| Les S�n�galais |
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Population & Langues Religion Arts & culture Gastronomie et boissons locales Les enfants du pays
Population & Langues
La population s�n�galaise est extr�mement difficile � recenser car certains peuples sont en mouvement constant. En 2001, on comptabilisait 9,8 millions d�habitants. C�est un pays jeune dont 50% de la population a moins de 20 ans. Les gens vivent en milieu rural plut�t que dans les grandes villes. La capitale, quant � elle, rassemble plus de 2,5 millions d�habitants. Au S�n�gal, on d�nombre plus d�une vingtaine d�ethnies. A l�int�rieur d�un m�me groupe, on observe des sous-groupes avec des langues diff�rentes. Le paysage social s�n�galais est � la fois complexe et int�ressant puisqu�il se caract�rise par des peuples distincts, des religions et des traditions diff�rentes.
Le S�n�gal est peupl� de Peuls, de Wolofs, de Toucouleurs, de Sarakol�s, de L�bous, des S�r�res, de Mandingues, de Niaks, de Ba�nouks en Casamance, des Diarank�s au Sud Est, de Niominkas dans le Sin�-Saloum et d�autres ethnies aborig�nes.
Les Peuls.
Tribu nomade, les Peuls sont rassembl�s sur l�ensemble du pays et en particulier � l�Est et dans les r�gions d�sertiques. Ils repr�sentent 5% de la population. Pour expliquer leur apparition, qui reste une �nigme, on raconte plusieurs histoires. Certains disent qu�ils descendraient de mercenaires romains �gar�s dans le d�sert du Sahara alors que d�autres leur trouvent des ressemblances avec les guerriers Massa�s du Kenya. L�arriv�e des Peuls en terre s�n�galaise daterait du XIe si�cle lors de la construction de l�empire Tekrour par les Toucouleurs. Leur activit� principale est l��levage; ils vouent une v�ritable v�n�ration au b�tail qui donne lieu � des f�tes et des rites religieux. Ce peuple m�tiss� s�est converti � l�islam alors qu�au d�part ils y �taient r�fractaires. Les Peuls ont fortement contribu� au d�veloppement de l�Islam dans le pays.
Les Toucouleurs.
Peuple nomade comme les Peuls, les Toucouleurs r�sident dans la Vall�e du fleuve S�n�gal et dans l�Est du pays. Ils repr�sentent 10% de la population. Ils sont connu pour �tre de grands guerriers et furent jadis sous l�influence du puissant El Hadj Omar Tall. Ce dernier voulait r�pandre l�Islam par tous les moyens. Il avait organis� la guerre sainte qui d�buta dans la r�gion du Ferlo puis s��tendit au centre du territoire, en Gambie, en Casamance , au Mali et en Guin�e, faisant ainsi fuir les autres peuples.
Les Toucouleurs s�investissent dans la vie �conomique du pays, ils poss�dent des boutiques et de multiples dibiteries.
Les Wolofs.
Au S�n�gal, ils sont majoritaires puisque l�ethnie regroupe, � elle seule, plus de 30% de la population. Cette position leur a permis de dominer et d�imposer leur langue � tous. Les Wolofs sont pr�sents dans le nord du pays, les secteurs urbanis�s, dans les villes de Dakar, Touba, Thi�s, dans la r�gion du Sin� Saloum et �galement du cot� de Tambacounda dans la r�gion du S�n�gal oriental. Selon les traditions, c�est un peuple cultivateur qui produit essentiellement de l�arachide. Les Wolofs b�tissent l�Empire Djolof dans la partie centrale du S�n�gal au XIVe si�cle ce qui facilitera leur expansion. Cette ethnie rassemble, pour la plupart, des Talib�s de la confr�rie Mouride. A l�origine , les Talib�s �taient des �l�ves de l��cole coranique ce qui explique que les Wolofs soient � 90 % musulmans.
Les L�bous.
Souvent associ�s aux Wolofs, les L�bous sont des membres de la confr�rie Lay�ne. Ils r�sident en majorit� dans la presqu��le du Cap Vert, � Rufisque et � Kayar. Ils pratiquent l�art de la p�che artisanale dont on leur reconna�t un v�ritable savoir faire et parlent un dialecte Wolof. En terre L�bous, les d�cisions du groupe et les pouvoirs reviennent aux anciens.
Les S�r�res.
Repr�sentant environ 17% de la population, ils sont r�partis sur la petite c�te et dans les villes de Fatick et Kaolack. Certains d�entre eux cultivent le mil, l�arachide et le riz alors que d�autres font partie de la haute soci�t� et occupent des postes de dirigeants et des postes administratifs. Pour la plupart musulmans, les S�r�res constituent �galement la seconde communaut� catholique du S�n�gal.
Les Mandingues.
Comme les Bambaras, les Malink�s d�coulent de l�ethnie des Mandingues. On les retrouve dans la r�gion du S�n�gal oriental et en Casamance. Attir�s par la sorcellerie, les Malink�s s�improvisent � diseurs de bonne aventure � et sont r�put�s dans le pays. Les Bambaras, quant � eux, r�sident principalement au Mali. Quelques uns vivent au S�n�gal dans la r�gion de Tambacounda. Les Mandingues sont musulmans et ont fortement particip� au d�veloppement de l�Islam.
Les Diolas.
Les Diolas sont subdivis�s en sous-groupes r�partis en Casamance et regroupent 9% de la population du S�n�gal. Les Floups d�Oussouye sont consid�r�s comme l�ethnie la plus populaire. Ils parlent le dialecte Fogny et ont pour activit� principale l�agriculture. Repoussant l�Islam, les Diolas se tournent vers le christianisme. La for�t et les bolongs tiennent une place importante chez les Diolas car ils s�y r�fugiaient pendant les combats. On peut ainsi dire qu�ils en connaissent les moindres recoins.
Les Bassaris.
Ils font partie d�une ethnie aborig�ne rare. Ils sont retranch�s dans les montagnes et leurs villages sont difficilement accessibles. On les trouve dans le Sud du S�n�gal oriental et dans la r�gion de Tambacounda ( dans le quartier de Gourel Diadji et � la M�dina Koura dans le quartier Ponang). Ils pratiquent la chasse et sont des apiculteurs exp�riment�s. Les Bassaris ont su conserver leurs coutumes et leurs valeurs traditionnelles malgr� les influences ext�rieures. L��ducation des jeunes enfants occupe une place importante chez ce peuple. L�ethnie est organis�e en classes d'�ge. Pour passer d�une classe � une autre il faut honorer un rituel pr�cis. Ce passage va durer environ six ans. Les filles et les gar�ons sont s�par�s et envoy�s dans des cases, des centres ou ils vont commencer leur apprentissage. Les anciens leur inculquent les valeurs rattach�es au peuple Bassari telles que le travail en collectivit� et l�entraide.
Les Sarakol�s.
Cette communaut� est aussi appel�e � les Sonink�s �. Ils sont en minorit� et ne repr�sentent que 3% de la population. Les Sarakol�s �taient les principaux occupants de l�empire du Ghana. Ils sont regroup�s � l�Est et le long du fleuve S�n�gal, dans des villes telles que Bakel, Diawara et Waound�.
Religion
Les religions jouent un r�le pr�pond�rant dans la soci�t� s�n�galaise puisqu�elles dictent une certaine ligne de conduite. Aujourd�hui, 90% de la population au S�n�gal est musulmane, quant aux 10% restants, ils regroupent � la fois les chr�tiens et les croyants animistes.
L�Islam.
A son apparition sur le territoire, au IXe si�cle, l�Islam instaure un certain code d�ontologique. Les croyances et les coutumes �tant diverses selon les peuples, l�Islam s�est donc adapt�. En th�orie, la religion requi�re que tous les croyants soient en contact direct avec le Dieu Allah alors que dans la pratique, on observe un r�el d�bordement. Les s�n�galais vont faire appel � des guides spirituels comme les marabouts et ils vont former des confr�ries. Le marabout se conf�re des pouvoirs divinatoires et va ainsi servir d�interm�diaire entre les fid�les et Dieu. Faisons �galement remarquer que les s�n�galais ne parlent pas un seul mot d�arabe hormis le traditionnel bonjour. Pourtant ils utilisent la langue pour prier. Cette contradiction montre comment l�Islam s�est ajust� pour pouvoir s�imposer dans le pays.
Cet Islam est organis� en confr�ries ind�pendantes dirig�es par un marabout ou un cheikh. V�ritables institutions, elles se diff�rencient les unes des autres. Le marabout est un homme puissant qui sait tirer profit de la place qu�il occupe. Voie de la sagesse et de l�autorit�, il est plus qu�appr�ci� par les hommes politiques qui voient en lui un soutien non n�gligeable lors des �lections.
Les confr�ries les plus importantes sont les suivantes :
La confr�rie Mouride.
Fond�e par le Cheikh Ahmadou Bamba en 1884, la Mouridiya est une confr�rie islamique qui repose sur quatre principes : l�instruction, la d�votion, le travail et la discipline. Au d�but, le Cheikh Ahmadou Bamba fut un adepte de la Tidjania, il avait d�j� un certain don pour amasser les foules puis, plus tard, il d�finira sa pens�e spirituelle et cr�era sa propre confr�rie. Il fit construire dans la ville sainte de Touba une magnifique mosqu�e. Les fid�les vouaient au Cheikh une v�ritable fascination. Les autorit�s coloniales qui redoutaient le Jihad furent alert�es et le Cheikh f�t exil� au Gabon de 1895 � 1902. Le Mouridisme trouve ses racines dans les r�gions de Baol et Cayor. Aujourd�hui, il est influent dans le pays et regroupe une grande partie de la communaut� musulmane. Une fois par an, le grand maggal (p�lerinage) est c�l�br� selon le calendrier et rassemble des milliers de p�lerins.
La confr�rie Tidjania.
Faisant partie des deux plus importantes confr�ries du pays, la Tidjania rassemble plus d�un tiers des musulmans. Son fondateur, El Hadj Omar Tall y adh�re lors d�un p�lerinage � la Mecque en 1827. A son retour, on le proclame Khalife et il habite la ville sainte de Tivaouane.
En 1852, El Hadj Omar Tall prend les armes et se lance dans une guerre sainte contre le pouvoir colonial et les peuples refusant l�islamisation.
Malik Sy, qualifi� de pacifiste, succ�de � Omar Tall au d�but du XXe si�cle et il dirige, aujourd�hui encore, la confr�rie. Certains pr�ceptes Mourides, comme la valorisation du travail, ont influenc� la Tidjania.
La Quadirya.
Ce groupe s�est construit au Maroc et en Mauritanie puis il a touch� le S�n�gal. La confr�rie Quadirya est caract�ris�e comme �tant une repr�sentation orthodoxe des musulmans et rassemble tr�s peu de fid�les dans le Nord du pays et en Casamance.
Les Lay�nes.
La confr�rie rassemble les L�bous de Kayar � Rufisque qui sont regroup�s sur la presqu��le du Cap Vert. A leur t�te, Libasse Thiaw qui affirme r�incarner le proph�te Mahomet et qui a une tout autre vision de l�Islam. Pendant le mois de Ramadan, mois de je�ne, les Lay�nes f�tent tous les soir � la nuit du destin � ( ils m�ditent, font des offrandes ), normalement c�l�br�e le 26�me jour du ramadan par tous les autres musulmans. La ville sainte de Yoff accueille tous les ans les fid�les pour c�l�brer une grande f�te religieuse.
Le Catholicisme.
La religion catholique est apparue, au S�n�gal, au milieu du 19 �me si�cle. Le Catholicisme n�a s�duit que tr�s peu de s�n�galais puisqu�il ne touche que 10 % de la population dont la plupart sont les Diolas, les S�r�res et les Ba�nouks. Ces ethnies se rassemblent lors de nombreux �v�nements comme le p�lerinage � Popenguine ou la f�te de la jeunesse. Contrairement � l�Islam, le Catholicisme n�a pas su s�impr�gner de la culture s�n�galaise pour convaincre et s�imposer.
L�animisme.
La croyance animiste est tr�s r�pandue au S�n�gal et de plus elle est tol�r�e par la religion musulmane. On la trouve surtout en Casamance, dans la r�gion du S�n�gal oriental et en Gambie. Tout r�side dans une conception spirituelle de la vie. L�animisme ne laisse pas place au hasard, puisque selon cette croyance, une �me r�side dans chaque objet. Cette �me va diriger les �tres et provoquer certains �v�nements de la vie. Pour les animistes il existe une relation �troite entre le sacr�, la nature et l�homme. Les pri�res visent � garantir la fertilit� des terres, la f�condit� et tout autre besoin. Les sc�nes de vie s�n�galaises trouvent �galement leur interpr�tation dans cette croyance. Pendant les f�tes traditionnelles, les S�n�galais arborent des masques, des amulettes et des gris-gris en tout genre pour v�n�rer les esprits et leurs anc�tres. Ils dialoguent avec les morts par l�interm�diaires des griots ou des marabouts. Autant catholiques que musulmans, ils sont nombreux � c�l�brer et � perp�tuer ces rites et croyances traditionnels.
Un des rites tr�s r�pandu des animistes est le port de gris gris, ces amulettes confectionn�s avec des cauris et des morceaux de cuir, cens�es prot�ger du mal et des mauvais sorts.
Le plus souvent ils sont sp�cifiques � une population, voire � un village. Ils sont pratiqu�s pour r�soudre un probl�me ou en guise de protection contre le mal.
Le Simb, ou la danse du faux lion.
C�est une pratique g�n�ralis�e au S�n�gal notamment lors d��v�nements importants comme la f�te de l'ind�pendance. Cette danse est li�e � une l�gende s�n�galaise faisant d�un brave chasseur qui a su se d�barrasser d�un lion un personnage �trange mi-homme mi-lion.
Rites d�initiation en pays Bassari.
Ces rites sont nombreux mais celui surnomm� �Okor� est l�un des plus importants. Ils ont lieux mi-avril. Ils d�butent un samedi apr�s-midi et se terminent le lendemain. Le rite � A-Ngoun � se pratique pour soigner les enfants. Cette manifestation englobe des parades de masques et des combat de lutte.
Gamou traditionnel de Kahone.
Il a lieu le 1er week end de mai � Kahone, vers Kaolack, pour augurere d�une bonne saison agricole. Toutes les provinces du royaume se r�unissent � kahone.
Le � Fil � de Touba Toul.
Danses et chants durant quatre jours, du samedi au mardi, � Touba Toul vers Thi�s, au d�but de la saison hivernale. Toujours li�e aux pluies qui doivent �tre r�guli�res.
Xulam.
Cette f�te est organis�e au d�but du mois de juillet et en l�honneur du roi d�Oussouye. Nombreux combats de lutte dans la r�gion Ziguinchor auxquels les filles peuvent prendre part.
La sortie du �Kankourang�.
C�est la f�te de la circoncision c�l�br�e au mois de septembre dans les villages mandingues de S�dhiou et de Kolda mais aussi dans la communaut� mandingue de M�Bour. Les circoncis sont prot�g�s des mauvais esprits par le � Kankourang �, un personnage mystique.
F�te de Mboss�.
Cette f�te qui se d�roule en septembre permet de prot�ger la ville de Kaolack gr�ce � son totem � Mboss� � (varan). Belle procession et nombreuses incantations et sacrifices.
Les luttes royales.
Elles c�l�brent la fin des r�coltes vers octobre-novembre.
�Futampaf� ou �Bukut�.
Un rituel des populations Djoola de la Casamance pour accompagner l�adolescent qui rejoint le monde des adultes. Elle a lieue tous les dix ans en moyenne, vers la fin du mois de mai.
Arts & culture
L'artisanat s�n�galais est mondialement connu notamment en France o� il est tr�s r�pandu sur certains march�s.
Les s�n�galais, et particuli�rement les Mourides, n�h�sitent pas � exporter leurs marchandises � travers le monde pour ensuite reverser une grande partie de leur revenu per�u de leurs ventes � leur communaut�.
Cet artisanat est principalement bas� sur des mat�riaux naturels ou de r�cup�ration (tissus, bois, argile�).
On peut d�composer l�artisanat du S�n�gal en 2 formes :
- Celle destin�e aux touristes qui affectionnent tout particuli�rement son c�t� original et qui se pr�sente la plupart du temps sous forme d�instruments typiquement africains comme le djembe, de sculptures en bois, de masques, figurines ou bijoux.
- Celle destin�e aux s�n�galais qui concerne principalement des objets traditionnels utiles et destin�s � l�usage de tous les jours (poteries, instruments de cuisine, de travail), mais aussi des objets d�coratifs r�alis�s plus finement par des artistes locaux (v�tements, sous verres, chaises�).
Vannerie.
C�est l�activit� artisanale essentielle surtout dans les villages o� la majorit� des habitants la pratiquent. On peut trouver diff�rents produits issus de cette activit� : les paniers de toutes tailles destin�s � la r�colte, � la vie de tous les jours mais �galement � la d�coration et � la vente, des chapeaux, des �ventails, des parasols, des bracelets, des nattes r�alis�s dans tous les styles et coloris. Les mat�riaux et les techniques utilis�s pour la confection de ces objets diff�rent selon les ethnies : du rafia et du roseau pour les Peuls, des feuilles de palmier pour les Bassaris et du r�nier pour les Diolas. Ces derniers sont v�ritablement les experts en la mati�re tant ils ont des techniques diff�rentes pour r�aliser des objets aux motifs, couleurs, tailles et usages vari�s.
Tissage.
Tout ce qui touche au textile est tr�s �veill� au S�n�gal, de la culture du coton � la confection, en passant par l��grenage, le tissage, la filature, le tricotage et l�ennoblissement.
Le coton produit en grande quantit� est de bonne qualit� et le savoir-faire des s�n�galais en la mati�re a attir� de nombreuses soci�t�s industrielles qui comptent profiter de la politique favorable du gouvernement sur ce secteur et exporter les tissus produits, dans le monde entier.
De toutes les activit�s du textile, c�est le tissage qui attire le plus les touristes et les produits sont expos�s au sein m�me des rues des villes et des villages. Loin de l�industrialisation et de la production en cha�ne, chaque peuple a sa mani�re de tisser le coton.
M�tal.
Le travail du m�tal est r�serv� principalement � 2 corps de m�tier au S�n�gal :
Les forgerons, qui vont fabriquer toutes sortes d�outils utiles pour l�agriculture ainsi que des armes (poignards, arcs, lances, fl�ches�) et des accessoires n�cessaires aux c�r�monies et rituels locaux.
Les bijoutiers qui travaillent des m�taux tels que l�or, l�argent, le laiton, le cuivre ou l�aluminium selon les tribus. Ils peuvent fabriquer des bijoux tr�s fins et tr�s pris�s autant par les touristes que par les S�n�galais.
Au S�n�gal, les bijoux sont tr�s importants. Plus qu�une mode, ils symbolisent le sexe, l��ge, la classe sociale et la tribu de la personne. Les Wolofs sont r�put�s pour leur fabrication de bijoux (sur mesure notamment).
Cuir.
L� aussi, on peut diff�rencier 2 sortes de domaines majeurs dans le travail du cuir :
- La cr�ation de sacs, sandales, accessoires et bijoux en cuir mais aussi les ornements pour les rituels propres � chaque ethnie.
- La fabrication de lani�res, harnachements et autres �quipements pour les chevaux.
La Poterie.
R�alis�es essentiellement par les femmes, les poteries s�n�galaises sont faites pour un usage journalier et utilitaire : les Canaris qui servent � stocker l�eau gr�ce � la porosit� de leur argile, les Ande que l�on utilise pour parfumer et r�chauffer la pi�ce en y disposant braises, cendre ou encens, et toutes autres sortes de poteries telles que les marmites, les plats � couscous, les jarres etc.
Les poteries de d�coration sont �videmment plus pris�es par les touristes.
Bois.
Les Peuls sont les sp�cialistes du travail du bois et les autres tribus font notamment appel � eux pour confectionner pirogues, instruments de musique ou objets de la vie quotidienne. Les arbres utilis�s pour la fabrication de ces objets sont principalement le r�nier et le pal�tuvier.
Les sous verres (ou Suuwer).
Les sous verres sont consid�r�s comme une sp�cificit� du S�n�gal.
La difficult� de la r�alisation de ces �uvres r�side dans le fait que l�artiste doit peindre sur le verre en inversant l�ordre d��talage des couches de peinture. Il commence par signer sa toile, puis ajoute les personnages et enfin le d�cor. La face peinte sera ensuite prot�g�e par un carton. On en trouve un peu partout au S�n�gal, sur les trottoirs, les murs, dans les �choppes et dans les march�s. Ils repr�sentent bien souvent des sc�nes de la vie courante, des portraits de figures embl�matiques, des sc�nes marquantes de l�histoire� Bien souvent, pour trouver des �uvres originales, il faut se rendre dans les galeries et expositions comme celles de Mbengue, Serigne Diagne, Germaine Anta Gu�ye�
Les v�tements.
Les hommes s�n�galais rev�tent des boubous � encolure triangulaire et les femmes des boubous � encolure ronde. Ils peuvent �tre port�s quotidiennement ou pour les jours de f�tes selon leur confection. Les s�n�galaises portent �galement des pagnes, sorte de par�o, avec ou sans boubou.
Il existe une grande vari�t� de couleurs et de styles pour ces habits que l�on retrouve facilement sur les diff�rents march�s.
Aujourd�hui, le style r�f�rence au S�n�gal est le Mbalax qui allie les rythmes et instruments modernes (guitare, fl�te, trompette) et s�n�galais (Djemb�, Sabar, Balafon). C�est un mouvement phare pour l�ensemble de la musique africaine.
Le Mbalax a notamment �t� projet� sur la sc�ne internationale gr�ce � un artiste comme Youssou Ndour, la star s�n�galaise et idole du pays. Il a promu le S�n�gal au niveau mondial en r�alisant des duos avec des artistes internationaux mais aussi en r�alisant l�hymne de la Coupe du monde de football 1998 par exemple.
Devenu �galement producteur musical, Youssou Ndour participe d�sormais au d�veloppement de la musique s�n�galaise en lan�ant de jeunes artistes locaux. Il a re�u le prix Prince Claus en 2002 (Pays Bas) r�compensant son implication dans le domaine artistique et intellectuel de son pays.
Ce style de musique va conna�tre son apog�e avec des artistes comme Thione Balago Seck, Omar Pene, Dieuf Dieul , Alioune Kass� ou Viviane Ndour.
Certains styles de musiques s�n�galais se raprochent du Mbalax, c�est le cas du Yella notamment, une sorte de Mbalax-folk qui est moins connu au S�n�gal mais qui s�exporte remarquablement gr�ce � Baaba Maal particuli�rement. Il est le principal pr�curseur du genre et aussi un artiste de renomm�e internationale.
C�est � ce mouvement musical qu�appartiennent d�autres stars comme Isma�l L�, tr�s m�diatis� au S�n�gal et bien connu en France avec son morceau f�tiche � Tadja bone �, Omar P�ne ou Thione Seck.
Le mouvement Hip�Hop/Rap, comme partout dans le monde, a trouv� ses admirateurs dans les grandes villes du S�n�gal. Mouvement tr�s dynamique et appr�ci� par les jeunes s�n�galais, il est repr�sent� au niveau international par un groupe comme les Positive Black Soul qui est le groupe le plus connu d�Afrique. Ils font beaucoup d�animations de soir�es ou de tournois de sport au S�n�gal. D�autres groupes comme Daara-J ou Pee froiss sont �galement des piliers du genre. Deux �v�nements importants sont organis�s pour les fanas de ce style: Les Hip-Hop Awards et le Festival S�n�rap International.
Dans le domaine du Jazz, qui �tait le courant principal dans les ann�es 70 et qui est toujours � la base de l�influence musicale s�n�galaise, il faut signaler l�existence d�un festival � Saint Louis : Le � Festival Saint Louis Jazz � et d�artistes comme Nakodj� qui mixe la musique africaine (flutes peules, balafon, calebasses) et jazz moderne.
La Salsa version s�n�galaise est tr�s r�put�e et tient avec Labba Sosseh et l�Orchestra Baobab son pr�curseur et son ic�ne de diffusion. De grands noms ont contribu� au d�velopement de la salsa au S�n�gal : Pape Seck, Dagana Pape, Samba Diop MBA, Maguette N�Diaye, Joe Mambaye, Lynx Tall, Amara Tour�, Mady Konat�, Aminata Fall, Doudou Sow � avec des groupes mythiques dont le Star Band de Dakar et le Number One. En 1992, Ibrahim Sylla, producteur s�n�galais et le malien Boncana Ma�ga, artiste et arrangeur connu cr�ent le groupe Africando compos� de Pape Seck, Medoune Diallo et Nicholas Menheim. Ce groupe fera la carri�re internationale qu�on lui conna�t d�cha�nant les foules en Asie , en Afrique, en Europe et aux Etats-Unis.
Une amicale S�n�galo-cubaine a �t� cr�� � St Louis avec pour objectif de recr�er l�ambiance afro-cubaine qu�avait connu la ville � une certaine �poque mais aussi pour poursuivre le mouvement Salsa qui s��ssoufle un peu au S�n�gal avec la nouvelle g�n�ration Rap /Hip Hop.
En 2001, un film documentaire intitul� S�n�gal-Salsa' et pr�sent� par un jeune s�n�galais, Moustapha Ndoye � la 14�me �dition du FIPA, Festival international de programmes audiovisuels de Biarritz a consacr� ce jeune photographe-r�alisateur dans la cat�gorie 'Musique et Spectacles'. Il a re�u le troph�e d'argent de l'�dition 2001 du Fipa. Son film rappelait la belle �poque des salseros cit�s plus haut.
Johnny Pach�co, Orquesta Aragon, C�lia Cruz, Fania All Stars... les stars latinos sont aussi bien connue ici que dans leur pays d�origine.
D�autres artistes comme les fr�res Guiss�, Folk � base de percussions et guitares qui se sont distingu�s au S�n�gal et en dehors, ou les Tour� Kunda qui chantent en diff�rents dialectes s�n�galais sur des compositions alliant Rock, Funk, ou Mbalax sont �galement garants de la popularit� et de l�attrait de la musique s�n�galaise.
La musique dans les villages est essentiellement r�serv�e aux griots, qui regroupent � la fois la fonction de musiciens, chanteurs, historiens, conteurs et ambianceurs. Ils utilisent diff�rents sortes d�instruments pour rythmer les festivit�s.
La Kora. Instrument d�origine mandingue, ses sonorit�s typiquement africaines ont d�termin� sa pr�sence dans tous les orchestres traditionnels du pays. Sorte de harpe, elle est compos�e de plusieurs cordes en fil de p�che (21 exactement) qui relient le manche � une demi calebasse recouverte d�une peau de ch�vre.
Le Balafon. Cette sorte de xylophone originaire de Guin�e est compos� de plusieurs lattes en bois (fabriqu�es � partir de bois d�arbre � huile male s�ch�) sous lesquelles on place des callebasses afin d�amplifier le son produit. Mesurant de 4 centim�tres � 1 m�tre 50, le balafon peut g�n�ralement produire de 18 � 21 notes mais il est surout utilis� dans les orchestres.
Le Djembe. D�origine mandingue, le Djembe �tait � l�origine utilis� pour accompagner des �v�nements comme les mariages, bapt�mes, r�coltes ou circoncisions. Compos� d�une pi�ce en bois en forme de calice recouverte d�une peau de ch�vre ou d�antilope tendue, il est un des seuls instruments africains � la renomm�e mondiale. D�sormais, le Djemb� se fabrique en grandes quantit�s pour des raisons principalement touristiques entra�nant ainsi l�extinction de l�esp�ce d�arbre, le Cordyla Pinata, utilis� pour sa fabrication.
Le Sabar. Si aujourd�hui le Sabar, instrument � percussions ancr� dans la culture s�n�galaise, est connu dans le monde c�est notamment gr�ce � l�apport de Doudou Ndiaye Rose et son orchestre de neunde qui a permis sa r�v�lation. Tambour taill� dans du bois massif, il est recouvert d�une membrane en peau de ch�vre tendue par des chevilles en bois et des cordes qui permettent de l�accorder. Il peut se jouer avec la main et � l�aide d�une baguette en bois de tamarin. Il se d�cline en plusieurs mod�les de tailles et donc de sonorit�s : le Tungune (le plus petit), le Mb�ng mb�ng (sabar moyen), le Nder (le plus grand) mais aussi le Thiol, le Xiin ou le Gorong-mbabas.
La danse typiquement s�n�galaise est le Sabar, nom qui d�signe � la fois l�instrument, la danse et la f�te pr�par�e � l�occasion des diff�rentes c�r�monies de mariage, bapt�me� La seule base de cette danse est de suivre les diff�rents rythmes � 5 temps compos�s par la musique. Chacun est libre de ses mouvements ; il n�y a pas de chor�graphie pr�cise.
D�autres danses comme le Manotche sont utilis�es pour les rituels comme la circoncision.
Le ventilateur, une autre danse moins culturelle et tr�s provocatrice, peut �galement �tre observ�e dans les bo�tes s�n�galaises et dans les rues lors de f�tes populaires improvis�es notamment. Dans� essentiellement par les femmes qui agitent leurs hanches et leur bassin de mani�re rapide et fr�n�tique.
La danse contemporaine s�est grandement d�velopp�e avec l�apport du pr�sident Leopold S�dar Senghor et la cr�ation de l��cole �Mudra Afrique� � Dakar. On assiste aujourd�hui � l��closion d�une nouvelle g�n�ration de danseurs avec les compagnie Jant-Bi, Artea, �5eme dimension� ou encore le Ballet Simomew qui tentent de lancer leurs spectacles malgr� le peu de moyens dont ils disposent.
D�velopp�s autour des notions d�appartenance � un groupe et de f�te, les c�r�monies et rituels s�n�galais sont principalement reli�s � la religion et aux croyances de leurs pratiquants, elles ont su s�adapter � l��volution de la soci�t� et � sa modernisation :
Le Bapt�me.
Egalement appel� c�r�monie d�imposition du nom, il a lieu 8 jours apr�s la naissance de l�enfant. C�est pendant cette c�r�monie et en pr�sence d�un marabout que l�enfant recevra son nom. Suivra alors une grande f�te accompagn�e de chants et de danses o� les familles paternelles et maternelles vont c�l�brer le bapt�me de l�enfant offrant des cadeaux � la famille du nouveau-n�.
L�Initiation.
C�est une c�r�monie qui consiste � marquer le passage entre les diff�rentes �tapes de la vie d�un homme ( pubert�, adolescence, passage � l��ge adulte). Elle est tr�s souvent accompagn�e de festivit�s touchant tout le village. Les rites diff�rent selon que l�on se trouve en territoire Bassari, Joola ou Diola. Ces derniers sont ceux qui ont su le mieux pr�server leurs origines et chez qui les rites sont les plus saisissants. Ils ont lieu g�n�ralement tous les 10 ans � une date choisie par le conseil des anciens. Commence alors une pr�paration des jeunes initi�s qui s�appr�tent � quitter leur famille dans la joie et la f�te qui touchent tout le village. S�en suit la s�paration des jeunes gar�ons qui vont suivre les anciens et les f�ticheurs dans le � bois sacr� � o� ils vont leur transmettre valeurs, croyances, savoir et secrets agr�ment�s de d�fis physiques en tous genres qui feront d�eux des hommes. Une semaine apr�s leur retour du bois, une grande c�r�monie est organis�e au village o� les initi�s vont retrouver leur famille et leur village.
Vous ne saurez jamais ce qu�il s�est pass� durant l�initiation car le secret doit �tre tenu par les initi�s sous peine de voir la mal�diction s�abattre sur eux et leur famille�
La Circoncision.
Comme pour l�Initiation, cette c�r�monie diff�re selon le peuple qui la pratique. Les Sonink�, par exemple, pratiquent une c�r�monie de la circoncision similaire � une c�r�monie d�initiation. Les pr�tendants � la circoncision vont d�abord faire le tour de la famille pour recevoir des cadeaux avant le d�roulement de la f�te sur la place du village o� les jeunes gar�ons y prendront part. Le Bawo, qui est le ma�tre d�initiation r�citera alors des formules les prot�geant puis partira ensuite quelques jours � l��cart seul avec les enfants pour et leur enseignera les principales qualit�s qu�un homme doit avoir.
Puis tous les jeunes gar�ons sont r�unis avec le Bawo, leurs p�res et les personnes responsables de l�op�ration dans un m�me lieu pour pratiquer la circoncision. Ils rev�tent ensuite la tunique et le bonnet blancs des circoncis.
Le Mariage.
Au S�n�gal, il repr�sente principalement l�union entre 2 familles. La majorit� des mariages sont encore arrang�s au pr�alable par les parents mais les mari�s doivent quand m�me donner leur consentement pour que l�alliance ait lieu.
La pr�paration du mariage suit une c�r�monie bien pr�cise. D�un cot� la mari�e se pr�pare avec les femmes de sa famille et de celles de son futur �poux qui vont �galement lui prodiguer des conseils.
De l�autre, l��poux se rend � la mosqu�e o� il va prier et recevoir le consentement des p�res des mari�s pour que le marabout puisse prononcer l�union.
Des b�n�dictions sont ensuite donn�es � tous et chacun re�oit une noix de cola (symbole d�union) pour la soir�e qui se d�roule chez le mari�. C�est � ce moment que les mari�s se voient pour la premi�re fois de la journ�e en compagnie des convives qui vont partager le repas durant cette nuit de f�te anim�e par des chants, de la musique et des danses. La f�te durera 7 jours.
Les Fun�railles.
La mort n�est pas synonyme de fin pour les s�n�galais. C�est la continuit� de la vie et le de d�but de l��ternit�.
Selon les peuples, les c�l�brations des fun�railles diff�rent.
Chez les Peuls la c�r�monie est tr�s sobre. On enterre le mort le jour m�me et on se partage son h�ritage.
Chez les S�r�res et les peuples du Sud, on va garder le d�funt au village pendant 3 jours durant lesquels on va organiser danses et chants en son honneur. A la fin des 3 jours et selon les moyens financiers de la famille, une c�l�bration plus ou moins importante sera organis�e pour enterrer le d�funt.
Chez les Diolas, la c�r�monie diff�re selon l��ge du d�funt. C�r�monie festive pour les plus vieux ou silencieuse pour les plus jeunes.
Chez les Sonink� le mort est pleur� par des � pleureuses � puis le marabout organise le rituel. On enterre le d�funt envelopp� dans un linceul blanc.
Les Fanals.
Si vous vous rendez � Saint Louis en fin d�ann�e vous assisterez probablement � cette parade de chars illumin�s. Ev�nement culturel musical, les Fanals sont une �vocation � l�histoire et aux Signares (femmes m�tisses de St Louis et Gor�e).
Le Fil.
Dans la r�gion de Thi�s, les habitants tentent de pressentir les catastrophes au rythme de chants et de danses qui vont durer quatre jours.
Les g�nies protecteurs.
Pour les moments de joie ou de d�tresse, selon les tribus, les ethnies et les peuples, on c�l�bre le g�nie protecteur.
La premi�re partie de la c�r�monie consiste � prier le g�nie et la seconde � faire des sacrifices d�finis par les sorciers ou les gu�risseurs. L�ensemble de la c�r�monie se d�roule sur l�habitat du g�nie (�le, fleuve, for�t, montagne ou colline, selon les g�nies).
Le P�lerinage de Popenguine.
Tous les ans depuis 1888, pour la Pentec�te, la tradition veut que des milliers de personnes se rendent � pied jusqu�� ce petit village situ� � 60 km de Dakar.
Pour l�Afrique francophone, l�apport de la litt�rature s�n�galaise est inestimable.
On ne peut parler de po�sie au S�n�gal sans mentionner le c�l�bre po�te de la N�gritude et ex-pr�sident du S�n�gal de 1960 � 1980, L�opold S�dar Senghor qui est v�ritablement � l�origine de la litt�rature du pays (Chants d'ombre : 1945 ; Hosties noires, 1948 ; �thiopiques : 1956 ; Libert� I � V : 1964-1993).
Son compagnon au d�but du mouvement de la N�gritude, Birago Diop, est lui aussi un fameux po�te s�n�galais : il �crira notamment Les Contes d'Amadou Koumba en 1947 et Contes et Lavanes en 1967.
A la suite des po�tes, les �crivains prennent le relais. Apr�s la seconde guerre mondiale et la d�colonisation, beaucoup d�entre eux vont essayer de se pencher sur les origines historiques du peuple s�n�galais et sur les dimensions sociales ou religieuses de la soci�t�.
Ousmane Semb�ne, avant de devenir un remarquable cin�aste, participera �galement � la richesse de la litt�rature s�n�galaise avec � O pays mon beau peuple � et surtout � Les Bouts de bois de Dieu �, en 1960, qui raconte les destins crois�s de femmes ayant des relations polygamiques et monogamiques en Afrique.
Cheikh Hamidou Kane est l�auteur d�un des romans Africains les plus lus et reconnus dans le monde : � L'Aventure ambigu� � (1961) qui est un roman d�inspiration autobiographique.
Cheikh Anta Diop : La renaissance et la reconnaissance de l�Afrique, il attachera toute sa vie � ces t�ches. Cet historien a publi� entre autres � Nations n�gres et culture �, son �uvre majeure (1954), � L'Unit� culturelle de l'Afrique � (1960), � Etude compar�e des syst�mes politiques et sociaux de l'Europe et de l'Afrique de l'antiquit� � la formation des Etats modernes � (1959), � Ant�riorit� des civilisations n�gres : mythe ou v�rit� historique � (1967), � Civilisations ou barbarie � (1981).
Il faut �galement remarquer l�apport f�minin dans la litt�rature au S�n�gal : Mariama B� (� Le chant �carlate �, � Une si longue lettre �, 1980) ou Aminata Sow Fall auteur de � La gr�ve des mbattus �, � Le revenant �, � L'appel des ar�nes �, � L'ex p�re de la Nation � qui sont des livres importants pour le S�n�gal.
D�autres auteurs comme Cheik Aliou Ndao � Mogariennes �, Abdoulaye Sadji � Nini �, Ousmane Soc� � Karim �, Mame Seck Mback� � le froid et le piment �, ou Amina Sow Mbaye sont �galement r�put�s pour leurs �uvres respectives.
Dans les ann�es 60, le S�n�gal exp�rimente sa Renaissance et Dakar est m�me surnomm� le Saint Germain de l�Afrique. A ce moment l�, certains artistes se font plus remarquer :
Moustapha Dim�, sculpteur qui utilise les mat�riaux rejet�s par la mer (du bois principalement) pour confectionner ses oeuvres.
Ousmane Sow, qui a r�alis� des sculptures sur le th�me des � hommes debout � � travers diff�rentes tribus comme Les Massa�s (1988-1989), Les Zoulous (1990-1991), Les Peuls (1993-1994) ou encore les Indiens en 1999 sur le Pont des Arts � Paris qui acheva r�ellement sa cons�cration.
Souleymane Keita, l�inspirateur de la peinture abstraite ayant effectu� une sorte de voyage initiatique � travers le monde pour revenir ensuite au S�n�gal peindre ce qu�il a observ�.
Par ailleurs, quatre fers de lance de l�art s�n�galais consid�r�s comme des r�volutionnaires en leur temps ont marqu� leur �poque : S�rigne Mbaye Camara, Viy� Diba, Seyni Gadiaba, Djibril Ndiaye.
Si l�on excepte les Sous-Verres et les formes d� � art de rue � que l�on peut trouver � m�me les murs, trottoirs ou v�hicules des grandes villes, la peinture au S�n�gal n�a pas vraiment de consid�ration. Les S�n�galais ne lui accordent que tr�s peu d�importance. Les artistes ont ainsi beaucoup de mal � exposer leurs �uvres et � se r�v�ler. Il leur faut le plus souvent exposer � l��tranger pour r�ussir � se faire conna�tre. La peinture reste dans les tons chauds, ocres et bleu avec pour principaux th�mes l�eau et la femme.
Mais une nouvelle vague plus urbaine et graphique est en train de na�tre avec Soly Ciss�, Modou Dieng ou Ndary Lo.
Le S�n�gal est favorable au d�veloppement de ces arts et au travers du � Festival de Dak�art �, du � festival des arts n�gres �, de l��cole des Beaux-arts, de la � Galerie Nationale �, en plein centre de Dakar ou du � Village des Arts �, il essaie de promouvoir une activit� qui, faute de moyens, a bien du mal � se faire reconna�tre dans son pays.
Il existe un r�seau de couture d�inspiration africaine. V�tements de collection pour grandes occasions pr�sent�s au travers de d�fil�s � Dakar et partout en Afrique. R�serv� plus particuli�rement aux personnes les plus fortun�es.
Les Stylistes les plus r�put�es sont Claire Kane, Diouma Dieng Diakathe, Atiss ou encore Oumou Sy . Cette derni�re jouit d�une renomm�e internationale dans le milieu et organise la SIMOD (Semaine Internationale de La Mode de Dakar), un �v�nement qui se d�roule entre avril et juin � Dakar et qui r�unit chaque ann�e des stylistes de tous les pays et continents.
Au S�n�gal, le th�atre s�est d�velopp� dans les campagnes sous des formes diff�rentes :
les � kassak � qui sont des chants d�initiation, les � taasu �, des chants d��loge ou de critique, le � ndeup � qui repr�sente plus une c�r�monie ou un rituel sous forme de spectacle et le � guew � qui se rapproche nettement plus du th��tre que nous connaissons et qui fait en sorte de faire du spectateur un acteur de la pi�ce.
Le S�n�gal poss�de un th�atre national de plus de 1000 places : le � Th�atre Daniel Sorano � � Dakar. Tr�s moderne, il a �t� cr�� en 1966 pour le premier festival mondial des arts n�gres et accueille actuellement 3 troupes diff�rentes : l�ensemble lyrique traditionnel, l�ensemble national de ballet � la lingu�re � pour le c�t� chor�graphique et la troupe nationale dramatique.
Le th�atre est actuellement dans une situation difficile. Quelques troupes comme � les Gueules tap�es �, � Zenith�art �, � les 7 Kouss �, � la Compagnie de la rue Papa Messa Gueye �, ou � la Compagnie Bou-Saana � essayent de survivre mais le manque de moyens financiers et la r�p�tition des programmations restent un probl�me pour son d�veloppement.
On peut consid�rer que le cin�ma post-colonial est lanc� au S�n�gal et dans toute l�Afrique en 1955 avec � Afrique sur sc�ne � r�alis� par Paulin Soumanou Vieyra et Mamadou Sarr, puis en 1957 avec � un homme, une vie, un id�al �.
Blaise Senghor r�alise ensuite � Grand magal � touba � en 1960 et qui sera r�compens� d�un ours d�argent � Berlin. Il fondera par la suite l�UCINA, l�Union Cin�matographique Africaine et oeuvrera pour la promotion du septi�me art en Afrique.
La r�v�lation du cin�ma s�n�galais vient avec Ousmane Sembene et la premi�re vague de cin�astes tels que Momar Thiam ou Ababacar Samb.
Sembene se r�v�le avec � Borom Saret � en 1962, un court m�trage qui d�crit la mis�re de l�apr�s ind�pendance. Il r�alisera ensuite le premier long m�trage Africain : � La noire de� � sur la p�riode post-coloniale, un film qui va r�v�ler le cin�ma Africain au monde entier. Selon les sp�cialistes, il va marquer cette �poque de son empreinte par � une vision progressiste et populaire du cin�ma et son attachement � revaloriser la culture Africaine dans ses �uvres � .
Il r�alisera par la suite des productions comme � Mandabi � en 1968, � Emita� � en 1971 ou encore � Faat Kin� � en 2000 pour son dernier film. En plus des nombreuses r�compenses qu�il recevra, il sera notamment d�sign� comme membre du Jury du Festival de Cannes en 1967.
Dans les ann�es 70, d�autres r�alisateurs tentent de relancer la production s�n�galaise au travers de nombreux documentaires ayant pour sujet principal la satire sociale et politique.
On peut ainsi citer, Mahama Johnson Traore avec notamment � N�Djiangane � en 1975 qui va surtout pr�senter une certaine critique de la soci�t�,
Djibril Diop Membety qui va introduire un nouveau style, m�langeant habilement la com�die, l��motion ou la critique et faisant d�couvrir le S�n�gal au monde entier sous un �il diff�rent avec des films comme � Touki Bouki � en 1972 ou le fabuleux � Hy�nes � en 1992.
Safi Faye sera la premi�re r�alisatrice africaine. Elle r�alisera surtout des courts m�trages (�La passante�, �Lettre paysanne �, �Fadjal�) au caract�re r�solument f�ministe, mais aussi, plus r�cemment, � Mossane � en 1996.
Actuellement le cin�ma s�n�galais est en crise. Plusieurs facteurs sont en cause dont le manque de formation et de structures de production ( seule celle de Moctar B� est significative � l�heure actuelle), la fermeture progressive de toutes les salles de diffusion et le manque de moyens financiers pour relancer l�industrie cin�matographique. N�anmoins quelques artistes �mergent : Mansour Wade, Moussa Tour�, Moussa S�ne. Mais rien de vraiment marquant pour le moment.
La lutte traditionnelle.
Sport national au S�n�gal, au d�part, la lutte �tait un sport pratiqu� apr�s une bonne r�colte ou une bonne p�che pour f�ter l��v�nement et mesurer les prouesses des guerriers de la r�gion ou du village.
Bien qu�elle soit beaucoup plus professionnalis�e aujourd�hui avec des �curies qui entra�nent leurs champions � un niveau international gr�ce � des investissements importants, la lutte garde toujours un certain c�t� culturel au S�n�gal. Chants, percussions et danses sont organis�es lors des combats. C�est aussi un moment de f�te.
Ce sport tr�s appr�ci� par les S�n�galais se pratique dans des ar�nes de sable fin et chaque r�gion poss�de son propre style de lutte, ses propres r�gles et sa propre mani�re d�animer cet �v�nement.
Le football.
Comme partout en Afrique, le football rev�t une importance grandissante pour la population s�n�galaise. Pour sa premi�re qualification � la coupe du monde en 2002, l��quipe des Lions de la Teranga, surnom de l��quipe du S�n�gal, a atteint les quarts de finale de la comp�tition avec dans ses rangs des joueurs reconnus au niveau international et jouant dans les plus grands clubs europ�ens. El Hadji Diouf est notamment pass� par Liverpool, Lens et Bolton, Habib Beye est � l�Olympique de Marseille, Pape Bouba Diop joue � Fulham ou encore Lamine Diatta toujours en poste � Lyon.
Le peuple s�n�galais a soutenu son �quipe jusqu�aux derniers instants arborant fi�rement drapeaux, casquettes, bijoux et �tendards, au S�n�gal comme en France o� la communaut� s�n�galaise est tr�s importante.
Le basketball.
Moins important que le football, le basketball reste quand m�me ici une institution et compte aussi de nombreux fans. L��quipe nationale a d�ailleurs un tr�s bon niveau puisqu�elle vient de remporter la m�daille d'argent lors de la derni�re Coupe d�Afrique des Nations � Alger (gr�ce notamment � Boniface Ndong, �lu Meilleur joueur du tournoi) et qu�elle a obtenu sa qualification pour la coupe du monde de basket de 2006 o� elle n�a pas beaucoup brill�e. Son palmar�s est �loquent aussi bien chez les hommes que chez les femmes : plusieurs fois champions d�Afrique et d�tenteur de nombreux troph�es. Nombreuses participations aux jeux olympiques et coupes du monde. En club �galement ils ne sont pas en reste.
Le Rallye Paris Dakar.
Il est mondialement connu et se d�roule au mois de janvier. Parti de l�Europe, il traverse le continent africain pour se finir � Dakar. De plus en plus d��quipes s�n�galaises s�enr�lent viennent grossir tous les ans les rangs des participants. Thierry Delavergne, un fran�ais de l��curie Nissan est devenu un enfant du pays et coure dor�navant sous les couleurs s�n�galaises.
Gastronomie et boissons locales
Consomm�s en grande quantit� au S�n�gal, le riz et le mil constituent la base de la cuisine locale. De ces c�r�ales, viandes et poissons en sauce sont accompagn�s. Les cuisini�res s�n�galaises utilisent �galement en abondance p�te d�arachide, huile et piments qui donnent aux plats leur saveur et en rel�vent le go�t.
Si l�on vous invite � d�guster un � thiep bou dien �, plat traditionnel s�n�galais par excellence, n�h�sitez pas une seconde car vous vous r�galerez.
Les s�n�galais ont pour coutume de prendre le repas assis par terre autour d�une table basse. Le plat, servi dans une seule et grande assiette, est ainsi partag� entre les convives qui utilisent leur main droite pour le d�guster. Parfois, certaines familles offrent des couverts � leurs invit�s occidentaux.
Le riz
Le riz est consomm� en grande quantit�. Il est r�colt� dans la vall�e du fleuve S�n�gal au nord, ainsi qu�en Casamance au sud. La production rizicole nationale ne suffit pas � la consommation des s�n�galais. Le riz que vous mangerez au S�n�gal est principalement import� de pays asiatiques.
Le mil
Bien que le riz soit l�aliment de base, le mil est une c�r�ale tr�s utilis�e dans la cuisine s�n�galaise. Chez certains peuples comme les Sonink�s, il reste la base alimentaire. Le mil se pr�sente sous l�aspect de grains et peut �tre utilis� sous plusieurs formes selon les plats (farine, concass�). Les m�nag�res l�utilisent pour le couscous et m�me dans la pr�paration des desserts. Le prix du mil reste nettement inf�rieur � celui du riz (3 fois moins cher).
Le poisson
Produit essentiel dans l�alimentation au S�n�gal, le poisson repr�sente aussi, � travers la p�che, une industrie capitale pour le pays. A tous les niveaux _ emploi, production, exportation _ la p�che et les activit�s qu�elle g�n�re (s�chage, fumage ou braisage) jouent un r�le de moteur �conomique pour le pays.
En plus de permettre une ouverture sur le march� international, l�univers de la p�che ajoute une touche de charme et de curiosit� culturelle � chaque ville et donne souvent un plaisir non n�gligeable aux heureux d�gustateurs de ses prises.
On peut trouver toutes sortes de poissons dans la cuisine s�n�galaise. Thiofs, dems, lottes, soles, m�rous, dorades,saint pierre, thons, bad�ches, barracudas ou composent le plus souvent les assiettes des restaurants locaux.
Il faut ajouter � cela bon nombre de fruits de mer (Gambas, huitres de pal�tuviers, crevettes, poulpes, langoustes ou araign�es) faisant �galement partie int�grante de la richesse culinaire du S�n�gal.
Les viandes
Les s�n�galais consomment peu de viande car celle-ci est consid�r�e comme un produit de luxe et r�serv� aux occasions de f�tes.
Vous trouverez peu de viande de porc (ou seulement dans les r�gions chr�tiennes). Par contre la viande de mouton est tr�s courante, tout comme le b�uf, et leur odeur app�tissante s��chappe des dibiteries, ces petites gargotes o� l�on ne sert que des grillades. N�h�sitez pas � go�ter aux brochettes de viande r�tie aromatis�es aux �pices locales servies dans ces �choppes ou � essayer les chawarmas, ces sandwiches libanais tr�s r�put�s et appr�ci�s � juste raison.
La viande de poulet est moins go�teuse car son �levage est de plus en plus industrialis� mais vous constaterez en appr�ciant des plats comme le Yassa ou le Maff� que les recettes s�n�galaises savent valoriser l�ar�me de chaque aliment.
Les fruits et l�gumes
L�agriculture repr�sente une activit� tr�s importante au S�n�gal mais les fruits et l�gumes ne sont pas pour autant une source de revenus prolifique et certaines productions n��tant pas suffisantes, le S�n�gal a souvent recours � l�importation pour subvenir � ses besoins.
Malgr� cela, vous trouverez sur les march�s toutes sortes de fruits et l�gumes de couleurs, formes, odeurs et go�ts diff�rents.
Du pain de singe (fruit du baobab) au Corossol en passant par les traditionnels ananas, mangues, papayes, bananes, goyaves et oranges, n�h�sitez pas � vous d�lecter de toutes ces vari�t�s de saveur.
Recettes
Le Thiep bou dien ou riz au poisson :
C�est la sp�cialit� du pays, le plat national, souvent cuisin� pour les jours de f�te. Recette complexe � base de poisson s�ch�, thiof(m�rou) frais, l�gumes frais divers et �pices savamment choisies, il est servi accompagn� de riz. De part sa popularit�, vous ne pouvez s�journer au S�n�gal sans y go�ter.
Le Yassa:
Sp�cialit� de la r�gion de Casamance, le Yassa est pr�par� pour les occasions sp�ciales comme pour la cuisine de tous les jours car c�est un plat plut�t facile � r�aliser et aussi tr�s appr�ci�. Il est compos� principalement de poulet, d�oignons et de citrons. On le d�guste accompagn� de riz et on peut remplacer le poulet par du poisson.
Le Maff� :
Le Maff� est une sauce que l�on sert g�n�ralement avec du riz. Sa particularit� vient du fait qu�on le cuisine avec de la p�te d�arachide ce qui en fait un plat assez lourd mais savoureux. Il se cuisine �galement avec de la viande (b�uf ou poulet), des tomates, diff�rents l�gumes soigneusement s�lectionn�s et du piment.
Le Thiep bou yapp ou riz � la viande :
Moins renomm�, le Thiep bou yapp, est un plat compos� principalement de viande assaisonn�e avec des oignons et de l�huile et servi avec du riz.
Le Fond�, le Lakh, le Lamoumou Dessi, le Thiakri, le Soupokandia, le Niankatan, le Thi�kh�, ou le couscous ni�b� sont d�autres plats ou desserts que vous pourrez d�couvrir en fr�quentant les restaurants s�n�galais.
Etant donn�e la position de l�Islam au S�n�gal, la vente d�alcool est assez limit�e car mal vue par les habitants. Vous trouverez n�anmoins des bi�res locales (la Gazelle ou la Flag) qui sont assez r�pandues.
Vous pourrez surtout mettre � jour de nouvelles saveurs en go�tant aux quelques boissons locales telles que :
- Le Bissap : Une boisson faite d�une d�coction de fleurs de bissap (fleur rouge au go�t acidul�) dont on peut faire du sirop, du th� ou de la bi�re.
- Le Ginger : Un jus de gingembre aromatis� � la muscade ou � la menthe mais aussi � l�orange, � l�ananas ou au citron. Tr�s revitalisant.
- Le Dakhar : Une d�coction de tamarin, fruit du tamarinier. C�est une boisson au go�t acidul�, d�salt�rante et tr�s bonne pour la digestion.
- Le Ditakh : Jus obtenu d�un fruit ressemblant fortement au Kiwi.
- Le Bouye : Boisson obtenue � partir du pain de singe (le fruit du Baobab).
- Le vin de Palme : Sp�cialit� provenant de la Casamance, l�alcool de Palme est produit en faisant fermenter la s�ve de palmier appel�e � Bunnuk �.
- Le th� � la menthe : C�est une coutume locale. Si vous acceptez de boire la premi�re tasse (plut�t am�re), vous vous engagez � boire la deuxi�me (plus sucr�e) et la troisi�me (tr�s sucr�e) , ce qui vous prendra g�n�ralement une heure ou deux.
Les enfants du pays
L�opold S�dar Senghor
On ne peut parler de po�sie au S�n�gal sans mentionner le c�l�bre po�te de la N�gritude et ex-pr�sident du S�n�gal de 1960 � 1980, qui est v�ritablement � l�origine de la litt�rature du pays (Chants d'ombre : 1945 ; Hosties noires, 1948 ; �thiopiques : 1956 ; Libert� I � V : 1964-1993).
N� en 1906 � Joal dans une famille de religion catholique, il fait ses �tudes � Dakar puis � Paris o� il est Bachelier en 1928. Il forme alors avec Aim� C�saire, le martiniquais et L�on Gontran Dams, le guyanais, le mouvement de la n�gritude. Il participera � la deuxi�me guerre mondiale o� il sera fait prisonnier.
Il devient secr�taire d'Etat � la pr�sidence du Conseil dans le gouvernement Edgar Faure du 1er mars 1955 au 1er f�vrier 1956. Il sera aussi conseiller g�n�ral du S�n�gal, membre du Grand Conseil de l'Afrique Occidentale Fran�aise et membre de l�Assembl�e Parlementaire du Conseil d�Europe.
Apr�s l�ind�pendance du S�n�gal en 1960, L�opold S�dar Senghor devient le premier pr�sident du pays et sera r��lu jusqu�� ce qu�il d�missionne en 1980. Il sera ensuite �lu � l�acad�mie Fran�aise en 1983.
L�opold S�dar Senghor s�attachera surtout � r�habiliter les valeurs culturelles Africaines et � d�velopper le concept de N�gritude.
Lamine Gueye
N� au Mali en 1891 mais d�origine s�n�galaise (de Saint Louis plus particuli�rement), Lamine Gueye est connu pour �tre le premier juriste noir de l'Afrique fran�aise.
Il revient au S�n�gal en 1922 apr�s des �tudes de droit en France, et milite pour Blaise Diagne (voir ci-dessous). Il occupe la fonction de maire de Dakar en 1925 et 1926 et sera battu aux l�gislatives de 1928 par Blaise Diagne.
A la mort de celui-ci, en 1934, Lamine Gueye se repr�sente aux �lections l�gislatives mais subit une nouvelle d�faite, cette fois-ci face � Galandou Diouf.
En 1935 il organise alors la r�forme du Parti Socialiste S�n�galais avec L�opold S�dar Senghor et perd les �lections contre ce dernier suite � la rupture qui les oppose.
En 1958, les 2 hommes vont se r�concilier pour faire opposition aux autres leaders dans le cadre de l�acc�s � l�ind�pendance et formeront l�UPS, l�Union Progressiste S�n�galaise, qui obtiendra la formation d�une structure f�d�rative regroupant le S�n�gal et le Mali.
Lamine Gu�ye sera l�auteur d�une loi qui porte son nom � l�Assembl�e nationale et qui va permettre aux indig�nes des colonies fran�aises de devenir citoyens fran�ais.
Lamine Gueye continua d�exercer une activit� politique jusqu�� sa mort en 1968.
Blaise Diagne
Il fut le premier d�put� africain de l�Assembl�e Nationale fran�aise et partisan de l�appartenance du S�n�gal � la R�publique fran�aise � la condition que les s�n�galais soient les �gaux des fran�ais.
Il devient d�put� socialiste du S�n�gal en 1914 et sera r��lu � ce poste jusqu�� sa mort malgr� l�opposition coloniale.
Il sera, entre autres, �lu maire de Dakar et sous-secr�taire aux colonies et deviendra le premier noir � si�ger au Conseil de l'Ordre du Grand Orient de France.
Galandou Diouf
Remarqu� pour ses prises de position hostiles � l�administration, cet homme politique s�affirma en tant que d�fenseur de l��galit� africaine. Il fut le premier �lu africain provenant des colonies fran�aises en 1909 et, apr�s avoir collabor� avec le journal � La d�mocratie �, il fonda son propre journal � Le S�n�gal �.
Lat Dior
Dernier roi du Cayor chass� par les fran�ais en 1862, il revient au pouvoir en 1870. Dans le but de limiter sa souverainet�, Faidherbe d�cide la construction d'une ligne de chemin de fer entre Dakar et Saint-Louis pour acheminer l'arachide. Lat Dior va alors s�opposer � l�arm�e coloniale.
Il meurt lors de la bataille de D�khel�, en Octobre 1886 et le Cayor est ainsi annex� par la colonie.
Au S�n�gal, il est, � l�heure actuelle, consid�r� comme un h�ros repr�sentant les valeurs traditionnelles Wolofs.
Youssou Ndour
La star s�n�galaise et idole du pays. Il a promu le S�n�gal au niveau mondial gr�ce � des coop�rations avec des artistes internationaux, ou encore gr�ce � la r�alisation de l�hymne de la Coupe du monde de football.
Il participe d�sormais au d�veloppement musical du S�n�gal au travers de sa maison de production qui lui permet de lancer des jeunes artistes locaux. Il touche � tout ce qui concerne la musique dans le pays et a ainsi re�u le prix Prince Claus en 2002 (Pays Bas) r�compensant son implication dans le domaine artistique et intellectuel de son pays.
Aminata Sow fall
Le pan f�minin de la litt�rature s�n�galaise se nomme Aminata Sow Fall, auteur de � La gr�ve des battus �, � Le revenant �, � L'appel des ar�nes �, � L'ex p�re de la Nation � qui sont des livres importants pour le S�n�gal.
Ousmane Sow
Sculpteur qui a r�alis� des �uvres sur le th�me des � hommes debout � � travers diff�rentes tribus comme les Massa�s (1988-1989), les Zoulous (1990-1991), les Peuls (1993-1994) ou encore les Indiens en 1999 sur le Pont des Arts � Paris qui acheva r�ellement sa cons�cration en tant qu�artiste.
Oumou Sy
Cette derni�re jouit d�une renomm�e internationale dans le milieu du stylisme et de la mode Africaine. Elle organise en partenariat avec le M�tissacana, la SIMOD (Semaine Internationale de La Mode de Dakar) : un �v�nement qui se d�roule entre avril et juin au Metissacana et qui r�unit chaque ann�e des stylistes de tous les pays et continents
Ousmane Sembene
Cin�aste c�l�bre et �crivain �galement, il se fait conna�tre avec � Borom Saret � en 1962, un court m�trage qui d�crit la mis�re de l�apr�s ind�pendance. Il r�alisera ensuite le premier long m�trage africain � La noire de� � sur la p�riode post-coloniale, un film qui va r�veler le cin�ma africain au monde entier. Selon les sp�cialistes, il va marquer cette �poque de son empreinte par � une vision progressiste et populaire du cin�ma et son attachement � revaloriser la culture Africaine dans ses �uvres �
Il r�alisera par la suite des productions comme � Mandabi � en 1968, � Emita� � en 1971 ou encore � Faat Kin� � en 2000 pour son dernier film. En plus des nombreuses r�compenses qu�il recevra, il sera notamment d�sign� comme membre du Jury du Festival de Cannes en 1967.
Il meurt le 9 juin 2007 � Yoff � l'�ge de 84 ans.
Les Lions de la Teranga
L��quipe de football qui repr�senta le S�n�gal lors de la derni�re coupe du monde en 2002 f�t garante de l�esprit de fraternit� et de spectacle du pays, pr�sents dans beaucoup de grands clubs europp�ens, ses joueurs furent fiers de repr�senter leurs couleurs sur la sc�ne mondiale :
Tony Sylva, Oumar Diallo, Omar Daf, Ferdinand Coly, Lamine Diatta, Aliou Ciss�, Alassane Ndour, Habib B�ye, Pape Malick Diop, Khalilou Fadiga, Pape Sarr, Salif Diao, Sylvain Ndiaye, Amdy Faye, Pape Bouba Diop, Makhtar Ndiaye, Henri Camara, El Hadj Diouf, Pape Thiaw, Amara Traor�, Souleymane Camara, Moussa Ndiaye, et Kakidou Cissokho.
Les lutteurs
Plus qu�un simple sport traditionnel, la lutte au S�n�gal a �galement une port�e culturelle avec ses rituels mystiques, ses chants et ses danses. C�est l�affaire de tout un peuple et elle d�cha�ne les passions. Les lutteurs s�n�galais sont de v�ritables stars dans leur pays et certains sont rest�s tr�s c�l�bres : Double-Less, Robert Diouf, Falaye Bald�, Mohamed Ali, Manga II, Mbaye Gueye, Pape Kane, Moussa Ngom, Tapha Gueye, Mohamed Ndaw dit Tyson, Khadim Ndiaye, Ibou Ndaffa, Zale L�, Balla Beye II, Bombardier, Yekini�.





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