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Histoire
Histoire post-colombienne
C'est en 1502 que Christophe Colomb, lors de son ultime voyage va découvrir cette nouvelle terre. Affrontant une terrible tempête il est contraint de s'arrêter sur une côte appelée Vregua. Le hasard l'amène finalement à l'est du Costa Rica et le fait accoster près de l'actuelle ville de Puerto Limòn. Bien que le pays est à cette époque encore à l'état sauvage, fait d'immenses forêts, de volcans et de montagnes, les espagnols seront surtout éblouis par sa population. La beauté de leurs bijoux, la richesse de leur culture ainsi que l'environnement naturel de la côte leurs inspireront le nom de « Costa Rica », littéralement « côte riche ».
En 1506, à l'époque gouverneur de la région, Diego de Nicuesa fera une première tentative de colonisation, à la demande du roi Ferdinand d'Espagne. Celle-ci échouera, à la fois à cause des nombreuses maladies tropicales et de l'hostilité des indiens.
En 1522, les premiers espagnols arrivent pour s'installer dans le Golfe de Nicoya. Toutefois, menée par Gil González Dávila, cette colonisation fût très limitée. Là encore, la maladie rend difficile l'intégration des hommes de troupe dans le pays. La première ville, Brusselas, sera fondée en 1524 par les espagnols sur le Rio Grande.
Malgré l'arrivée des espagnols sur leur territoire, les 25 000 indigènes vivants au Costa Rica, résistent à l'invasion. Toutefois, ils seront peu à peu ravagés par les maladies, la faim et la violence des combats. Cette résistante s'acheva quand en 1561, Juan de Cavallón mena de nombreuses séries de batailles qui furent presque toutes victorieuses.
Suivi ensuite Juan Vázquez de Coronado, nommé gouverneur de la région, de 1562 à 1565 établit de nouvelles colonies dans la partie centrale de l'île. Il fonde Cartago qui sera la première capitale de ces nouvelles terres.
Au cours du 17ème et 18ème siècle, la colonisation espagnole ne se développe que très peu, due à une pénurie de main d'oeuvre et au désintérêt des espagnols pour cette colonie. Trois petites villes sont cependant créées dans la vallée centrale : Cobujuqui en 1706 (ensuite nommée Heredia), Villanueva de la Boca del Monte en 1737 (San José), et Villa Hermosa en 1782 (Alajuela). Mais du fait de l'accès terrestre difficile, le Costa Rica reste loin de tout, et de tous.
Placé en 1570, sous la juridiction de la Capitainerie Générale du Guatemala, qui englobait sous sa tutelle toute la région centrale du Nouveau Monde, allant du Mexique au Panama, elle rédige en 1821 sa propre constitution. Le Costa Rica devient indépendant le 15 septembre 1821, mais adhère à La République d'Amérique Centrale jusqu'en 1838. Jusqu'à cette date le Costa Rica devient l'un des cinq états des Provinces Unies d'Amérique centrale.
Le premier président élu sera Mora Fernandez. Suite à son élection on assiste au début de l'exportation du café, la plus importante du pays et à la mise en place de nouvelles infrastructures telles que les routes ou les écoles.
C'est en 1849, qu'un riche cultivateur Juan Rafael Mora, succèdera à Fernandez. Toutefois, son règne fut mouvementé. Il subit en effet l'assaut d'un flibustier américain William Walker, décidé à s'emparer du Costa Rica, après avoir envahi le Nicaragua. Il voulait en faire des états esclavagistes. Mais, Mora réagit et met en place une milice civile. Malgré sa victoire contre Walker, le président Mora fut destitué en 1859 et assassiné un an plus tard après une tentative de coup d'état.
Pendant très longtemps le Costa Rica est soumis à un régime conservateur clérical qui ne satisfait plus ni la population, ni les hommes de pouvoir. On voit donc apparaître dès 1880 les premières oppositions à ce régime.
En 1889, les premières élections démocratiques ont lieu. Le peuple a enfin le droit de donner son opinion. Si durant quelques années on parvint à sortir du régime dictatorial, en 1917, le président Tinoco remit en place à l'encontre de la population qui l'avait élu démocratiquement un régime autoritaire. La réaction ne se fit pas attendre, il fut rapidement chassé du pays en 1919.
De 1944 à 1949 les présidents se succédèrent. De Calderon, un social-chrétien souvent contesté pour sa grande soif de pouvoir, à Teodoro Picado, son successeur qui continua la même politique, le pays ne parvient pas à stabiliser son pouvoir.
En 1948, lors des élections, Picado est battu. N'acceptant pas le résultat, il refuse de laisser la place à Otilio Ulate. Cette contestation va être à l'origine d'une véritable guerre civile dans le pays qui dura 40 jours et causa la mort de plus de 2000 civiles.
Cette guerre civile a été orchestrée par José Figueres, un producteur de café, fervent opposant au régime de Calderon qui profita de l'occasion pour revenir au pays et lutter contre ce pouvoir qu'il considérait illégitime. Il parvint suite à ces affrontements à prendre le pouvoir face à Picado.
Durant ses 18 mois au pouvoir, Figueres mis en place une nouvelle constitution, donna le droit de vote aux femmes et aux noirs, aboli l'armée et créea entre autre un comité de défense des élections démocratiques. Il cédera par la suite sa place à Otilio Ulate qui poursuivit les mesures engagées sur la voie de son prédécesseur.
Figueres sera par la suite réélu de 1953 à 1958 et de 1970 à 1974. Son parti le Partido Rapublicano Nacional et sa politique feront du Costa Rica, le pays le plus démocratique de l'Amérique Latine.
En 1978, le PLN perd les élections suite à des conflits qui avaient opposé durant quatre ans Figueres et son successeur Oduber Quiros ainsi qu'à une situation économique délicate. En effet, le Costa Rica avait durant quelques années entrepris un fort en terme de développement qui augmenta la dette extérieur du pays et ne parvint pas à le combler dans un contexte de crise pétrolière. Le pays étant devenu dépendant de ces exportations de bananes, de café, de sucre ainsi que du pétrole, celui-ci devint totalement instable à la fin des années 70.
C'est donc le candidat opposant au PLN qui accède au pouvoir en 1978 : Rodrigo Carazo Odio.
Suivirent alors des années de forte croissance démographique, un combat pour la paix mené dans toute l'Amérique Centrale ainsi qu'une recherche de stabilité politique et économique.
Les différents successeurs d'Odio, Alberto Monge Alvarez en 1982 et Oscar Arias Sanchez en 1986 suivirent ces efforts de paix engagés. Face aux succès de ces mesures, il reçu en 1987 le Prix Nobel de Paix.
En février 1990, c'est le Parti pour l'Unité Sociale-Chrétienne qui remporta les élections représentées par Rafael Angel Calderon, le fils de son ancien leader.
C'est à l'inverse, le fils de son grand opposant Figueres qui fut élu en 1994, José-Maria Figueres Olsen.
Mais très critiqué par la population pour sa mauvaise gestion économique, c'est le Parti pour l'Unité Sociale Chrétienne qui reprendra le pouvoir en 1998 avec à sa tête, Miguel Angel Rodriguez. Le projet de privatisation entamé par Rodriguez fut très contesté et du être supprimé sous la pression populaire.
En 2002, Abel Pacheco est élu président de la République.
Le 5 février 2006, c'est au tour d'Oscar Arias, Prix Nobel de la Paix en 1987. Il va ainsi conforter le pouvoir social démocrate costaricien.
Octobre 2007, suite à un référendum le traité de libre échange avec les Etats-Unis est ratifié.
En 2010 une femme accède pour la première fois au pouvoir, Laura Miranda Chinchilla est élue présidente de la République du Costa Rica.
Chronollgie
18 sept 1502 : Christophe Colomb découvre le Costa Rica par la côte est.
1509 : Rattachement du Costa Rica à la Castilla del Oro, implantée au Panama.
1519-1920 : Premiers espagnols s'installant dans le golfe de Nicoya. Les indiens Chorotegas et Huetares combattent et repoussent les envahisseurs espagnols.
1524 : Francisco Fernandez de Cordoba fonde la ville de Bruselas dans la péninsule de Nicoya.
1525 : Juan de Cavallon ralentit la résistance indienne.
1526 : Fondation de la 1ère capitale Cartago ; San José lui succédera en 1823.
1570 : Création de la province du Costa Rica, intégrée à la Capitainerie générale du Guatemala (actuelle Amérique centrale).
1600-1690 : Début du peuplement de la Vallée Centrale.
1706 : Fondation de la ville de Hérédia ex Cubujuqui
1737 : Fondation de Villa Nueva de la Boca del Monte (actuelle San José).
1782 : Fondation de Alajuela ex Villa Hermosa.
15 sept 1821 : Indépendance du Costa Rica.
1823 : Création de l'Etat Républicain du Costa Rica, qui fait partie dorénavant de la fédération des provinces unies d'Amérique centrale. San José devient capitale du pays à la place de Cartago.
1824 :Juan Mora Fernandez est le premier président du Costa Rica. L'esclavage est aboli.
1828 : A la suite d'un référendum, la région de Nicoya est rattachée au Costa Rica.
1838 : Le Costa Rica ne fait plus partie de la Fédération des provinces unies d'Amérique centrale.
1848 : Indépendance du Costa Rica.
1882 : La peine de mort est abolie.
1940 : Le Costa Rica est le premier état d'Amérique à déclarer la guerre à l'Allemagne.
1941 : Droit de vote accordé aux femmes.
1949 : Abolition de l'armée et nationalisation des banques du pays.
1963 : Entrée en éruption du volcan Irazu 2 ans durant.
1979 : Les Sandinistes arrivent au pouvoir au Nicaragua et provoquent l'émigration de 300.000 nicaraguayens vers le Costa Rica, soit l'équivalent d'un dixième de la population du Costa Rica).
1983Le Costa Rica se proclame pays neutre et non armé.
1986 Oscar Arias Sanchez devient président de la République.
1987 : Le président Oscar Arias Sanchez devient Prix Nobel de la Paix pour suite à ses actions de Paix en Amérique centrale.
1989 : 1er Centenaire de la démocratie au Costa Rica.
1995 : Mouvements sociaux et manifestations du peuple qui crie son mécontentement.
1998 : Élection de Miguel Angel Rodriguez est élu nouveau président de la République. Il va redresser l'économie du pays et promouvoir le tourisme.
2002 : Abel Pacheco est élu président de la République.
2006 : Oscar Arias, prix Nobel de la paix 1987 arrive au pouvoir.
2010 : Laura Miranda Chinchilla devient la première femme au pouvoir