| Les Capverdiens |
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Population & Langues du Cap Vert Religion au Cap Vert Arts & culture du Cap Vert Gastronomie et Boissons Locales Les enfants du pays
Population & Langues du Cap Vert
La Population
Le peuplement de l�archipel du Cap Vert commence tardivement, vers la fin du XVe si�cle. Les premiers arriv�s, selon la version officielle de l�histoire du Cap Vert, sont les colons portugais, suivis des esclaves venus des c�tes ouest africaines principalement. Peupler ces �les n�a jamais �t� une grande pr�occupation pour les Portugais contrairement aux autres �les de la Macaron�sie, A�ores et Mad�re, et ce pour des raisons �conomiques et climatiques :
- L��conomie du Portugal n��tait pas florissante et ne permettait pas de favoriser le Cap Vert.
- Un climat tropical rude aux cons�quences meurtri�res constituait un �norme frein � l�exode vers l�archipel.
Seuls quelques c�libataires, des prostitu�es et des condamn�s portugais s�aventuraient -forc�s pour certains- dans ce long voyage.
Une nouvelle population m�tisse fait son apparition, cons�quence des abus et viols des colons portugais envers les femmes esclaves. Au fil des si�cles, les mul�tres vont devenir plus nombreux que les Blancs et les Noirs. Ce m�tissage va se diversifier au fil des ann�es avec l�arriv�e des Anglais, venus cr�er le port de Mindelo qui devait leur faciliter le commerce du charbon, mais aussi de quelques Indiens de Goa, colonie portugaise �galement, de Fran�ais et de Chinois, �ternels commer�ants itin�rants. Le port de Mindelo va permettre une entr�e de marins, issus des quatre coins de la plan�te qui laisseront de nombreux rejetons sur place. Le m�tissage au Cap Vert a donn� lieux � des cocktails assez �tonnants et surtout d�une extraordinaire beaut�.
Au niveau des types, on remarque des sp�cificit�s diff�rentes suivant les �les, cons�quence des m�langes qui s�y sont produits suivant l�origine des �trangers qui s�y install�rent
A Fogo et Brava, par exemple, il y a eu moins d�esclaves que partout ailleurs et de ce fait, les gens y sont beaucoup plus clairs de peau. De plus, au XIXe si�cle, un Fran�ais, le comte de Montrond, voulant �viter les ge�les fran�aises suite � un duel qu�il remporta, l�obligeant � tuer son adversaire, s�installe � Fogo. V�ritable Don Juan, il eut une pl�iade d�enfants de m�res diff�rentes. On peux observer encore aujourd�hui, la pr�sence de ses nombreux descendants qui portent tous son nom. A eux seuls, les Montrond peuplent le village de Ch� di Caldeira, aux pieds du volcan.
Sur Santiago, c�est la population de race noire qui est dominante, ce qui se comprend car c�est ici qu�a d�but� l�histoire du Cap Vert. L��le abrita de nombreux esclaves qui se mari�rent entre eux, �vitant de se m�langer et cherchant � conserver et perp�tuer quelques traditions ramen�es du continent africain.
Tableau de la Superficie de la population Capverdienne
SANTIAGO...........Superficie 991 km�........Pop: 266.161 hab
SAO VICENTE........Superficie 227 km�........Pop: 74.136 hab
SANTO ANTAO........Superficie 779 km�........Pop: 47.124 hab
SAO NICOLAU........Superficie 388 km�........Pop: 13.536 hab
FOGO...............Superficie 476 km�........Pop: 37.409 hab
SAL................Superficie 216 km�........Pop: 14.792 hab
BOAVISTA...........Superficie 620 km�........Pop: 4.193 hab
MAIO...............Superficie 269 km�........Pop: 6.742 hab
BRAVA..............Superficie 67 km�........Pop: 6.820 hab
SANTA LUZIA........Superficie 35 km�........Pop: 0 hab
Langues
Un probl�me de communication s�est pos� d�s l�origine de l�histoire du Cap Vert avec la cohabitation entre les colons portugais et les esclaves africains. Une langue, le Portugais, et quelques dialectes africains, dont le Mandingue, mix�s dans l�archipel, donneront naissance au 'Kriolu'(cr�ole en fran�ais).
Le Portugais est dominant dans ce patois, mais les tournures de phrases et la locution d�pendent de l�origine des esclaves. Doucement mais s�rement, le Kriolu s�installe et devient la langue locale parl�e par tous. C�est une langue r�cente, form�e il y a cinq si�cles environ, et scind�e en plusieurs subdivisions dialectales, avec une expression locale propre suivant les �les. On distingue deux principales vari�t�s dialectales : le Kriolu de Santiago que l�on retrouve aussi sur Maio, Fogo et Brava,et le Kriolu de S�o Vicente parl� aussi � S�o Nicolau, Sal, et Boa Vista.
Le cr�ole de Santiago est celui qui a le plus subi l�influence des dialectes africains du fait que l�histoire du Cap Vert est n�e ici, et que les esclaves qui arrivaient d�Afrique, vivaient sur cette �le.
Cette scission dialectale ne favorise pas une standardisation du cr�ole parl�, encore moins d�un syst�me d��criture. Les tentatives d�uniformisation et d�officialisation du Kriolu ont �chou�es car les populations des autres �les ont toujours eut peur de perdre � tout jamais leur patois, au profit de celui de Santiago. Connaissant la rivalit� qui existe, � tous les niveaux, entre Sao Vicente et Santiago, on comprend un peu mieux cette opposition, cette m�fiance, envers les Badius (les gens originaires de Santiago).
Le Kriolu s�exporte bien et se retrouve parl� dans plusieurs pays o� r�side une communaut� capverdienne importante. C�est le cas aux �tats-Unis o� vivent environ plus de 500.000 Capverdiens, si l�on compte les nouvelles g�n�rations, en Guin�e-Bissau et au Portugal qui abritent plus de 100 000 Kriolus chacun, au S�n�gal, en France et aux Pays-Bas avec plus de 50 000 capverdiens par pays, en Angola, mais aussi au Mozambique et � Sao Tom�.
Le Portugais, langue officielle au Cap Vert, n�est parl� que par une partie de la population. Il a du mal � s�imposer sur l'ensemble du territoire. Cela a g�n�r� une politique linguistique plut�t ambigu� envers ces deux langues qui cohabitent, Portugais et Cr�ole, cette derni�re �tant la langue maternelle des Capverdiens.
La Constitution du Cap Vert pr�cise que le Portugais est la langue officielle, tout en admettant deux langues officielles. Elle d�clare que 'tous les citoyens nationaux ont le devoir de conna�tre les langues officielles et le droit de les utiliser'. Cela explique donc que le pays se dote de deux langues officielles. N�anmoins, les Capverdiens, press�s de voir leur langue maternelle supplanter le Portugais, restent sceptiques quand � l�av�nement de ce moment.
Au niveau de l�enseignement scolaire, la langue utilis�e est le Portugais mais les enseignements ont recours au Cr�ole comme soutient � un �ventuel probl�me de compr�hension du Portugais par les �l�ves. Des cours de Cr�ole sont aussi assur�s sur un plan culturel.
Les m�dias �crits utilisent le Portugais mais les radios ont plus recours au Cr�ole. Au niveau orthographique, le Cap Vert, comme la plupart des autres pays lusophones, se trouve pris dans l��tau du conflit entre le Portugais du Portugal et celui du Br�sil- ce dernier �tant nettement pr�f�r� dans l�archipel.
La langue fran�aise arrive en troisi�me position au Cap vert devant l�Anglais. Elle est enseign�e � l��cole d�s le primaire, et est obligatoire dans le secondaire. La pr�sence du centre culturel et de l�Alliance Fran�aise dans l�archipel laisse pr�voir un bel avenir � la langue de Moli�re dans ces �les de l�Atlantique. De plus, la collaboration entre la France et le Cap Vert est tr�s importante.
Au niveau international, les Capverdiens utilisent plut�t le Fran�ais que l�Anglais, langue v�hiculaire des diplomates �trangers accr�dit�s au Cap-Vert.
Cela semble g�ner consid�rablement les Portugais qui esp�rent- mais c�est un peu tard aujourd�hui- barrer le chemin � la francophonie dont fait partie le Cap Vert depuis 1993. Il a aussi adh�r� � l'Agence intergouvernementale de la Francophonie en d�cembre 1996.
Religion au Cap Vert
La religion et les croyances
Les Portugais ont apport� des esclaves et le christianisme au Cap vert.
Le catholicisme est la religion dominante dans l�archipel, et il y a des �glises un peu partout. C�est � Cidade Velha, sur l��le de Santiago, que l�on trouve la plus ancienne �glise catholique de l�Afrique de l�Ouest. Vous pourrez aussi y admirer les ruines de la premi�re cath�drale africaine.
Le clerg�, tr�s influent au Cap Vert, arrive de peser de tout son poids sur la balance lors d��lections politiques. Les capverdiens, peuple croyant, suivent massivement les conseils de l��glise qui d�tient ainsi un pouvoir non n�gligeable. Les offices religieux du dimanche matin sont bien suivis par tous.
L��glise a toujours eu un r�le tr�s dominant au Cap Vert car, ne l�oublions pas, c�est quand m�me elle qui a apport� dans l�archipel les valeurs de la civilisation occidentale chr�tienne.
Les pr�tres qui vivaient proche de la population, avaient, pour la plupart, des femmes, des enfants et m�me des ma�tresses. C��tait mal vu par l�Eglise qui n�arrivait pas � les en dissuader. Le grand-p�re d�Amilcar Cabral, le leader de l�ind�pendance du Cap Vert, �tait cur�.
Le protestantisme est la deuxi�me religion du pays. Vous y trouverez toutes les diff�rentes confessions : adventiste, baptiste, pentec�tiste� Bien organis�s et tr�s pragmatiques, contrairement aux catholiques, les protestants organisent r�guli�rement des �tudes bibliques pour les aider � mieux comprendre et appliquer les principes de la Bible. Le nombre de fid�les est en pleine croissance dans la soci�t�.
L�islam commence � faire timidement son entr�e avec l�arriv�e des commer�ants africains du continent, s�n�galais essentiellement. Le Cap Vert est ainsi le seul pays africain ou l�Islam est quasiment absent malgr� des proches voisins, comme la Mauritanie et le S�n�gal, o� cette religion est dominante.
Le Cap Vert abrite de nombreux cimeti�res juifs, vestiges de l�histoire, notamment � Boavista et Santo Ant�o. Des noms de ville tel que Ponta da Sinagoga, � Santo Ant�o, et des patronymes comme Levy, Benchimol, Wanhon, Benros� toujours pr�sents dans l�archipel, t�moignent de la pr�sence de nombreuses familles juives aux si�cles pass�s. Une association Jud�o Capverdienne d�nomm�e Amicael, dont le but est de d�velopper les relations entre les deux peuples et de pr�server et perp�tuer la culture juda�que dans l�archipel, existe depuis quelques ann�es � Praia. Les descendants des familles juives, nombreux au Cap Vert, se sentent concern�s par cette association qui leur permet de renouer avec les traditions de leurs anc�tres.
On remarque aussi une belle offensive des mormons et des t�moins de J�hovah, tr�s actifs aujourd'hui.
Le spiritisme reste une tradition ici car il permet de rester en contact avec les personnes disparues, mais surtout, de chasser les esprits mal�fiques qui prennent possession de certaines personnes et de conjurer le mauvais sort.
F�tichisme et sciences occultes sont �galement des pratiques courantes.
Arts & culture du Cap Vert
L'artisanat
On trouve plut�t de l�artisanat �tranger (S�n�gal, Mali, Ghana, Guin�e, Guin�e-Bissau�) car les capverdiens bien qu�ayant la fibre artistique, produisent peu. Vous trouverez n�anmoins des produits locaux : vannerie et chapeaux de Santiago, poteries de Boavista et Santiago, batik et tapisseries de Sao Vicente, des objets en coquillages, en c�ramique, en bois et en noix de coco sculpt�es. Les femmes, tr�s actives au Cap Vert et grandes adeptes de la broderie, confectionnent des napperons et des parures de lit brod�s ainsi que des sacs et des nappes. N�achetez surtout pas les objets en �caille de tortue afin de ne pas cautionner le massacre des tortues menac�es de disparition.
Si vous vous promenez vers Tarrafal, au nord de Santiago, allez visiter un luthier tr�s connu, sp�cialis� dans la fabrication d�instruments de musique et notamment de percussions.
Au centre artisanal de Mindelo situ� sur la place principale de la ville, � S�o Vicente et le 'Centro d�Apoio a Produ�ao' � S�o Domingos, sur la route d�Assomada dans l��le de Santiago vous trouverez de belles productions locales.
A Boavista, allez � Rabil admirer les r�alisations des potiers et si vous passez par S�o Nicolau offrez vous un des magnifiques chapeaux fabriqu�s par les artisans de cette �le.
Pour la peinture, les artistes de Mindelo sont incontournables, mais les prix restent tr�s �lev�s. Les plus connus sont les fr�res Figueira, Tchal� et Manuel. Leur atelier situ� sur le front de mer, face � la Tour de Belem, vaut le d�tour. Bela Duarte, Luisa Queiros, Leao Lopes, Jo�o Fortes, parmi une longue liste, d�veloppent leur propre style riche en couleurs. Les �uvres sont expos�s dans les centres culturels et au caf� Lisboa � la rua Lisboa, � Mindelo.
Prenez le temps d�admirer les fresques et sculptures de Ro et Nild, deux artistes dont vous trouverez l�atelier au quartier de Bela Vista.
Un petit d�tour � la coop�rative COOPATEC de Mindelo, situ�e sur les hauteurs de l�Avenida Marginal. Tel 31 47 04, vous pourrez y acheter de tr�s belles poteries.
Musique et Danse
Rythm�es par les influences africaines, br�siliennes et europ�ennes, musique et danse du Cap Vert sont un v�ritable melting-pot qui vous transporte d�un continent � un autre sur une cadence langoureuse. Sur un tempo de Samba teint� de fado, les couples aux jambes entrem�l�es et aux joues coll�es, se d�hanchent au son d�une Funana et d�une Coladeira, sorte de java des tropiques. Seule la Morna, m�lodie nostalgique, Blues de l�Atlantique, vous ram�ne � la dure p�riode de l�exil des hommes et des amours perdus.
Les capverdiens, v�ritables latinos de l�atlantique, vivent avec leur passion, musique et danse, vitale pour leur �quilibre.
Ici les pr�textes pour faire la f�te ne manquent pas et n�importe quel objet peut servir d�instrument de musique : poubelle, verre, assiette, casserole ou bouteille que l�on mart�le avec une cuill�re, une fourchette ou un couteau m�tallique, bo�te de conserve ou une cannette remplie de sable�Les capverdiens ne manquent pas d�ing�niosit� quand il s�agit de faire la nouba et vous entra�ner dans le tempo magique de leur �le tout au long de la nuit.
Danse et musique, chant�es en cr�ole, sont toujours associ�es. Il en existe une vari�t�.
La Funana, originaire de Santiago l�Africaine, � un rythme tr�s rapide et se danse coll� serr� comme la plupart des danses ici. C�est aussi une musique qui �tait interdite pendant la colonisation car les portugais y voyaient un outil de revendication.
Les Badius (originaires de Santiago) utilisent un m�lange d�instruments modernes et traditionnels pour ce style de musique : guitare, ga�ta (petit accord�on), ferrinho (morceau de ferraille que l�on gratte), batterie et congas.
On retrouve aussi ce rythme au Br�sil, surnomm� l�-bas funganga, mais aussi au Portugal. Les stars de la Funana locale se nomment Fina��o, Bulimundo ou Ferro Ga�ta.
La Batuka, propre � Santiago �galement, se danse lors des f�tes populaires, des mariages et des bapt�mes. Rythme purement africain apport� par les esclaves, on retrouve encore ses traces sur le continent, notamment en Angola. Chant�e et dans�e essentiellement par les femmes qui utilisent, en guise d�instruments et � la place des tambours (interdit par les colons qui voulait �viter toute forme de communication entre les esclaves), des morceaux de chiffons et de sacs plastiques tass�s, formant la tchabeta. Quelquefois, des bidons vides font aussi l�affaire. Les femmes, assises sur un banc, placent la tchabeta entre leurs jambes et battent la cadence sur un rythme saccad�e et tr�s rapide. La chanteuse du groupe entame alors un chant qui semble �tre une complainte, repris en ch�ur par les autres femmes du groupe. C�est alors qu�entrent en sc�ne des danseuses, les fesses cern�es d�un pagne, balan�ant les hanches de chaque c�t�, au rythme tr�s rapide de la tchabeta. Les danseuses se relaient, � tour de r�le, et quelquefois, les hommes peuvent participer � la danse. La plus populaire des chanteuses de batuka se nomme Naci� G�mi.
La Coladeira, bien cadenc�e, se danse � la traditionnelle, au risque de se faire chambrer par les nouvelles g�n�rations qui ont copi� le zouk, ou d�une mani�re plus branch�e, apprendre les pas un peu compliqu� de la Passada originaire de l�Angola. Toujours coll� serr� et cadence endiabl�e. La Coladeira, c�est aussi une musique apparue en 1940 et dont les grands interpr�tes se nomment Bana, C�saria Evora, Luis Morais, Voz di Cabo Verde�
La Morna, qui nous arrive de Boavista, date de 1800. Elle reste tr�s m�lancolique mais fait aussi r�f�rence � l�amour. C�est une complainte qui relate l�histoire d�un peuple dont les souffrances ont laiss� des traces profondes dans leur vie.
Les influences dans cette musique sont multiples : en Angolaise avec le Lundum, au Portugal avec le fado tr�s pr�sent dans la musique capverdienne et en Argentine avec le tango tr�s appr�ci� ici. Son interpr�te le plus populaire dans le monde reste aujourd�hui Cesaria Evora, la Diva aux pieds nus. Mais c�est surtout gr�ce � des artistes tels qu�Eug�nio Tavares, natif de Brava, Arthur Vieira, B. Leza et Luis Rendall, que cette musique s�est popularis�e et surtout a pris une teinte plus po�tique. L�illustre et l�gendaire �Bana�, install� aujourd�hui au Portugal, reste �galement un de ses plus grands interpr�tes.
Il existe d�autres genres de musiques et de danses, dont la Mazurca, originaire de S�o Nicolau et populaire � Santo Ant�o, la Cola Sanjon, qui se chante et se danse � l�ext�rieur des �glises lors des messes de la Saint-Jean et de la Saint-Antoine, la tabanka, que l�on retrouve aussi en Guin�e Bissau, pour les d�fil�s et la batucadeira d�inspiration br�silienne, chant�e et dans�e lors des carnavals.
Litt�rature et Peinture
Litt�rature
Elle a �t� avant tout orale, comme c�est le cas en Afrique dont elle recueille une partie des coutumes. Elle est faite de chants, de r�cits, de contes, de l�gendes et de proverbes qui se transmettent par tradition, de famille en famille. Elle refl�te le quotidien mais aussi le mode de vie de tout un peuple surtout rural. Elle s�exprime � travers la Batuka, chant et danse originaire de Santiago, par les textes de la fina�on mais aussi les c�r�monies qui suivent les naissances ou les d�c�s, la m�decine traditionnelle et les pratiques occultes.
Les �crits essentiellement en portugais, datent du XIX� si�cle. Ils reprennent un pass� marqu� par une existence difficile sous le signe de l�esclavage, la colonisation, la domination, la r�sistance, la r�pression, la s�cheresse, la famine et un mode de vie typiquement cr�ole avec en toile de fond l��migration oblig�e d�une grande partie de la population, la lib�ration et la reconstruction.
La litt�rature au Cap Vert a �t� marqu�e par un mouvement litt�raire, �Claridade�, n� d�une r�flexion profonde sur l�origine et l�existence de la capverdianit�.
Fond� en 1936 � Mindelo par quelques intellectuels dont P�dro Monteiro Cardoso et Eug�nio Tavares ainsi que les po�tes Jorge Barbosa, Manuel Lopes et Baltasar Lopes, ce mouvement s�illustre � travers une revue qui porte le m�me nom, et dont le fondement est la recherche et l�affirmation d�une identit� nationale apr�s des ann�es de litt�rature portugaise. Ce mouvement �tait l�expression d�une �lite intellectuelle qui d�fendait les valeurs culturelles de l�archipel comme �tant plut�t assimil�es � la civilisation occidentale, omettant toute r�f�rence � l�Afrique, m�re patrie des esclaves qui ont peupl�s le Cap Vert.
Durant les ann�es 60, Orlando Ribeiro, Ilidio do Amaral, et Manuel Ferreira, un auteur portugais, r�alisent une �tude sociologique sur le Cap Vert sur laquelle ils font appara�tre au grand jour le lien direct entre l�archipel et le continent africain.
De m�me, Antonio Carreira, historien capverdien, � travers ses divers travaux de recherche sur l�esclavage au Cap Vert, resitue le principe de l�africanit� de la soci�t� capverdienne dans son contexte.
Par la suite, de nombreux auteurs dont Amilcar Cabral, le leader de la lib�ration, On�simo Silveira, ancien maire de Mindelo et Dulce Almada Duarte vont �galement montrer que l�histoire du Cap vert est profond�ment li�e � celle de l�Afrique.
Des auteurs tels que Antonio Aur�li Gon�alv�s, Texeira Da Sousa, Nelson E.Cabral, Germano Almeida et son roman 'Le Testament de M. Nopomuceno' port� � l��cran, permettent aujourd�hui de d�couvrir la litt�rature capverdienne.
Peinture
La peinture, la photo et le tissage, � travers des artistes qui ont pour noms Bela Duarte, les fr�res Figueira, Tchal� et Manuel, Luisa Queiros, Leao Lopes, Ron Barboza, apparaissent aujourd�hui dans des expositions en Europe, permettant de faire conna�tre la richesse et la beaut� de l�art d�une archipel oubli�e.
Traditions et Passe-temps
Les capverdiens sont tr�s joueurs et les jeux de soci�t� sont une tradition chez eux. A tout moment de la journ�e, profitant d�une pause, pendant l�ap�ro du midi, le soir apr�s le travail, le week end et pendant les veill�es fun�bres, car ici les morts sont veill�s toute la nuit avant leur enterrement, le capverdien s�adonne � un jeux.
Jeux de dames, ouril (awal�), belote ou biska, pratiqu� individuellement ou en �quipe, mais aussi jeux d��checs, sont tr�s r�pandus et les plus pratiqu�s. On rep�re les groupes de joueurs aux attroupements tr�s anim�s qu�ils provoquent, aux coins des rues ou dans les bars.
La t�l�vision et la vid�o sont aussi tr�s pris�es par la population qui suit assid�ment les telenovelas, feuilletons br�siliens dont raffolent surtout les femmes. Les hommes, pour leur part, pr�f�rent les matches de foot portugais qu�ils suivent l�oreille coll�e � un transistor. L�apr�s match est aussi �pique, avec des discussions � d�bats - commentaires si anim�s qu�on pourrait croire que cela se terminera en pugilat.
La promenade du soir est aussi un rituel ici avant d�aller se coucher. Les gens se retrouvent sur les places principales des villes ou villages pour discuter et draguer.
Cin�ma
En 1999 est cr�� le 1er festival des Rencontres internationales de cin�ma au Cap-Vert. Le cin�ma capverdien en est encore � ses premiers balbutiements, peu de grands m�trages r�alis�s � ce jour. On citera le film de Leao Lopes, ancien ministre de la Culture et r�alisateur aujourd�hui, 'Ilho de contento' premier long-m�trage capverdien. Mindelo a servi de d�cor pour le film 'Nha Fala' de Flora Gomes.
Th��tre
De nombreuses troupes font leur apparition gr�ce � l�action de l�association Mindelact � Mindelo.
C'est le principal �v�nement th�atral du Cap-Vert et actuellement le plus important de toute l'Afrique Lusophone.
Sa premi�re edition s'est d�roul�e en 1995.
En 2005, il a �t� consid�r� comme le plus important de tout le continent Africain.
Durant le mois de Septembre, dans Mindelo, on peut assister � des spectacles, des �changes entre tous les participants, des actions de formation dans divers domaines artistiques li�s au th�atre, concertsainsi que des expositions de design et arts plastiques.
Et derni�rement,un festival alternatif sp�cialement cr�e pour les enfants 'Teatrolandia'.
Gastronomie et Boissons Locales
Gastronomie
Beaucoup de similitudes avec le Br�sil et le Portugal, mais aussi l�Afrique, pour ce qui est des traditions culinaires de l��le de Santiago.
Le ma�s est � la base du plat national, la cachupa, sorte de cassoulet dans lequel sont m�lang�s des haricots, des f�ves, des l�gumes, des f�culents, de la viande de porc, du chorizo, du manioc, des patates douces, des l�gumes et quelquefois on y ajoute du poulet ou du poisson. Les restes de la cachupa pr�par�e la veille sont aussi servis le matin au petit d�jeuner, c�est la cachupa guisado. On fait revenir le tout dans une po�le avec des oignons finement d�coup�s puis servi avec des �ufs au plat.
Autre plat national, la c�l�bre feijoada, d�inspiration br�silienne � base de haricots rouges.
La viande, le poisson, surtout le thon, et les coquillages font aussi parti des plats pr�f�r�s des capverdiens.
Dans les restaurants vous aurez droit aux poissons les plus appr�ci�s ici : le m�rou ou garoupa, servi avec frites, salade ou du riz, le thon en steack, m�lang� au riz (arroz com atum) ou sous forme de salade, la serra, de la famille du thon, l�espadon, le requin la mur�ne frit ou 'morea' qui se d�guste aussi traditionnellement avec l�ap�ro en m�me temps que le torezma, � base de gras de cochon d�coup� en cube ou oreilles de porc frits, les pastels, sortes de beignets fourr�s aux poissons, et les fix�s, beignets de banane frits.
La soupe traditionnelle, 'kanja' pr�par�e avec du poulet, du riz et des pommes de terre n�est pas propos�e dans les restaurants, cela reste une tradition familiale.
Au niveau des crustac�s et fruits de mers vous aurez droit � la langouste qui se mange diff�remment, en salade, grill�e, saut�e ou en sauce. C�est le plat le plus cher bien entendu et l�on vous le proposera partout. Les prix varient suivant les restaurants et les �les. Pr�f�rez Boavista, Maio, Fogo ou S�o Nicolau, les prix sont normalement plus abordables. D�autres fruits de mer sont servis, surtout en entr�e. C�est le cas des buzus, sortes d�escargots de mer, des percebes, pousse-pieds, des lulas, des cracas, poulpes, des calamars, des crevettes.
A Santiago, les mets sont beaucoup plus africains. On citera le x�rem, pr�par� avec du ma�s concass� au mortier et cuit � l�eau. Il est g�n�ralement propos� les jours de f�te � la place du riz, le cuscuz, aussi � base de ma�s pil� cuit � la vapeur dans un pot en terre cuite (bindes) ou dans une grande bo�te de conserve vide, dont on aura pris soin de percer la base. Il remplace le couscoussier. Une fois pr�t, il sera servi chaud et en tranche, tartin� de 'mel', la m�lasse locale, accompagn� d�une grande tasse de caf� au lait chaud ou de th�.
La bouillie de farine de ma�s, appel�e ici p�pa, est donn�e aussi bien aux b�b�s qu�aux adultes. �a plombe bien l�estomac.
Pour ce qui est des fruits, on retrouve une bien maigre vari�t� : papaye, banane et mangue sont les plus courants.
Les desserts sont d�licieux. Laissez vous tenter par les fameux puddings de queijo (fromage), de leite (lait) ou de coco. Confitures de papaye ou de coing et marmelade sont aussi au programme.
Le fromage, le fameux 'queije' fabriqu� avec du lait de ch�vre caill�, s�ch� dans la panse d�un chevreau non sevr�, est tr�s appr�ci�. Vous en trouverez sur les march�s, notamment � Santo Ant�o, sur la route de la Corda reliant Porto Novo � Ribeira Grande. Les chauffeurs d�Aluguers sauront vous en trouver. Ils ont les meilleures adresses. En principe, ceux de Lagoa ont bonne r�putation. Ceux de Fogo aussi sont tr�s bons.
Boissons Locales
Comme dans toutes les �les en g�n�ral, c�est le rhum, 'grogue' qui domine. A base de canne � sucre bien entendu, on en trouve partout. C�est la boisson nationale mais les femmes lui pr�f�reront le punch, m�lange de rhum et de m�lasse locale, et d�autres liqueurs pr�par�s avec des fruits ou des herbes locales. C�est d�licieux mais tra�tre. �a se laisse boire facilement et on n�en ressent pas les effets imm�diatement.
Ne partez pas de l�archipel sans d�guster les vins de Fogo, conseill�s de boire frais. Si vous allez sur cette �le, faites un tour au village de Ch� di Caldeira et go�tez � celui de Ramiro Montrond fabriqu� aux pieds du volcan � la traditionnelle.
Pour finir, le caf� de Fogo, cl�turera un bon repas. Il a bonne r�putation et on en trouve un peu partout dans les �piceries locales. Ne manquez pas d�en rapporter quelques paquets, il ne s�exporte pas.
Recette de la Cachupa
Ingr�dients
3 tasses de ma�s s�ch�
1� tasses de haricots blancs
� tasse de haricots rouges
� tasse de pur�e de tomate
Un peu d'huile d'olive
2 cubes de bouillon de poulet
1 � 2 kg de viande (porc sal�, poulet ou thon)
Du manioc
De la patate douce
Une demi courge
3 � 4 pommes de terre
1 grand chou
3 grands oignons d�coup�s
3 gousses d'ail
Vous pourrez ajouter d�autres l�gumes au choix
Pr�paration
Faites tremper le ma�s et les f�ves dans une casserole d�eau durant toute une nuit.
M�langez la viande (sauf la viande de porc s�ch�e) avec l'ail et le sel et laissez reposer quelques heures dans le r�frig�rateur.
Remplir une grande marmite � moiti� d'eau. Ajouter le ma�s, la tomate et l�ail �cras�. Portez le tout � �bullition. Ajoutez un peu d'huile d�arachide. Laisser cuire deux bonnes heures et v�rifier que le ma�s a ramolli ( �crasez un grain entre vos doigts pour v�rifier). Contr�lez le niveau d�eau de la marmite qui doit recouvrir totalement le ma�s.
Mettre ensuite les haricots, le manioc puis les autres l�gumes. Laisser cuire un moment puis ajouter la viande.
Faire revenir les oignons avec un peu d�huile et de la tomate. M�langer le tout et servir bien chaud.
Les enfants du pays
L�histoire et l�actualit� du pays sont marqu�es par de nombreuses personnalit�s qui brillent sur un plan international et les capverdiens sont tr�s fiers de poss�der des ambassadeurs itin�rants pour la plupart prestigieux. La liste est bien entendue incompl�te car on ne peux tous les citer.
Politique
Amilcar Cabral
En 1956 il fonde le premier parti capverdien, le PAIGC, avec lequel il a men� le pays vers la lib�ration et l�ind�pendance nationale. Ing�nieur agronome, il fit ses �tudes � Lisbonne puis travailla pour le gouvernement portugais en Angola et en Guin�e-Bissau. Il sera assassin�, le 20 janvier 1973, juste avant la proclamation de l�ind�pendance de la Guin�e-Bissau et du Cap Vert par des membres de sa garde � la solde des portugais.
Aristides Pereira
Cofondateur du PAIGC et compagnon de lutte d�Amilcar Cabral, il sera nomm� premier pr�sident de la r�publique du Cap Vert. Il perd son fauteuil, lors des premi�res �lections pr�sidentielles libres de 1991.
Lu�s Cabral
Fr�re d�Amilcar Cabral, il sera le premier pr�sident de la Guin�e-Bissau. C�est aussi un des h�ros de la lutte pour la lib�ration. Il sera renvers� en 1980 par un ancien compagnon de lutte, emprisonn�, puis lib�r�. Il vit aujourd�hui au Portugal.
Antonio Mascarenhas Monteiro
C�est le deuxi�me chef d�Etat qu�a connu le Cap Vert, mais le premier pr�sident de l��re lib�rale, �lu lors d��lections libres et d�mocratiques. Il a �t� r��lu en 1995, pour un deuxi�me mandat et est encore au pouvoir.
Carlos Veiga
Premier ministre du Cap Vert depuis 1990 et �galement reconduit pour un deuxi�me mandat apr�s la seconde victoire de son parti, le MPD, en 1995. Il applique la premi�re politique lib�rale du pays et de profondes r�formes inscrivant le pays dans l��re de l��conomie lib�rale.
Pedro Pires
Actuel pr�sident de la R�publique, troisi�me qu�� connu le pays depuis son ind�pendance. Il a �galement particip� � la lutte arm�e en Guin�e Bissau.
Culture
Leao Lopes
Ancien ministre de la Culture. C�est le premier r�alisateur d�un long m�trage capverdien, 'Ilho de contento', sorti en 1996.
Roberto Duarte Silva
N� en 1837 � Santo Ant�o, cet ing�nieur chimiste est connu dans le monde pour ses travaux qui lui ont valu les plus hautes distinctions internationales. Il est enterr� en France, au cimeti�re de Montparnasse.
Baltasar Lopes Da Silva
Illustre po�te capverdien, auteur d�un roman 'Chiquinho' tr�s appr�ci�. Il fut l�un des instigateurs du mouvement litt�raire 'Claridade'.
Eug�nio Tavares
Il a �crit les plus belles Morna du Cap Vert. C�est l�un des premiers po�tes qui s��leva pour d�fendre �nergiquement les valeurs culturelles du Cap Vert. De nombreux po�tes se sont inspir�s de lui. Il a particip� � la naissance du mouvement 'Claridade'. Il est mort en 1930.
Manuel Lopes
Po�te et �crivain connu, �galement cofondateur de ce mouvement litt�raire qui a tant marqu� les intellectuels capverdiens.
Manuel De Novas
Auteur compositeur pr�f�r� des plus grands artistes de la musique capverdienne. A beaucoup inspir� Cesaria Evora. Sp�cialit� : la morna.
Manuel Figueira
Avec son fr�re Tchal� et sa femme Lisa, ils forment une famille de peintres tr�s connus dans l�archipel. Leur grande maison � Mindelo leur sert aussi de galerie.
Lisa Figueira
Mari�e � Manuel Figueira, elle partage la m�me passion que lui. Avec son mari et Bela Duarte, une autre artiste peintre de Mindelo, ils cr�ent en 1976 la 'Coop�rativa Resistencia', premier centre artisanal de la ville, devenu centre national d�artisanat sur la Pra�a Nova. Il ont promu et d�velopp� l�activit� du tissage.
Tchal� Figueira
Carlos Alberto Silva Figueira, surnomm� 'Tchal�' est l�un des artistes peintres capverdiens les plus r�put�s pour son cot� un peu star du pays. Ancien marin, il a d�but� sa carri�re artistique il y a un peu plus de 20 ans � l��cole des Beaux-Arts en Suisse. Aujourd�hui il vit entre Mindelo et Santo Ant�o, deux �les dont il s�inspire pour peindre. Il a un style impressionniste et ses �uvres s�exportent de plus en plus dans le monde. On l�a souvent aper�u lors de reportages avec Thalassa notamment sur France 3. Il y a peu, il s�est vu propos� un r�le principal, par un r�alisateur suisse, pour un film qui retracera l�histoire d�un peintre.
Isabel Duarte
Install�e � Mindelo comme la plupart de ses coll�gues, sous le pseudonyme de 'Bela Duarte', elle excelle dans l�art du batik. Ses �uvres sont expos�es au centre artisanal de S�o Vicente o� elle dirige une �cole d�artisanat. Elle est tr�s active � S�o Vicente.
Musique
Cesaria Evora
Premi�re et meilleure Ambassadrice du Cap Vert dans le monde. Star � 50 ans et �cume les sc�nes du monde entier. Elle r�v�le au monde entier une partie de la culture capverdienne. Surnomm�e la 'Diva aux pieds nus', on la compare � Edith Piaf et � Billie Holiday. Ses disques s�arrachent dans le monde entier. C�est la premi�re chanteuse africaine � vendre autant d�album sur la plan�te.
Horace Silver
Horace Ward Martin Tavares Silva (devenu Silver) est n� en 1928 � Norwalk dans le Connecticut. Fils d�un immigr� capverdien originaire de l��le de Maio, il �tudie le saxophone, inspir� par Lester Young, avant de se tourner compl�tement vers le piano qu�il ma�trisera avec beaucoup de dext�rit�.
Remarqu� par Stan Getz en 1950, ce dernier l�engage dans son groupe. Il s�installe d�s lors � New York et entame une fabuleuse carri�re. Il passera 28 ans chez Blue Note et enregistrera une trentaine de disques avec de grands noms du jazz dont Miles Davis, Milt Jackson, Lester Young et Coleman Hawkins. Avec les virtuoses du cuivre Hank Mobley et Kenny Dorham, le bassiste Doug Watkins et le batteur Art Blakey ils cr�ent le fameux � Jazz Messengers �, dirig�s par Horace lui-m�me, avec pour objectif de se rapprocher des racines du Jazz..
Silver fonde le mouvement hard bop, dont le style a r�volutionn� le Jazz. N�anmoins, certaines de ses �uvres le marqueront plus que d�autres et c�est le cas du 'Cape Verdean Blues', un vrai mix de Jazz et de coladeira. Horace disait que cette oeuvre avait trois sources d'inspiration : la musique populaire des �les du Cap-Vert dont �tait originaire son p�re, la Samba de Rio de Janeiro et son amour pour la bonne vieille funky-blues am�ricaine.
De nombreux titres deviendront de grands classiques. C�est le cas de � Doodlin' � , une sorte de blues avec des teintes de soul qui deviendra l'hymne du jazz soul des ann�es 50, repris plus tard par des pointures dont Ray Charles. The Preacher, inspir� d'un vieux refrain, catapultera d�finitivement les Messengers et sauvera Blue Note d�une banqueroute assur�e.
En 1956 c�est la dissolution des Jazz Messengers.
Apr�s quelques ann�es bien difficiles, Horace est rep�r� par Columbia en 1992. Il retourne � ses premiers amours funky qui lui assur�rent succ�s dans le pass�. Il fait un tabac. Puis il signe avec le label Impulse et r�alise The Hardbop Grandpop. Dee Dee Bridgewater lui rend hommage avec son album � succ�s Peace & love, puis suivra A Prescription For The Blues qui viendra confirmer son retour au premier plan.
Bana
Une des plus grandes pointures de la musique capverdienne qui interpr�te admirablement Morna et Colad�ra. Il est consid�r� comme un monument au Cap Vert. Respect� par les plus grands artistes dont Cesaria et Tito Paris, il a beaucoup aid� les siens en les invitant dans ses tourn�es internationales, leur permettant de s�exporter. Il vit � Lisbonne o� il s�est �tabli depuis plusieurs ann�es. L� bas, sa popularit� est �gale � celle de C�saria en France.
Luis Morais
Mort le 25 novembre 2002, c�est l�un des meilleurs clarinettiste et saxophoniste que le Cap Vert ait pu produire. Il a accompagn� les plus grands artistes du pays tels que Bana et C�saria. Il a fait parti des fondateurs du c�l�bre groupe 'Voz di Cabo Verde' (la voix du Cap Vert), compos� � l��poque essentiellement d�immigrants capverdiens qui ont enchant�s et fait danser toute la g�n�ration des ann�es 60, notamment avec de belles m�ringu�s et cumbias. Ce groupe qui v�hiculait cette musique � travers ses tourn�es internationales, �tait consid�r� comme le messager du Cap Vert. C�est une l�gende aux �les du Cap Vert. Avant sa mort, il enseignait la musique � Mindelo. Son enterrement a rassembl� la quasi totalit� des habitants de Mindelo, ce qui a occasionn� des bouchons monstrueux. Sa mort fut v�cue comme un drame national.
Morgadinho
Musicien et chanteur dou�, il a aussi fait partie du groupe 'Voz di Cabo Verde' aux c�t�s de Luis Morais. Retrait� en France mais toujours tr�s actif, il continue � chanter et composer. Il accompagne encore, surtout � la trompette - son instrument pr�f�r� -, les plus grandes pointures de la musique capverdienne.
Paulino Vieira
L�homme � l�harmonica, musicien hors pair, dou� quel que soit l�instrument que vous lui mettez entre les mains. Pendant quelques ann�es, il a aussi suivi Cesaria � travers ses tourn�es internationales. Chanteur et compositeur, il est aussi un talentueux arrangeur.
Chico Serra
N� en 1946 de parents d�origine portugaise, ce remarquable pianiste influenc� par les �uvres de Mozart, a appris seul, et d�s l��ge de quatre ans, � se servir d�un piano. Bien que n�ayant jamais appris le solf�ge, il ma�trise son art avec brio. Il vit � Mindelo o� il continue � s�adonner � sa passion, la musique, dans ses moments libres.
G�rard Mendes
'Boy Ge' est le premier chanteur capverdien que l�on a pu d�couvrir � travers les m�dias fran�ais. Sa fameuse chanson 'Grito de bo fidje' fut la plus programm�e, durant l��t� 1990, sur les ondes des plus grandes radios fran�aise dont Europe 1, RTL, RMC, RFI, France Inter�.
Il a parcouru le monde, de longues ann�es durant, de New York � Abidjan en passant par le festival de Leysin en Suisse. Personnage tr�s attachant, il continue d��chauffer les foules avec son style tr�s latino, m�langeant talentueusement bossa nova, samba et colad�ra. Toujours � la recherche de sons nouveaux qu�il n�h�site pas � inclure dans ses musiques, r�guli�rement utilis�es pour des pubs � la t�l� et pour des g�n�riques radio. Il vit entre Nice et Mindelo.
Tito Paris
Grande r�v�lation en Europe. Il vit au Portugal mais on le voit souvent sur les grandes sc�nes fran�aises. Chanteur et compositeur, plusieurs de ses oeuvres sont interpr�t�es par Bana et Cesaria Evora.
Bau
Luthier comme son p�re, Bau ma�trise � souhait les instruments � cordes : violon, cavaquinho (petite guitare) et guitare. Il commence � gratter un cavaquinho offert par son p�re, d�s son plus jeune �ge. Apr�s avoir sillonn� le monde entier, accompagnant Cesaria, il a entam� une carri�re solo qui promet. Il vient de sortir son troisi�me album enti�rement instrumental. A �couter absolument, c�est un excellent compositeur.
Vasco Martins
On le surnomme le Jean-Michel Jarre capverdien Il compose de la musique contemporaine capverdienne dans une tradition afro-europ�enne. Influenc� par les rythmes br�siliens, son originalit� lui a valu d��tre invit� � jouer en France � maintes reprises. Sp�cialiste du synth�, il est plut�t dou�. Il a compos� de belles mornas pour Herminia.
Herminia
On a voulu faire d�elle la nouvelle star de la musique capverdienne mais la sauce n�a pas pris malgr� tout son talent. On ne remplace pas C�saria Evora comme �a. Ag�e d�une cinquantaine d�ann�es, elle a d�but� sa carri�re tr�s t�t dans les bars de Sal puis rejoint Mindelo, o� elle s�est fait conna�tre, gr�ce notamment � ses concerts chez Oph�lia.
T�ofilio Chantre
Fifi pour les intimes. Il est en pleine ascension en France. Il est � la une en ce moment sur les ondes fran�aises. C�est le compositeur pr�f�r� de C�saria qui chante en duo avec lui dans son dernier album. Une valeur s�re. S�inspire, entre autre, de la musique br�silienne.
Stomy Bugsy
Gilles Duarte de son vrai nom, �Gilou� pour les intimes, on ne le pr�sente plus en France o� il a rejoint les plus grandes stars du rap et du cin�ma. Idoles de la nouvelle g�n�ration en France, sa renomm�e a aujourd�hui d�pass�e nos fronti�res. Il a r�ussi � conqu�rir le c�ur des jeunes capverdiens, fiers de voir encore un des leurs r�ussir en Europe et sur un plan international.
Lura
C�est l��toile montante du moment. Difficile de rassembler autant de talents : une superbe voix, un jeux de sc�ne, une beaut� splendide, un charisme et un avenir incontestablement promis au succ�s. Ses parents sont de Santiago et Santo Antao, ce qui donne un m�lange d�tonnant de beaut� afro indienne. Elle chante avec l�accent de Santiago et de plus ma�trise parfaitement les danses locales. Un conseil : ne ratez surtout pas ses prochains concerts en France. Elle vit au Portugal comme beaucoup de capverdiens.
Mayra Andrade
Nouvelle g�n�ration d�artiste qui � 20 ans � peine enflamme les sc�nes parisiennes et internationales. A 16 ans, elle remporte la M�daille d'or du concours de chant des Jeux de la Francophonie � Ottawa Hull au Canada. C�est une premi�re pour le Cap Vert qui obtient sa premi�re m�daille d�or lors d'une comp�tition internationale. Elle est n�e � Cuba, de parents capverdiens et grandit au S�n�gal. Avec son style tr�s jazzy qu�elle impose au son d�une voix grave et velout�e, Mayra surfe admirablement bien entre les diff�rents genres musicaux capverdiens, passant de la Coladeira � la Batuque, de la Funana au Funana. Elle se produit r�guli�rement en France, son pays de r�sidence, notamment en premi�re partie de C�saria Evora au New Morning, d�Enrico Macias au ' Festopale ' � Etaples, du cubain Ernesto Titos Puentes lors du ' Festival de Jazz ' de Vannes mais aussi � l�affiche aux c�t�s de c�l�brit�s comme Joe Zawinul, Ismael Lo, Charles Aznavour, Ang�lique Kidjo... mais aussi de grandes pointures du jazz international comme la new-yorkaise Sheila Jordan et l'arm�nienne Dat�vik Hovanessian. Aujourd�hui Mayra, tr�s sollicit� est sur une pente ascendante. Les invitations nationales et internationales se multiplient : Italie, Suisse, Portugal, Espagne, Maroc, Br�sil et bien s�r le Cap Vert o� elle devient une star nationale. Elle signe son premier album chez BMG.
Sport
Aurelien Duarte
C�est l�oncle de Stomy Bugsy. Il est n� comme lui au S�n�gal et vit � Paris. Tr�s connu dans le monde des sports de combat, Aur�lien est devenu champion du monde de boxe tha�landaise dans la cat�gorie des moins de 75k g, le 5 juillet 1996. Il est �galement champion d�Europe et combat aussi bien en boxe am�ricaine qu�en kick boxing, en karat� ou combat libre. Il cumule titres et troph�es internationaux et fait des ravages sur les rings du monde entier. Le 9 juin 2006 il remporte � nouveau le titre mondial en kick boxing. Il a 34 ans.
Emanuel Bettencourt
Ce champion de kung-fu aujourd'hui � la retraite sportive poss�de un palmar�s unique. Cinq fois champion du monde dans la cat�gorie des lourds, il est aussi plusieurs fois champion d�Europe et d�Allemagne, pays o� il r�side. Il a particip� � de nombreux films en tant qu�acteur, c�toyant des stars connues. Il est aussi chor�graphe pour les sc�nes d�action.
Patrick Vieira
N� au S�n�gal de parents capverdiens, c�est le capitaine de l��quipe de France de football en l'absence de Zidane. Champion du monde 1998 et d�Europe 2000, finaliste de la coupe du monde 2006, vainqueur de la coupe des conf�d�rations en 2001, de la super coupe d'Italie 2006, champion d�Italie en 1996 et 2006, d�Angleterre en 1998, 2002 et 2004, il rafle �galement de nombreuses coupes dont trois fois celle d�Angleterre, quatre fois celle de la Community Shield et une fois celle de la Gambardella. Il �voluait � Arsenal depuis 1996 en tant que capitaine, aux c�t�s de Thierry Henry et Robert Pir�s avant de rejoindre la Juventus de Turin en 2005. Milieu d�fensif hors paire, il est devenu une pi�ce ma�tresse incontournable de l��quipe de France. Il �volue actuellement � l'Inter de Milan suite � la r�trogradation en s�rie B de la Juventus de Turin.
Manuel Dos Santos
Il jouait � Marseille o� il s��tait impos� comme un �l�ment essentiel de sa d�fense, a pass� quelques saisons � Montpellier et au Benfica avant de rejoindre Monaco. Il a pass� 16 ans avec l��quipe de Monaco, de l��cole de foot aux professionnels et a remport� avec elle le titre de champion de France. Arriv� en France en 1974, � l��ge de huit mois, il fait partie d�une famille de footballeurs. Quatre de ses oncles ont �volu�s � l�AS Cannes et au RC Toulon. Moins connu que Patrick Vieira, il b�n�ficie n�anmoins de la m�me reconnaissance des capverdiens pour son beau parcours dans le football professionnel fran�ais. Consid�r� par les joueurs de premi�re division en France comme le meilleur arri�re gauche du championnat, il y a quelques ann�es, une vilaine fracture du tibia l'a emp�ch� d'entrer en �quipe de France. Sollicit� par l��quipe nationale du Cap Vert il n'a pas souhait� donner suite.
Patrice Evra
Il est n� au S�n�gal de parents capverdiens originaires de l'�le de Maio. Apr�s deux saisons � Nice et quatre � Monaco comme titulaire au poste de d�fenseur, il rejoint Manchester United en 2006. Finaliste de la ligue des champions en 2004 avec Monaco il compte cinq s�lections en �quipe de France.
Jacques Faty
C�est aussi un d�fenseur titulaire indiscutable de l��quipe de Rennes. Champion du monde avec la France en -17 ans en 2001 il a rejoint aujourd'hui l'�quipe espoirs. On l'esp�re vivement en �quipe de France A.
Henrik Larsson
N� d'un p�re capverdien le 20 septembre 1971, c'�tait la grande star de l��quipe de Su�de et un attaquant redout�. Larsson a inscrit 24 buts en 73 s�lections nationales. C�est une v�ritable ic�ne en Su�de. Apr�s l�annonce de sa retraite internationale au lendemain de la coupe du monde 2002, une p�tition de 110000 signatures avait circul� dans le pays, incluant notamment celle du Premier ministre su�dois. L�attaquant a c�d� � la pression m�diatique qui r�clamait son retour et a choisi de revenir sur sa d�cision en participant � l�Euro 2004 et la coupe du monde 2006. Il jouait au Bar�a au c�t� de Ronaldinho et Samuel Etoo avant de mettre un terme � sa carri�re professionnelle au plus haut niveau � la fin de la saison 2005/2006. Il joua son dernier match au Bar�a le 17 mai 2006. Aujourd'hui il est retourn� en Su�de et joue pour le club d'Helsingborgs IF.
Tony Silva
Gardien de but de l��quipe du S�n�gal, de l�AS Monaco et depuis 2004 � Lille, il a fait une superbe prestation lors de la coupe du monde 2002 qui a vue son �quipe battre celle de la France aur�ol�e de son titre de champion du monde. N� au S�n�gal, de parents capverdien il a �t� champion de France 2002 avec Monaco.
Nuno Delgado
M�daill� de bronze aux jeux olympiques 2000 � Sydney pour le Portugal, o� il vit, il est aussit�t rentr� au Cap Vert pour f�ter sa m�daille. C�est un combattant reconnu dans le monde du judo. Il tire dans la cat�gorie des - 81 kg et totalise de nombreux troph�s dont une m�daille d'or aux championnat d'Europe en 1995 � Bratislava et une autre par �quipe en 2000, une d'argent en 2003, une d'argent par �quipe en 2001, une de bronze au mondial universitaire en 1998, plusieurs fois champion d'europe en club, quatre fois vainqueur de la coupe du Portugal, idem en Allemagne o� il avait int�gr� un club local... Suite � des blessures, il tire sa rev�rence en 2006 pour devenir entra�neur au Portugal. Il a eut de multiples distinctions. Son p�re est le dirigeant du Sporting Club De Praia.





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