�ais est dominant, ce qui pose probl�me pour une grande partie de la population, notamment en campagne, qui n�utilise que des dialectes.
L�importance du fran�ais dans l��le vient de la p�riode pr�-r�volutionnaire durant laquelle l�enseignement du fran�ais d�butait d�s la maternelle.
En 1972, durant les �v�nements de mai, les �tudiants r�clam�rent un enseignement adapt� � la r�alit� malgache. Mais l�enseignement universitaire �tant toujours donn� en fran�ais, les �l�ves issus de la � malgachisation � �taient en d�calage.
Le fran�ais est donc redevenu la langue principale depuis 1993.

Religion

La religion et les croyances

Le peuple malgache d�origine complexe a des croyances et des coutumes diverses et tr�s particuli�res. La croyance traditionnelle sur l��le est celle qui admet l�existence d�un seul Dieu omnipr�sent, le Dieu Cr�ateur � Zanahary � ou � Andriamanitra �, dit � le seigneur parfum� �.

Cependant, Madagascar porte un culte beaucoup plus important � leurs anc�tres d�funts et se rattachent plus facilement aux anc�tres divinis�s appel�s � Razana �. Ce culte est une c�l�bration de la science de la vie et serait d�fenseur de la vie sur la terre, mat�rielle et spirituelle.
Le dieu � Razana � est invoqu� � toutes les grandes occasions de la vie : mariage, construction d�une maison ou d�une pirogue, naissance d�un enfant, etc. A ces occasions, on lui offre en sacrifice des animaux (poulets ou z�bus) ou des aliments (rhum, miel, etc.).

Selon la croyance malgache, certains sinistres comme les accidents ou les maladies seraient les cons�quences d�un manquement au culte des anc�tres. Ce serait un ch�timent inflig� par exemple � ceux qui auraient viol� un � fady � (tabou). Les anc�tres garderaient leur individualit� et leurs attaches familiales. Leur pouvoir est r�v�l� � travers les � ordres sacr�s � qui dictent l�organisation politique, culturelle et m�dicale de la famille ou de la communaut�.
L�importance de ce culte vou� aux anc�tres explique l�ampleur de l�art et des rites fun�raires dans certaines r�gions.

Les autres religions � Madagascar

En dehors de la religion traditionnelle, Madagascar compte environ 40% de chr�tiens qui se r�partissent � travers 4 grandes �glises ainsi que 200 000 musulmans, implant�s principalement sur la cote Ouest et dans la capitale. Les musulmans repr�sentent environ 10% de la population malgache.

Le christianisme
Si l��vang�lisation a �t� r�ussie � Madagascar, cela est d� en grande partie � la souplesse des missionnaires europ�ens qui ont r�ussi � adapter la religion chr�tienne � celle des malgaches, fondamentalement monoth�iste. Les deux religions s�associent gr�ce � des similitudes comme notamment la r�surrection du Christ qui peut facilement �tre admise pas les malgaches croyant en une mort sans ruptures mais par une transition vers une autre vie.
La religion protestante domine les Hautes Terres alors que la religion catholique r�gne dans les r�gions c�ti�res. Cette sch�matisation semble simpliste, mais elle est le fruit de l�implantation des diff�rents missionnaires fran�ais et anglais dans les diff�rentes r�gions de Madagascar. Dans certaines villes importantes comme Antananarivo et Fianarantsoa, les deux religions cohabitent parfaitement et le paysage est ponctu� de clochers d��glises avoisinant ceux des temples.

L�animisme
Inspir� des rites orientaux, l'animisme est � vrai dire la religion des anc�tres. C'est � ce titre que m�me les chr�tiens s'y attachent.

L�islamisme
Import� par les marchands arabes, il s'est consid�rablement dilu� dans la civilisation malgache construite par des apports de tous horizons.

Les rites malgaches

Les rites fun�raires en Imerina : le d�funt est lav�, habill� et envelopp� d�un linceul traditionnel, en soie, le � Lamba Mena �. Apr�s avoir �t� expos� quelques temps � ses proches, il est mis en bi�re et transport� jusqu�au tombeau. Ce transfert est l�occasion d�un dernier voyage sur les propres terres du mort.
En pays Mahafaly et Antandroy, la c�r�monie peut durer plusieurs jours et son importance variera selon la richesse du d�funt. Le rite d�bute par le transport du cercueil. Il est port� par des hommes qui dansent sur un rythme saccad� alors que les femmes les accompagnent en battant des mains. Port� au tombeau et enterr�, un monument est ensuite �lev� � la m�moire du d�funt.
Cette c�r�monie se d�roule sur plusieurs jours accompagn�e de sacrifices d�animaux dont le nombre augmente selon la richesse du d�funt. Ce sont quelquefois des centaines de t�tes qui feront l�objet du sacrifice.


Les croyances

La mort
La mort, pour la religion traditionnelle malgache, marque le passage du rang d'�tre humain au haut rang de Razana. Trois c�r�monies importantes accompagnent la mort.
Il s'agit des fun�railles, du 'Famadihana' (exhumation) et des sacrifices.
Le Famadihana ou retournement des morts : ce n'est pas une simple tradition, mais entre dans le domaine profond de la culture malgache. L'objectif est de 'rapatrier' les descendants d'une m�me lign�e dans un m�me environnement, voire dans un m�me caveau. Cette c�r�monie festive est l�occasion de purifier un d�funt en lui changeant son linceul.
Ce rituel se fait selon un ensemble de rites pr�cis : le corps du d�funt est exhum� du tombeau puis envelopp� dans une natte. Il est ensuite port� par deux hommes alors qu�un procession de proches suit le corps en chantant et en jouant de la musique. Apr�s avoir re�u des onctions de miel, de tabac, de riz ou d�alcool, le d�funt est ensuite envelopp� dans un nouveau linceul.
La coutume veut qu�on fasse ensuite tourner le corps cette fois autour du tombeau avant de le red�poser dans son caveau. La c�r�monie est cl�tur�e par un discours en m�moire du mort et � la destin�e des vivants.

Les fady
'Fady' peut se traduire par tabou. L'autorit� de 'Razana' est dict�e � travers des ordres qui s'accompagnent des 'fady'. Enfreindre un fady �quivaut donc � se rendre coupable envers les anc�tres. De nombreux interdits se cr�ent en fonction de chaque personne selon son sexe, son appartenance familiale ou communautaire, selon le lieu (espace) et la p�riode (le temps).

Le fomba (la coutume)
L'usage peut au fil du temps d�river sur une tradition. Or, s'opposer � la coutume entra�nerait un ch�timent de la part des anc�tres. La coutume veut par exemple qu'avant de boire ou de partager une boisson au cours d'un �v�nement on verse en guise d'offrande aux anc�tres un peu d'alcool sur le sol (symbolisant la terre).

La Famorana
La circoncision des gar�ons malgaches d�s leur jeune �ge, est l'h�ritage des croyances hybrides h�bra�ques et animistes. Elle se pratique � l'h�pital ou � la maison familiale par un m�decin agr�� quelle que soit l�ethnie ou la religion d'appartenance.
Cette manifestation se fait g�n�ralement dans une ambiance festive.
L�op�ration de circoncision est indispensable � la virilit� de tout enfant pour qu�il assure la post�rit�.

Arts & culture

L'artisanat

L�artisanat malgache est particuli�rement riche en couleurs et en mati�res naturelles tir�es des nombreuses ressources de l��le. Le ph�nom�ne de mode de recherche de mat�riaux authentiques permet aujourd�hui � Madagascar de d�velopper son fort potentiel artisanal.
Essentiellement constitu� de tissus, de bijoux, de vannerie de bois sculpt�s ou encore de pierres taill�es, certains �l�ments de l�artisanat de Madagascar sont reconnus internationalement.

Le papier � Antemoro �
Fabriqu� selon les proc�d�s authentiques � Antemoro �, donc enti�rement r�alis� � la main et s�ch� comme autrefois au � clair de lune �, ce papier est de couleur blanc �cru. Il est fait � partir d�une p�te d��corce pil�e, ce qui lui donne son aspect �pais et granuleux.
On l�utilise pour les reliures, le papier � lettre ou les enveloppes, les abats-jours ou les tapisseries. L�incrustation de fleurs s�ch�es le rend particuli�rement d�coratif.

Les pierres
Le sol de l��le est riche en min�raux de toute sorte. Les Malgaches en font une exploitation rest�e artisanale. Les lapidaires transforment toutes les pierres rares de Madagascar : onyx, agate, rubis, �meraude ou quartz et en font des objets divers. Vous pourrez ainsi vous procurer des objets d�coratifs vari�s que ce soit des boules, des cendriers, des �ufs polis ou encore des jeux de solitaire.

Les vanneries
Cet artisanat est particuli�rement r�pandu sur l��le. Les Malgaches fabriquent de nombreux objets utiles en mati�re v�g�tale, comme le raphia, le jonc, les palmes de palmiers ou de cocotiers. Ils utilisent notamment ces fabrications pour les couvertures de toiture ou les cloisons d�habitation.
Vous d�nicherez facilement de tr�s beaux chapeaux, paniers ou nattes de toutes les couleurs et de toutes les formes.

Les objets de r�cup�ration
La r�cup�ration est un moyen trouv� par les habitants pauvres de l��le pour survivre. Cette pratique est aujourd�hui devenue un art. Les cannettes, les bo�tes de conserves ou la t�le de r�cup�ration sont transform�es en arrosoir, gobelet ou bidon. Les mat�riaux les plus color�s deviennent des jouets ou des maquettes reproduisant les taxis brousses locaux, les jeeps ou encore les avions d�Air Madagascar.

L�art Zafimaniry
Cet art est li� au groupe ethnique 'Zafimaniry' qui vit dans une r�gion de for�ts, au Sud-Est d'Ambositra. R�put�s pour leur travail sur bois, de marqueterie, les Zafimaniry r�alisent de nombreux objets usuels tels que des coffres en bois sculpt�s, des bo�tes � miel, leurs cases, des volets ou des sarbacanes. A Ambositra, o� se sont implant�es des missions religieuses, un artisanat plus commercial � �merger avec une production en atelier de statuettes, de jeux d��checs, de meubles ou autres sculptures.

Les instruments de musique
Les instruments traditionnels utilis�s lors des f�tes et des c�r�monies sont fabriqu�s � partir de cuirs, de bois ou de bambous.
Le Valiha : instrument � corde compos� d�un corps en bambou et de multiples cordes tendues autour du corps.
Des mod�les de tambours, de cithares ou fl�tes.
Des 'djemb�' de qualit� sont fabriqu�s localement par des sp�cialistes des percussions.

L�artisanat malgache est encore tr�s riche, on peut notamment citer d�autres fabrications comme les bijoux, le tissu, les batiks, et les peintures sur soie.

L'architecture

L�art fun�raire sacr� est tr�s important � Madagascar. Le respect port� aux anc�tres malgaches est tr�s fort et g�n�re une production architecturale fun�raire riche.

L�architecture fun�raire est diff�rente selon les r�gions de l��le :

Dans les Hautes Terres
Dans le pays Betsileo, les caveaux sont surmont�s d�un entassement de pierres plates et plant�s de Vatohaly. Ces pierres lev�es indiquent le nombre de d�funts enterr�s � cet endroit. Les tombes sont g�n�ralement b�ties au sommet de rochers, pour �tre visibles de loin.

Dans le Sud-Est
Dans l�Anosy, on peut trouver des ensembles de dizaines de m�galithes form�s par des pierres comm�moratives. Elles se trouvent � proximit� des tombeaux, des poteaux entaill�s (alo-alo), desquels surplombent des sculptures d�oiseaux notamment. On peut voir ce type de monuments, en bordure de for�t entre Fort Dauphin et Sainte Luce.

Dans le Sud
Les Bara �rigent �galement des m�moriaux surmont�s de figurines d�oiseaux. Ils se distinguent par le caract�re g�om�trique des motifs. Le Mus�e de l�Homme de Paris a conserv� un mod�le de ces poteaux, qui repr�sente une femme avec son enfant.
Chez les Antandroy et les Mahafaly, les tombes sont de grandes tailles allant jusqu�� 15m de c�t� et 1,50m de hauteur. Les motifs repr�sent�s sont notamment � la croix mahafaly �. Leur sommet est plant� de poteaux de bois sculpt�, d�une hauteur allant jusqu�� 2m. Ces poteaux appel�s les alo-alo sont repr�sentatifs de la personnalit� du d�funt. On peut ainsi voir r�guli�rement des poteaux d�cor�s de sculptures de gendarme, de cycliste ou d�avion, etc.

Dans l�Ouest
Les sculptures des tombes les plus anciennes repr�sentent souvent des personnages ou des oiseaux sacr�s, comme les h�rons. Plus r�cemment, on a vu appara�tre de nombreuses sculptures �rotiques, leur message restant toujours myst�rieux. Les tombes les plus c�l�bres se situent dans la r�gion de Morondava.
Les Malgaches accordent beaucoup d�importance aux tombes fun�raires pour lesquelles ils d�pensent souvent plus d�argent que pour leur propre habitation, qui elle reste souvent pr�caire.

La musique

Musique et f�tes
La musique est pr�dominante dans la vie des malgaches. Que ce soit � l�occasion de f�tes communautaires, familiales, de c�r�monies religieuses, traditionnelles (messes, exhumation, circoncision) ou de veill�es mortuaires, les Malgaches chantent, �coutent de la musique ou dansent. Elle fait partie de leur vie quotidienne culturelle et sociale. Toute occasion est un pr�texte � faire la f�te. Celle-ci est souvent accompagn�e d�un bal, anim� en brousse par l�orchestre local. Son d�roulement suit un protocole tr�s pr�cis : apr�s l�hymne national, la plus haute personnalit� ouvre le bal par l�Afindrafindrao. Sur cette musique d�introduction, tous les participants forment une cha�ne symbolique et tournent par couple autour de la piste. Apr�s cela, les musiciens sont libres de jouer tous les types de musique.

Toutes les ethnies ont des types de musiques diff�rents. Le chant (a capella) et les battements de mains sont essentiels dans la musique malgache.

Les musiques par r�gions :

-Dans les r�gions c�ti�res, les rythmes sont g�n�ralement rapides et r�p�titifs. Des rythmes aujourd�hui c�l�bres ont vu le jour dans ses r�gions. Le Salegy dans le Nord ou encore le Tsapika dans le Sud, issus des musiques traditionnelles d�autrefois sont aujourd�hui particuli�rement appr�ci�s par les jeunes. Accompagn�e d�alcool ou de chanvre cette musique les m�ne souvent � la transe. Leur danse, rapide est tr�s physique, saccad�e, voir �rotique. Des groupes comme Jaojoby ou Tirike sont des troupes de Salegy et de Tsapika ayant un grand succ�s dans l��le aupr�s des jeunes.

-Dans les Hautes Terres, la musique est beaucoup plus solitaire, douce et exprime les sentiments de mani�re beaucoup plus discr�te. Les rythmes sont beaucoup plus lents. Cette r�gion a �galement vu na�tre des chanteurs c�l�bres, le plus repr�sentatif �tant le groupe Mahaleo. Populaire depuis plus de 25 ans sur l��le, il a fait �merger un courant de chansons populaires � textes. Son leader Dama est une v�ritable star dans l��le. D�autres chanteurs se d�marquent � l�image d�Eric Manana ou de Samoela, issus du courant contestataire.

-La r�gion de Tananarive est c�l�bre pour ses chants religieux principalement protestants.

Les Hira Gasy (chansons malgaches)

Dans les Hauts Plateaux, s�exerce une tradition particuli�rement populaire : celle des Hira Gasy. Ces spectacles de danse, de musique et de conte sont une forme d�expression unique dans l��le. Situ�es entre le th��tre et l�op�ra, ces spectacles sont con�us, �crits et chant�s par les paysans. Si le public est constitu� majoritairement de paysans, ceux-ci sont appr�ci�s de toute la population malgache.
Compos�s de vingt-cinq personnes, soit de dix huit hommes et cinq femmes, la repr�sentation se fait sous forme de comp�tition. La troupe gagnante sera celle qui aura le plus �mue, le plus captiv�e le public et celle dont les costumes seront les plus originaux.

La repr�sentation d�bute par un Kabary, un discours par le doyen de la troupe. Il remercie les anc�tres et salue le public. La suite est une illustration du message lanc� lors du Kabary, � travers des chansons et des danses acrobatiques et accompagn�es des musiciens (trompettes, tambours, fl�tes et clarinettes). Les sujets abord�s dans les spectacles sont souvent la vie, les anc�tres, l�amour, la mort, le travail ou encore d�autres th�mes de pr�dilection � Madagascar comme la protection de la nature, le contr�le des naissances, la solidarit� entre pauvres ou la pr�vention du sida. Plus qu�une forme artistique l�Hira Gasy est une occasion pour les Malgaches de partager leur vision du monde.

Les troupes professionnelles d'Hira Gasy, se produisent chaque dimanche apr�s-midi au 'Tranom-pokonolona' ou maison populaire, dans le quartier d'Isotry � Antananarivo.

Les instruments traditionnels

Il existe des centaines d�instruments diff�rents � Madagascar. Les fl�tes, les tambours, les clarinettes ou les percussions sont les plus courants. Deux instruments traditionnels pr�dominent pourtant pendant les f�tes et c�r�monies malgaches.
Le Valiha : une vari�t� de cythare (petite harpe) fabriqu�e en bambou et entour�e de nombreuses cordes. On retrouve avec cet instrument l�influence austron�sienne. Vous pourrez assister � des concerts de Valiha donn�s par Sorajavona et Don� Andriambaliha � Tananarive.
Le plus grand joueur de Valiha est actuellement Justin Rakotondrasoa, dit Justin Vali, le descendant d'une lign�e de joueurs de valiha.
Le Kabosy : sorte de guitare hawa�enne. C�est l�instrument privil�gi� des pauvres.
Le Gorodao : accord�on diatonique introduit dans les orchestres locaux dans les ann�es 1950.
Le Lokanga : violons traditionnels � trois cordes.
Le Marovany : sorte de cithare.
La Sodina : fl�te traditionnelle.

La musique malgache aujourd�hui

Si la musique malgache est tr�s riche, vari�e, et pr�dominante dans la culture de l��le, elle a pourtant mis du temps � se faire conna�tre en dehors de son territoire. La musique de Madagascar issue d�un important m�tissage � la fois asiatique, africain, arabe et m�me europ�en a su r�sister � l�invasion de la musique occidentale.
La chanson malgache a connu un essor important vers 1972, l�ann�e de la r�volution. Elle a ainsi vu na�tre de nombreux chanteurs contestataires, comme notamment Rossy et Mahaleo. A l��poque, des groupes pr�naient une identit� malgache forte en int�grant des textes en malgaches et des rythmes traditionnels. Ils sont aujourd�hui toujours aussi populaires et donnent r�guli�rement des concerts dans l��le.
Depuis 1986, un salegy-rock a vu le jour, impuls� par le guitariste Eus�be. Le vaqu'sauv, rap malgache renouant avec la tradition des joutes orales, est tr�s en vogue dans la jeunesse des grandes agglom�rations urbaines.
Les rythmes les plus populaires actuellement sont des rythmes tr�s rapides et festifs comme le salegy mais �galement la soukouss, le kwassa-kwassa, le mbaganga, le reggea, le zouk ou le benga.

Les c�r�monies et rituels

Dans les hautes terres, le premier jour de l�ann�e lunaire est marqu� par l�Alahamadibe. On implore � cette occasion la b�n�diction de Dieu et des anc�tres par des s�ances de purification et des sacrifices de z�bus. Sont r�unis ce jour l� tous les participants autour d�un grand repas, toujours accompagn� de danses et de chants.

En juin, le Fisehagna est c�l�br� dans la province de Dieg� Suarez afin de conjurer les mal�dictions d�un mois g�n�ralement n�faste pour l��le.

Tout l'hiver austral se place sous le signe de la circoncision, du retournement des morts, et de l'hommage aux anc�tres. La circoncision s'appelle Famorana sur les Hautes Terres ou Tolaza chez les Betsimisaraka du Sud. La c�r�monie la plus spectaculaire est le Sambatra de Mananjary qui a lieu tous les 7 ans en Octobre. Il s'agit d'une circoncision collective de tous les enfants m�les de la r�gion. La f�te dure une semaine mais n�cessite un mois de pr�paration.

L'hiver est la p�riode o� l'on donne de nouveaux linceuls aux morts. Le Famadihana sur les Hautes Terres, est une p�riode durant laquelle il n'est pas rare que des familles prom�nent les d�pouilles de leurs disparus dans les rues. On a �galement le Ati-Damba dans la province de Tamatave, toujours accompagn� de l'incontournable sacrifice des z�bus.

En juillet, les Sakalava du Boina (Province de Majunga) se r�unissent pour le FANOMPOAMBE. Les alentours des sanctuaires sont nettoy�s, des offrandes de miel et d'alcool sont faites aux anc�tres, et on proc�de au bain des reliques sacr�es.

En Ao�t, seulement tous les 5 ans, les Sakalava du Menabe se donnent rendez-vous � Belo sur Tsiribihina pour le FITAMPOHA o� l'on fait all�geance au roi coutumier tout en demandant la b�n�diction de Dieu et des anc�tres. La c�r�monie qui dure une semaine (except�s le lundi et mercredi, jours n�fastes) est marqu�e par des chants, des danses, des sacrifices de z�bus, ainsi que le bain des reliques royales qui en est le temps fort.

Tous les 5 ans �galement, le Nord vibre pour le TSANGA-TSAINA ou C�r�monie du M�t, qui est la plus grande f�te Antakarana. Le m�t s'identifie � la virilit� et au roi, alors que le sol o� il est plant� repr�sente la f�condit� et la terre-m�re. Le Tsanga-Tsaina raffermit les liens entre les descendants du roi Tsimiharo et consacre le pouvoir du souverain. Marqu� par de nombreuses festivit�s : p�lerinage � l'�le Mitsio et dans les grottes de l'Ankarana, choix et fa�onnage du bois du m�t, danses, chants et salves de fusils, lev�e du drapeau national et de celui � croissant et �toiles rouges du roi, cette f�te traditionnelle est la plus impressionnante de la Grande Ile.

La litt�rature

La litt�rature malgache est apparue vers 1850, lorsque l'historien Raombana a r�dig� 8 000 pages racontant le r�gne de Ranavalona I.
La litt�rature et la po�sie modernes se d�veloppent dans les ann�es 30 et 40, en particulier sous la plume de Jean-Joseph Rabearivelo (1901-1937) qui f�t para�tre le premier recueil en fran�ais La coupe de cendres (1924) puis Sylves (1927) ou Presque-Songes (1934).
Charles Renel, un instituteur, publia en fran�ais des Contes de Madagascar (1910 et 1930). Avec Jacques Rabemananjara (Antsa, 1956; Antidote, 1961) et Flavien Ranaivo (l'Ombre et le Vent, 1947), il forme la �trilogie malgache� dont les �uvres, puise aux racines de la pens�e malgache et se dressent contre la colonisation.
Le premier roman malgache para�t en 1965: 'Les Voleurs de b�ufs', de Rabearison. La g�n�ration nouvelle de po�tes compte notamment Esther Nirina ('Simple Voyelle', 1980), � l'�criture pure. Les romanci�res Charlotte-Arrisoa Rafenomanjato, dans le 'P�tale �carlate' (1985), et Mich�le Rakotoson, dans 'Le Bain des reliques' (1988), d�crivent le conflit social entre tradition et modernit�. Jean-Luc Raharimanana ('L�preux', 'Nouvelle', 1992) vient confirmer l'originalit� et la maturit� de la litt�rature malgache.

La litt�rature orale

Madagascar poss�de, depuis des temps imm�moriaux, une riche litt�rature orale. Elle fournit des mod�les de comportement et d'enracinement dans les valeurs austron�siennes. Chaque mythe malgache correspond en effet � un r�cit de la cr�ation du monde � Born�o, chaque conte est une variante d�un mythe polyn�sien. On associe �galement les hain-teny aux pantoums malais. Les hain-teny sont des po�mes en prose dont les th�mes r�currents sont la vie, l�amour, la mort ou les anc�tres. Ces joutes oratoires sont n�es dans la r�gion d�Imerina.

Le cin�ma

L�industrie cin�matographique malgache n�en est qu�� ses d�buts.
Le cin�ma malgache est n� du documentaire. Le plus ancien a �t� r�alis� en 1947 par Raberono � l'occasion de la c�r�monie comm�morative du centenaire de la mort de Rasalama. 'L'Accident' (1972) est le premier moyen m�trage de fiction en version malgache de Beno�t Ramampy, auteur en 1984 de 'Dahalo Dahalo', et co-auteur avec Abel Rakotozanany en 1987 du Prix de la paix. 'Le Retour' (1973), premier long m�trage malgache d'Ignace-Solo Randrasana, d�crit la condition des petites gens soumis � l'exode rural. Enfin, 'Taba-taba', long m�trage de Raymond Rajaonarivelo, pr�sent� en 1988 � Carthage et � Cannes fit un tabac lors de sa projection. Le film tente une premi�re r�flexion sur des �v�nements politiques survenus en 1947 et demeur�s jusqu'� nos jours, inexpliqu�s.

Les films malgaches suivants sont projet�s en version fran�aise dans quelques salles sur l��le :
-Taba taba, de Raymond Rajaonarivelo
-Very Rembly, d�Ignace Solorandrasana
-Dahalo-dahalo, de Beno�t Ramampy
-Sous le Pont de Mirabeau, d�Elie Rajaonarison

Gastronomie et boissons locales

La gastronomie

Autrefois, pendant la f�te du Bain se r�unissaient le souverain et ses sujets autour d�un festin � base de riz arros� de lait et de miel, appel� Tatao. Ces repas royaux ont ensuite �t� enrichis pour devenir d��normes repas constitu�s de sept plats, les Hanim-pitoloha.
Aujourd�hui, Madagascar, dont 70% de la population vit sous le seuil de pauvret�, ne se permet plus ce type repas gargantuesques! Les repas malgaches, appel�s Sakafo, se composent g�n�ralement de trois repas : un le matin, un au milieu de la journ�e et un dernier vers 19h avant la tomb�e de la nuit. L��le est riche en fruits, l�gumes, produits de la mer et viande de z�bu, l�ingr�dient phare reste toutefois le Riz.

Le riz
C�est v�ritablement la nourriture privil�gi�e par les Malgaches. Servi seul ou accompagn� de l�gumes, d��pices, et de toutes sortes de viandes (z�bu) ou poisson, c�est l�aliment de base de tous les plats � Madagascar. Les Malgaches seraient parmi les plus gros mangeurs de riz de la plan�te avec pr�s de 135 kg consomm�s par ann�e et par habitant. Cet aliment appel� � vary � est visible dans le paysage de l��le puisque trois quarts des terres cultiv�es sont occup�es par des rizi�res.

Les produits de la mer
La p�che est une activit� tr�s importante pour les Malgaches. La mer apporte de grandes vari�t�s des produits recherch�s. Les mangroves abondent de crevettes et d�hu�tres. Les barri�res coralliennes fourmillent de poulpes, de crabes, de calmars ou de petits poissons, alors que la p�che � la pirogue � balancier permet de recueillir du thon, du marlin, des capitaines et autres vari�t�s. Les basses mers de Fort Dauphin et de Nosy Be, sont �galement r�put�es pour les langoustes, les araign�es et concombres de mer.

Le z�bu
Cette viande que l�on peut aujourd�hui trouver en France, est tr�s pr�sente sur l��le. D�gust� en filet, en brochette, en pav�, rosbifs ou rago�t, cette viande est toujours tr�s tendre. Le z�bu, tr�s populaire, remplace notre steack - frites national.

Les �pices et condiments
Madagascar est r�put� pour �tre le premier exportateur mondial de vanille mais elle regorge �galement de nombreux autres parfums et �pices moins connus. La r�gion d�Antserana est connue pour les piments, Toamasina pour la girofle, Nosy-Be pour l�ylang-l�ylang. Vous pourrez trouver sur les march�s de la cannelle en b�ton et en poudre, des clous de girofle frais, d�shydrat�s ou en essence, du poivre vert, blanc ou noir.

La gastronomie de Madagascar est repr�sent�e par deux plats principaux particuli�rement r�put�s : Le Romavaza et le Ravitoto.
Le Romavaza est un rago�t de viandes et de br�des accompagn�s de tomates, d�oignons, d�ail et de gingembre.
Le Ravitoto est un m�lange de filets de viande de b�uf ou de porc avec une pur�e de feuilles de manioc pil�es et son lait de coco.

Vous pourrez �galement go�ter durant votre voyage diff�rents plats typiques :

Les br�des
Ce mot d�origine portugaise d�signe certaines plantes ou l�gumes. On distingue deux cat�gories de br�des : les � mamy �, feuilles douces appel�es �galement br�des morelles par les Fran�ais et les br�des � anamalaho � qui apportent une saveur chaude et piquante aux plats.

Le Koba Ravina, dit koubravine
Ces g�teaux se pr�sentent sous forme de � blocs cylindriques � envelopp�s de feuilles de bananier. Pr�par�s � base de farine de riz, de sucre roux et de cacahu�tes pil�es, et cuits � l�eau dans des grandes marmites, ces g�teaux sont appr�ci�s de tous.

Les Mosakiky ou Masikita
Vous pourrez trouver ces petites brochettes, servies avec des patates douces, du manioc cuit et une sauce piment�e dans la plupart des villes de l��le, pr�par�es par les � mamas � malgaches. A Nosy Be, les mosakiky, accompagnent g�n�ralement les petits g�teaux sal�s au riz et au coco, appel�s les � bantams �.

Les Mokary
Ces petites galettes de riz cuites dans un moule rond sont consomm�es le matin avec le caf�. D�gust�es bien chaudes et craquantes, vous n�y r�sisterez pas !

Le foie gras
Le foie gras malgache d�tient une tr�s bonne r�putation. Son go�t tr�s particulier ravira les gourmets les plus fins. Les r�gions privil�gi�es pour appr�cier les meilleurs foies gras sont Antsirabe (Behenjy), Fianarantsoa et Andasibe.

Les boissons locales

Les vins
L��le est productrice de vin. La r�gion de Fianarantsoa est particuli�rement r�put�e, notamment pour ses vignobles de Andriamboasary, d�Isorana ou de Soaindrana. Vous trouverez �galement des vins malgaches dans la r�gion d�Antsirabe. Allant des vins blancs secs ou moelleux des rouges, en passant par des ros�s, Madagascar poss�de de tr�s bons crus. Go�ter notamment au Maromby, un vin cuit tr�s appr�ci� en ap�ritif, ou au Clos Malaza, au Dom Remy, ou au Lazan�i Betsileo.

Les ranovola
C'est 'l'eau de riz' produite en faisant bouillir de l'eau avec le reste du riz br�l� et accroch� au fond de la marmite. Efficace contre les probl�mes de d�shydratation et contre les diarrh�es. C'est un bon moyen de boire une eau rendue salubre.

Le trembo (vin de palme)
Prononc� (tchemb), le vin de palme est fabriqu� � partir de la fermentation du liquide recueille � partir de jeunes fruits des cocotiers.

Le Toaka gasy
Ce terme d�signe tous les alcools locaux fabriqu�s artisanalement. Distill�s clandestinement, on le fabrique souvent � base de jus de canne de fruits sauvages.

Le rhum
C�est une boisson fortement consomm�e sur l��le. Il en existe une multitude de marques bon march�, comme la Turbo2, la Cazanove ou la Boum-Boum.

Le Betsa bestsa
Rhum particuli�rement pris� sur la c�te Nord-Est de l��le, est produite � partir de la canne � sucre et d��corces. Peu ferment�e, elle n�exc�de pas 5 degr�s mais distill�e, elle peut �tre tr�s forte. On en trouve dans toutes les petites �piceries en brousse.

La THB, la � Three Horses Beer �
Cette bi�re que l�on retrouve �galement � Singapour, au Viet-Nam et en Indon�sie est la bi�re la plus consomm�e dans le pays. On la retrouve jusqu'au fin fond de la brousse � toutes les temp�ratures.

Les enfants du pays

Les musiciens c�l�bres

Rakoto Frah : ce fl�tiste de renomm�e internationale �tait un v�ritable dieu de la musique traditionnelle malgache. Interpr�tant pendant toute se vie la musique de son �le (Hira Gasy, Vakisaova ou Vako-drazana), il avait aussi su s�adapter � son �poque. On l�entendait dans des styles contemporains que ce soit du jazz ou de la Soul. Ayant pratiqu� la musique pendant presque cinquante ans, son visage apparaissait m�me sur des billets de banque malgaches. Il est d�c�d� en 2002.

Rossy : Paul Bert Rahasimanana dit Rossy est le musicien certainement le plus c�l�bre aujourd�hui � Madagascar. Il a su allier la musique traditionnelle aux rythmes et instruments d�aujourd�hui. Ces compositions sont de v�ritables succ�s, notamment aupr�s des jeunes. Particuli�rement rythm�e, la musique de Rossy est festive et pr�te souvent � la danse. On le consid�re comme l�ambassadeur de la musique de l��le � l��tranger.

Justin Vali : c�l�bre musicien de � valiha �, instrument traditionnel caract�ristique des Hautes Terres. Ces principaux albums s�appellent Rambala, Malgache Connexion ou Bilo.

Andy Razaf : Andy Razaf fut un des compositeurs-arrangeurs attitr�s de Duke ELLINGTON.

Jaojoby : sp�cialiste du � Salegy � et � Malessa � ou � Baoenjy � ses d�riv�s, musiques issues de la c�te Ouest et du Nord de l��le essentiellement. D�autres musiciens de Salegy sont assez c�l�bres aujourd�hui : Mily Cl�ment (Ambanja), Tianjama 'le grand ma�tre' (Antsohihy), Ninie, Beri-Kely et Fatoma (Diego Suarez)...

Dama : il fait partie des fondateurs du courant appel� Mahaleo qui peut se comparer � de la � folk song �. Premier � avoir chanter en malgache, au lieu du fran�ais beaucoup plus courant dans les ann�es 70-80, Dama engendra une vraie r�volution musicale. Ses textes parlent des th�mes de la fraternit�, la justice, l�amour ou l�unit� nationale.

Les �crivains

Jean-Joseph Rabearivelo : ce po�te illustre a marqu� de ses �crits la litt�rature malgache avant de se suicider � 36 ans. Son �uvre faut aujourd�hui partie des classiques.

Jacques Rabemananjara : po�te militant, il s�est particuli�rement impliqu� apr�s la guerre. Sa participation � l�insurrection pour l�ind�pendance lui valut la prison et la d�portation. Il continua � �crire durant cette p�riode difficile.

Jean-Luc Raharimanana : cet �crivain est r�put� pour ses nouvelles �voquant une vision urbaine tr�s pessimiste.

Le cin�ma

Raymond Rajaonarivelo : cin�aste qui fit conna�tre le septi�me art malgache avec son film de renomm�e internationale Taba Taba s�lectionn� pour le festival de Cannes en 1988.

Le th��tre

Ramilison : le ma�tre du th��tre traditionnel hira gasy. Il en dirige la f�d�ration des compagnies de th��tres. Ses chansons sont extr�mement populaires dans l��le. Tr�s impliqu� dans la vie locale, il est appr�ci� de tous les malgaches.


Les personnages historiques

Pasteur Andriamanjato : ce pasteur �lu maire d�Antanarivo en 1959, est devenu un adversaire de pr�sident Ratsiraka avec son parti du Congr�s de l�Ind�pendance (Akfm). De nombreux fid�les restent proches du Pasteur depuis plus de quarante ann�es.

Monja Jaona : fondateur et Pr�sident national du parti Monima, il fut une figure charismatique de la lutte pour l�ind�pendance du pays. Investi dans le combat pour le progr�s et la justice sociale � Madagascar, il mobilisa �tudiants et paysans contre le n�ocolonialisme.

Philibert Tsirana : pr�sident de la premi�re r�publique de 1960 � 1972 et porteur d�espoir pour un peuple d�sireux d�ind�pendance. Ses promesses n�ayant pas �t� tenues et son parti s�av�rant �tre corrompu, la r�volution se d�clencha en 1972. Il mourut en 1978.

Amiral Didier Ratsiraka : pr�sident de la r�publique malgache de 1975 � 1993, il participa � la r�volution de la soci�t� dans tous les secteurs. Il fut notamment un des pr�curseurs du mouvement de la malgachisation qui redonna aux habitants son identit� linguistique. Il fut battu en 1993 mais redevint pr�sident en 1996 avant de perdre de nouveau son poste en 2001.

Marc Ravalomanana : Il succ�de � Ratsiraka en 2002 apr�s une p�riode de force qui a occasionn�e de nombreux troubles dans le pays.

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