| Cap Vert |
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Ces rubriques vous permettront de mieux conna�tre le Cap Vert, de d�couvrir des �les riches en �v�nements et en personnages qui ont marqu� un peuple et fa�onn� son histoire. De surprises en surprises, vous serez �tonn�s en d�couvrant l'origine de certaines personnalit�s qui ont marqu� notre �poque. Un guide pour vous aider � mieux voyager.
Histoire du Cap Vert Economie et Politique du Cap Vert G�ographie, g�ologie & climat du Cap Vert Faune & Flore du Cap Vert
Histoire du Cap Vert
La d�couverte du Cap Vert est officiellement attribu�e aux Portugais par l�arriv�e en 1460 de Diogo Gomes et Antonio de Noli � Santiago. Ca da Mosto, le V�nitien, semble y �tre pass� en 1456 d'apr�s lecture de ses carnets de voyages. Actuellement des chercheurs portugais qui m�nent une �tude approfondie sur l�archipel, restent convaincus de la version la plus cr�dible qui confirme la pr�sence de p�cheurs africains puis celle des Arabes et Grecs. A suivre�
Les premi�res �les occup�es furent celles de Santiago et Fogo. La premi�re capitale du Cap Vert fut cr��e en 1462 � Ribeira Grande, � Santiago, d�baptis�e ensuite Cidade Velha, elle devrait retrouver tr�s probablement ces jours-ci son nom d�orgine.
L'archipel du Cap Vert transform� en plaque tournante du commerce entre le Portugal et l�Afrique de l�Ouest devient un v�ritable entrep�t. Tissus, bois, canne � sucre sont les produits les plus �chang�s attirant de nombreux Portugais et Europ�ens dans les �les. Le commerce d�esclaves devient in�vitable en raison du pressant besoin de main d��uvre. On les fera venir en masse essentiellement des c�tes les plus proches, notamment du S�n�gal et Guin�e.
Le peuplement des autres �les du Cap Vert se fera progressivement, en fonction du potentiel de chacune d�elles. Au XVIe si�cle, c�est au tour des �les de Maio et Boavista avec l�exploitation du sel, puis celle de Brava qui devient une terre d�asile d�une partie des gens de Fogo chass�s par la col�re du 'Pico', le volcan.
Au XVIe si�cle les �les du nord, avec dans l�ordre Santo Ant�o, S�o Nicolau en 1653 et enfin S�o Vicente en 1820 voient d�barquer les premiers habitants. Sal sera la derni�re des �les capverdiennes � �tre peupl�e par une partie des habitants de Boavista et S�o Nicolau attir�s par les salines de Pedra de Lume au XIXe si�cle.
Le Cap Vert devient tr�s vite une escale incontournable dans le commerce triangulaire des esclaves. Ils y �taient entrepos�s avant la longue route vers les Am�riques.
La culture du coton import�e de Guin�e se d�veloppe sur Fogo au XVIe si�cle, suivie de celle de la canne � sucre qui sera �galement importante sur Santiago avant de se g�n�raliser sur le reste de l�archipel. C�est durant ce si�cle de d�veloppement que le Cap Vert subit de nombreuses attaques de pirates. Le Portugal perd sa supr�matie sur les mers en 1644 permettant ainsi aux Anglais de s�installer au S�n�gal, sur l��le de Gor�e, et en Gambie. Le Cap Vert perd son monopole de plaque tournante et les Espagnols tracent de nouvelles routes directes vers l�Am�rique. C�est le d�but du d�clin pour les Portugais qui vont par la suite devoir faire face � douze p�riodes de dure s�cheresse provoquant de nombreux morts. La plus terrible sera celle de 1864 qui verra p�rir plus de 30.000 personnes.
En 1810, les Anglais d�barquent dans l�archipel apr�s avoir sign� un trait� avec le Portugal, faisant d�eux les ma�tres du commerce. En 1838, ils cr�ent un d�p�t de charbon � S�o Vicente ce qui contribue � d�velopper le port de Mindelo qui voit affluer de nombreux navires �trangers.
Au XXe si�cle c�est la r�volution industrielle et l��conomie est durement touch�e. C�est le d�but d�une grande mis�re pour la population capverdienne.
En 1956, au lendemain de la deuxi�me guerre mondiale, un mouvement ind�pendantiste se cr�e hors du pays, en Guin�e-Bissau. Le PAIGC, parti africain pour l�ind�pendance de la Guin�e-Bissau et des �les du Cap Vert, sera form� par un ing�nieur agronome capverdien : Amilcar Cabral, et cinq autres compagnons, dont son fr�re Lu�s Cabral et Aristides Pereira, qui sera nomm� le premier pr�sident de la R�publique du Cap Vert. Une lutte arm�e sans merci va les opposer au Portugal d�Antonio Salazar dans le maquis guin�en jusqu�en 1975, date de l�ind�pendance des Iles du Cap Vert.
Amilcar Cabral, le leader du PAIGC, sera assassin� le 20 janvier 1973, par des Bissau-guin�ens membres de son parti et corrompus par les Portugais. Ces derniers leur promettaient en �change leur ind�pendance sans les capverdiens qui dirigeaient majoritairement cette lutte.
Le PAIGC sera soutenu durant toute cette guerre par le bloc sovi�tique.
Le 25 avril 1974, le MFA, Mouvement des forces arm�es, dirig� par le g�n�ral Sp�nola, d�pose le gouvernement fasciste d�Ant�nio Salazar. Des n�gociations seront alors entam�es avec le PAIGC, suivies d�un cessez-le-feu.
L�ind�pendance de la Guin�e sera effective en octobre de la m�me ann�e et Luis Cabral, le fr�re d�Amilcar sera nomm� premier pr�sident de la R�publique. Quelques mois apr�s ce sera au tour du Cap Vert qui conna�tra son premier gouvernement libre dirig� par Aristide Perreira. Le premier ministre sera Pedro Pires, un combattant de la lib�ration, qui sera �lu pr�sident en 2000.
A l�ind�pendance, le Cap Vert est un pays totalement d�muni de toute ressource et industrie. Les Portugais n�y ont rien d�velopp�, bien au contraire. Une aide internationale sera alors mise en place pour �viter un d�sastre.
L�id�e de parti unique pour deux pays va vite se r�v�ler �tre une utopie avec le coup d�Etat de 1980 qui voit un ancien commandant guin�en du PAIGC, Jo�o Bernardo Vieira, renverser le pr�sident Lu�s Cabral. C�est la rupture totale entre les deux pays. Le Cap Vert d�baptise le PAIGC qui devient alors le PAICV, parti africain pour l�ind�pendance du Cap Vert. D�s lors tout sera modifi�, drapeau, hymne national�
En 1990, � la chute du bloc sovi�tique, la d�mocratie va s�installer au Cap Vert. Le multipartisme sera autoris� et les premi�res �lections libres auront lieu en 1991, voyant la victoire d�une toute nouvelle formation politique, le MPD. Cette derni�re, de tendance droite, sera compos�e essentiellement d�anciens d��us du PAIGC et de sa politique jug�e un peu trop autoritaire.
Carlos Veiga, un avocat, sera nomm� Premier ministre et Antonio Mascarenhas Monteiro, ancien pr�sident du tribunal supr�me de justice, �lu pr�sident de la R�publique.
Ils r��ditent leur exploit lors des deuxi�mes �lections libres de 1996 et on retrouvera les m�mes � nouveau aux commandes du Cap Vert.
Suite aux deux �checs cons�cutifs le PAICV s�offre un grand lifting. Il se restructure et se red�finit comme un parti socialiste mod�r�. Il assouplit sa politique ce qui le ram�nera tr�s vite au devant de la sc�ne politique. En 2000 il remportera toutes les �lections : municipales, legislatives et plus difficilement les pr�sidentielles. Jos� Maria Neves sera nomm� premier ministre et Pedro Pires le commandante, pr�sident de la R�publique avec 17 voies de plus que Carlos Veiga son concurrent et ex premier ministre.
Le MPD qui a pouss� le bouchon un peu loin avec une privatisation massive et une �conomie brad�e aux Portugais se voit durement sanctionn�. Les r�alit�s sociales ont �t� mises aux oubliettes, ce que ne lui a pas pardonn� le peuple. Les capverdiens de l�immigration qui se sont sentis l�s�s, car totalement exclus de la politique du gouvernement, ont vot� massivement permettant la r�election du PAICV.
Le 22 janvier 2006 on assiste au m�me sc�nario qui voit le PAICV remporter les l�gislatives avec 55,28% des suffrages, s'octroyant ainsi 41 des 72 si�ges de l�Assembl�e nationale. Jos� Maria Neves est reconduit dans ses fonctions de Premier Ministre. Le 12 f�vrier de la m�me ann�e c'est au tour de M. P�dro Pires(PAICV) d'�tre r��lu � la Pr�sidence de la R�publique avec 51,1% des suffrages soit 86 676 des voix, contre 82 857 pour M. Carlos Veiga repr�sentant le MPD. L'�cart entre les deux candidats, 3819 voix, est beaucoup plus important qu'en 2001.
Economie et Politique du Cap Vert
Le Cap Vert a adopt� une �conomie lib�rale qui lui r�ussit admirablement bien. C�est un pays qui a toujours �t� bien gouvern� quels que soient les partis politiques au pouvoir et tr�s peu d�affaires sont venues �clabousser son image. Tr�s bien not� par les institutions internationales, dont la Banque Mondiale et le FMI, les �les du Cap Vert, fort d�un taux de croissance toujours positif, jouissent d�une bonne stabilit�, ce qui inspire confiance aupr�s des investisseurs. Le secteur des services reste le plus important avec 73,4% de l�activit� �conomique de l�archipel (commerce, transport, tourisme, services publics).
Le PIB en 2006 est de 823,7 millions d'Euros. Le PIB par personne, 2316 $, est le plus �lev� en Afrique de l'Ouest ce qui fait du Cap Vert le pays le plus riche de toute cette zone du Sahel y compris le S�n�gal.
Son niveau d�endettement reste n�anmoins assez important avec une dette ext�rieure de 52,6% du PIB en 2004 et sa balance des comptes est d�ficitaire.
Le volume des importations, 353 millions de $ en 2005, reste nettement sup�rieur � celui des exportations, 14,2 millions de $. Les principaux fournisseurs du pays restent les Portugais avec 45,6% des importations, suivis des holandais avec 15,7%, des br�siliens 8%, des espagnols avec 7,6% et des italiens avec 4.0%.
Les principales exportations sont les produits de la confection 39.2%, les produits de la mer 40.5%, les chaussures 16.4% et les produits alimentaires et boissons 3.7%. L�Europe en est le premier client avec en t�te le Portugal 51.6% et l'Espagne 21.4%, puis suivent le Maroc 12.9% et les Etats Unis avec 12.4%.
Le taux d�inflation n�gatif en 2004, -1,9%, passe � 0,8% en 2005 et de 5,4 en 2006. Il reste assez bien ma�tris� gr�ce notamment � la parit� fixe de l�escudo avec l�euro.
Le ch�mage, environ 25% de la population active, est tr�s important et demeure une des pr�occupations majeures des diff�rents gouvernements. Son taux �lev� pourrait s�expliquer en partie, du fait que les capverdiens sont assist�s par leur famille vivant � l��tranger, notamment Europe et Etats-Unis. Ils re�oivent une manne d�argent tous les mois poussant certains dans une certaine forme de paresse et d�assistanat.
Le pays vit beaucoup de l�aide international mais cela va s�estomper, puisque les chiffres de la croissance sont excellents, faisant sortir officiellement le pays du clan des pays pauvres. Le Cap Vert a int�gr� depuis le 1er Janvier 2008 la cat�gorie des pays � d�veloppement moyen.
L�aide internationale et priv�e a toujours exist� dans l�archipel. Elle date de la p�riode coloniale, lors des grandes famines qu�� connue le pays en 1947. Aujourd�hui elle d�ordre financi�re et technique. Les principaux pays donateurs sont les Etats Unis, l�Europe, dont la France, quelques pays africains comme la C�te d�Ivoire, le Maroc et le Gabon, Cuba, le Br�sil et l�Asie avec la Chine et le Japon. L�aide priv�e provient essentiellement des dons des �migr�s capverdiens et repr�sente environ 14% du PIB.
De nombreux investisseurs d�barquent dans l�archipel : italiens essentiellement pour le secteur du tourisme, africains et chinois pour le commerce�les Fran�ais se font moins pressants m�me s�ils affectionnent ce pays. On en trouve beaucoup dans la restauration, les bars, la p�che et un peu dans l�h�tellerie.
Le Cap Vert dispose d�atouts forts int�ressants pour que l�on s�y int�resse de plus pr�s. Il fait partie de la francophonie. Le fran�ais est la deuxi�me langue enseign�e � l��cole, apr�s le portugais et avant l�anglais, et de nombreux capverdiens le parle couramment. Sinon Il est compris pratiquement partout. Sa monnaie, l�escudo capverdien, gr�ce � sa convertibilit� par rapport � l�ex Escudo portugais, conna�t un taux fixe vis-�-vis de l�Euro avec un change de 1� pour 110,265 escudos. Le taux de croissance moyen de l��conomie est de 6% par an.
En plus des deux a�roports internationaux � Sal et � Praia,un autre vient de voir le jour � Boavista et a �t� inaugur� le 31 Octobre 2007.
Le 4�me a�roport international de l'archipel est quant � lui pr�vu � Sao Vicente pour le courant 2008.
Des entreprises europ�ennes se cr�ent dans la confection, les chaussures, l��lectronique�le taux d�analphab�te passe de 60 � moins de 20%, de la date de l�ind�pendance � 2007.
La P�che
Cette activit� n�est pas tr�s d�velopp�e bien que le potentiel soit �norme. 1,8% du PIB seulement en 2007. En effet, le Cap Vert dispose d�une zone de p�che assez �tendue sur environ 734.265 km�. Ce secteur pourra jouer un r�le important dans le d�veloppement socio-�conomique du pays. Les esp�ces halieutiques repr�sentent un potentiel de 30 � 40.000 tonnes par an. La flotte reste tr�s artisanale pour les locaux et industrielle pour les �trangers dont les pays ont sign�s des accords.
C�est le cas pour le S�n�gal, la Guin�e Conakry, la Guin�e-Bissau, l'Angola, la Mauritanie et la CEE. Les thoniers japonais ont aussi un droit de p�che dans cette zone.
En 2002, 112 bateaux de p�che �trangers, dont 90 d�europ�ens, ont re�u une autorisation de p�che dans la zone maritime de l�archipel.Les fonds du Cap Vert regorgent aussi de crustac�s, de mollusques et d�une vari�t� de requins.
La p�che du thon reste la plus importante mais certains p�lagiques dont la cavala preta prennent de l�importance.
L'�l�vage
Il est minime, m�me si le b�tail est en augmentation. Un peu moins de 300.000 t�tes avec essentiellement des caprins, des bovins, des ovins et des poulets. Le Cap vert �tant un pays aride, il est difficile d�y d�velopper l��levage.
L'Agriculture
Elle repr�sente seulement 8,8% du PIB (2007) et sa production ne couvre que 15% des besoins alimentaires du pays. Son d�veloppement reste limit� du fait des pluies rares et des techniques de r�tentions d�eau pas tr�s au point. Environ 55% de la population y travaille et plus de 40.000 ha de terre sont r�serv�es � l�agriculture. Seuls, moins de 10% sont irrigables. Les principaux sites agricoles sont Santiago, Santo Antao et Fogo. Le relief tr�s accident� des autres �les et la pauvret� des sols ne leur permettent d�y d�velopper cette activit�.
On cultive essentiellement le ma�s, la canne � sucre, la pomme de terre, la banane, la patate douce, le manioc et les cultures mara�ch�res (haricots, oignons, manioc, ignames, chou pomm�, courge, tomate...). A Fogo mais aussi � Santiago, Santo Antao et un peu sur Sao Nicolau, on retrouve des vignes et du caf�
L�Etat essaie tant bien que mal de trouver des solutions pour d�velopper le secteur agricole en cr�ant de nouvelles terres cultivables, en augmentant la technique de l�irrigation et en recyclant des terres cultivant la canne en sucre. Il a �galement favoris� l�installation d��oliennes et de stations de pompage pour drainer l�eau dans les villages les plus recul�s. Les fr�quentes invasions de sauterelles qui d�truisent une part importante des r�coltes, n�arrangent pas les choses.
Les Ressources Min�rales
Tr�s limit�es, on retrouve du pouzzolane qui sert � faire du ciment, du kaolin, de l�argile verte, jaune et marron, du gypse pour fabriquer du du pl�tre, du basalte, des nappes phr�atiques et beaucoup de sel.
L'Industrie
Elle repr�sente 8,2% du PIB en 2007. Le BTP se d�veloppe tr�s bien dans l�archipel car les Capverdiens portent un int�r�t certain � la construction de leur habitation. Ils travaillent en masse dans ce secteur en Europe.
Une cimenterie et une fabrique de pl�tre sont pr�vues � Maio.
Environ 5% de la main d��uvre est embauch�e dans ce secteur. Les freins au d�veloppement se r�p�tent : faiblesse des ressources naturelles, aridit� des sols d� � une pluviom�trie tr�s faible entra�nant un manque d�eau et d��nergie, un syst�me de communication en d�velloppement mais insuffisants et surtout un petit march� local.
Les secteurs les plus d�velopp�s sont les fabriques de chaussures, de v�tements, de matelas, de savon, de peinture et vernis, des brasserie avec Coca Cola et une marque locale CERIS, les produits laitiers tels que le yaourt, des conserveries, du tabac, de la farine, des p�tes alimentaires, des m�dicaments avec une belle r�alisation INPHARMA, la retaille du diamant�
La plupart de ces industries sont sur Praia et Mindelo.
De r�els efforts du gouvernement sont fait pour attirer des industries �trang�res. Une main d��uvre bon march�, des infrastructures en d�veloppement, ports, a�roports et routes et des avantages fiscaux tr�s int�ressants.
Le Secteur Tertiaire
C�est le secteur le plus actif avec un PIB de 73,4%. Le commerce se porte bien et attire de nombreuses soci�t�s chinoises et libanaises. Les importations sont importantes vu que le pays ne produit pas grand-chose.
Le Cap Vert exporte peu principalement des produits de la mer, thon et langoustes frais et congel�s, bananes.
Cela entra�ne un fort d�s�quilibre de la balance des paiements.
Le Cap Vert exporte avant tout des services comme les services navals et a�riens.
Les transports a�riens et maritimes repr�sentent un des postes les plus importants car le pays dispose d�une compagnie a�rienne, de trois a�roports internationaux et de deux ports, Mindelo et Praia, qui offrent de bons services. Il est vrai que la concurrence de Dakar et de Las Palmas situ�es � proximit� de l�archipel reste importante.
Le secteur bancaire se d�veloppe beaucoup ces derniers voyant l�arriv�e de nombreuses banques off shores et �trang�res notamment portugaises.
Deux compagnies d�assurance se partagent le march�.
Le Tourisme
Secteur en plein d�veloppement,il repr�sente environ
190 000 touristes en 2006. Beaucoup d�atouts pour le pays :
1- Sa situation g�ographique. A 3 heure de l�Europe et de l�Am�rique du Sud et � 1h du continent africain.
2- Un climat tropical assurant une temp�rature tr�s agr�able toute l�ann�e.
3- Une vari�t� de paysage allant de superbes plages de sable blanc pour un tourisme baln�aire et sportif aux montagnes escarp�es jonch�es de chemin permettant de belles randonn�es.
4- Une population tr�s accueillante qui a le sens de la f�te et dont la culture reste ax�e sur la musique et la danse.
5- Une stabilit� sociale et politique.
Diff�rents types de tourisme se pr�tent bien dans l�archipel.
- le tourisme baln�aire et sportif : baignade, p�che traditionnelle et sportive, plong�e, Windsurf et surf. Plus de 150 kms de plage dont 60% de sable blanc.
- le tourisme de nature : randonn�es et escalade avec des montagnes r�parties sur Fogo, Santo Ant�o, S�o Nicolau et Santiago.
- le tourisme de d�couverte : visite de sites et vestiges : nombreux monuments restaur�s, �glises et forteresses.
- le tourisme culturel : traditions, musique, f�tes, carnaval, festivals de musique.
- le tourisme m�dical : sites appropri�s � Sal dans les salines et S�o Nicolau sur la r�gion de Tarrafal dont le sable noir est riche en titane et en iode.
Le Cap Vert reste tr�s peu d�velopp� touristiquement car il reste encore beaucoup d�efforts � fournir au niveau des structures d�accueil et de communication.
Ind�pendant depuis le 5 juillet 1975 seulement, le Cap Vert est un jeune �tat qui va tr�s vite faire son apprentissage politique. En 1990, le gouvernement d�alors dirig� par un Parti marxiste, le PAIGC, va accepter les r�gles de la d�mocratie et abolir le syst�me du parti unique. C�est ainsi que l�on voit na�tre un nouveau mouvement d�opposition, le MPD, Movimento Para Democratia, dont les membres fondateurs sont compos�s en majorit� par les d��us du PAIGC. En janvier de l�ann�e suivante, il remporte haut la main les �lections l�gislatives avec en t�te de liste le nouveau premier ministre, Carlos Veiga. Le mois d�apr�s, le 17 f�vrier 1991, il rafle les pr�sidentielles, faisant d�Antonio Mascarenhas Monteiro, le pr�sident du tribunal supr�me de justice, le nouveau pr�sident de la R�publique. Cinq ans plus tard, en 1996, il r��dite son exploit, doubl� l�gislatives et pr�sidentielles. Ils seront tous deux reconduits � la t�te du pays pour cinq nouvelles ann�es.
Ces dix ann�es de r�gne verront le Cap Vert vivre une nouvelle �re politique, celle de la d�mocratie lib�rale, politique et �conomique. Ce sera une p�riode de profonds changements. Les soci�t�s d�Etat vont �tre privatis�es en masse et de nouveaux partis politiques apparaissent, de l�extr�me gauche � la droite conservatrice.
Le PAICV qui a appris la le�on, r�agit et se red�finit comme un parti social-d�mocrate, remodelant en profondeur sa structure et ses membres. C�est l�arriv�e d�une jeune garde avertie et motiv�e. Il va profiter des scissions qui vont na�tre au sein du MPD, qui voit partir bon nombre de ses membres. Ces derniers vont former de nouveaux partis politiques : l�UCID, Union capverdienne ind�pendante et d�mocratique, parti de droite conservateur social et religieux, le PCD, parti de la convergence d�mocratique, penchant plut�t au centre gauche et dont le leader est Eurico Monteiro, ministre de la Justice et du Travail du MPD. Il �tait en profond d�saccord avec Carlos Veiga le Premier ministre. Ce parti n'existe plus depuis le 23 septembre 2006. Le PSD, parti social-d�mocrate, le PRD de Jacinto Dos Santos, ex Maire de Praia et en guerre �galement avec le MPD.
Le PAICV reconquiert son fauteuil de leader perdu dix ans auparavant en remportant � tour de bras les Municipales, les L�gislatives et les Pr�sidentielles. pr�sident. Pedro Pires un ancien commandant durant la lutte de lib�ration est �lu pr�sident de la R�publique et un jeune, Jos� Maria Neves est nomm� premier ministre.
Aujourd�hui, le Cap Vert est un des seuls pays de l�Afrique de l�ouest � conna�tre une stabilit� politique bas�e sur une vraie d�mocratie lib�rale. C�est un exemple pour un continent d�chir� par les guerres et coups d��tats successifs. Seule la voie des �lections compte dans cette jeune d�mocratie.
Les �lections de 2006 ont �t� aussi rythm�es que le carnaval et le festival avec des campagnes tr�s anim�es s'achevant sur un nouveau doubl�, l�gislatives et pr�sidencielles, du PAICV.
Organisation politique et administrative
La constitution capverdienne a adopt� un syst�me politique de type parlementaire. 72 d�put�s �lus pour cinq ans composent l�Assembl�e nationale.
Le pays est compos� de 17 municipalit�s autonomes appel�es concelhos, et leurs repr�sentants sont �lus au suffrage universel.
Boavista, Brava, Maio, Mosteiros, Paul, Praia, Porto Novo, Ribeira Grande, Sal, Santa Catarina, Santa Cruz, S�o Domingos, S�o Filipe, S�o Miguel, S�o Nicolau, S�o Vicente, Tarrafal.
La capitale est Praia.
G�ographie, g�ologie & climat du Cap Vert
Strat�giquement plac�es entre l�Am�rique, l�Europe et l�Afrique, les Iles du Cap Vert prennent aussi bien la forme d�un fer � cheval ouvert vers l�Am�rique du Sud qu�une ancre flottant myst�rieusement sur l�atlantique.
Tout comme les �les Canaries, les A�ores et Mad�re, avec qui il forme la Macaron�sie, le Cap Vert est d�origine volcanique et ses terres sont plut�t arides. Loin des fortes pollutions nuisibles des grandes m�tropoles, elle demeure une archipel pr�serv�e.
Terre de contraste, ce pays qui s��tend sur 4033 km� abrite aussi bien des d�serts de dunes parsem�s d�oasis, des volcans c�toyant des for�ts ou de luxuriantes plantations, que d�immenses plages de sable blanc totalement d�sertes, r�parties entre dix �les et huit �lots, dont 9 seulement sont habit�es.
L�Afrique de l�ouest, principalement le S�n�gal et la Mauritanie, se trouve � 450 km, les Canaries � 1750 km et le nord du Br�sil � 3000 km.
Il se positionne entre 13,50� et 17,15� de latitude nord et 22,45� et 25,25� de longitude ouest.
Deux ensembles g�ographiques divisent l�archipel selon son exposition aux aliz�s du nord-est.
Tout au nord, les �les Barlavento, �les-au-vent, expos�es aux aliz�s et donc plus fra�ches, rassemblent Boavista, Sal, S�o Nicolau, Santa Luzia, S�o Vicente et Santo Ant�o. Superficie de l�ensemble : 2230 km�.
Plus au sud, les �les Sotavento, ou �les Sous-le-Vent, avec Brava, Fogo, Santiago et Maio. Elles totalisent 1803km2. Moins expos�es au vent, elles sont plus chaudes que celles du nord.
Il est difficile aujourd�hui de d�finir avec pr�cision l�apparition des �les du Cap vert. Deux th�ories s�opposent.
Une premi�re pr�tend que c�est le processus de s�paration de l�Am�rique du Sud et de l�Afrique, entre 130 et 85 millions d�ann�es avant J�sus-Christ qui serait � l�origine de l�archipel. Cela aurait entra�n� des plissements qui auraient laiss� �chapper des coul�es de magma, formant ainsi les volcans.
La deuxi�me th�orie, qui est celle propos� par Jason Morgan, fait allusion au ph�nom�ne des �points chauds�, ou �Hots Spots�, caract�ris�s par un jaillissement du magma du fond de l�oc�an et qui aurait transperc� l��corce terrestre. Cette version s�duit beaucoup plus car elle expliquerait la naissance des volcans qui sont d�origine sous-marine. On retrouve de nombreuses traces de fossiles � Boavista et Maio, ce qui laisserait croire qu�elles auraient �t� les premi�res � se former, avec Sal.
Santo Ant�o et S�o Nicolau , plus � l�ouest, avec leur relief de montagnes et vall�es, semblent �tre les plus r�centes. Elles sont moins marqu�es par l��rosion.
Brava et Fogo, situ�es plus au sud, sont sujets aux secousses sismiques avec l��ruption du Pico do Fogo en 1951 et en avril 1995. Ces �les, plus r�guli�rement arros�es, poss�dent un relief plus montagneux et de superbes vall�es, contrairement � celles situ�es plus � l�est. Les montagnes les prot�gent naturellement des vents.
Avec les grandes saisons de pluies de l��re quaternaire, l��rosion s�est acc�l�r�, et les montagnes ont �t� tr�s marqu�es � cause de la faible duret� des roches et des rivi�res ass�ch�es formant aujourd�hui les ribeiras. Elles sont recouvertes d�alluvions et servent plut�t � l�agriculture.
Santiago, avec ses 991 km�, est la plus grande et la plus peupl�e de l�archipel alors que Brava et ses 67,4 km�, est la plus petite mais aussi la plus verte. Santo Ant�o est devenue la plus agricole et la plus surprenante par son relief et sa nature lui conf�rant une beaut� in�gal�e. Fogo h�berge le plus haut pic, le 'Pico do Fogo' qui culmine � 2829 m.
CLIMAT
Le Cap Vert est un point de rencontre entre les aliz�s humides du nord-est et la mousson, tout deux transportant de l�air chaud et humide Ils forment ainsi un bloc intertropical qui ralentit fortement la pouss�e de la mousson dans le pays et limite la pluviom�trie.
Vont ainsi se succ�der des p�riodes de s�cheresse plus ou moins dramatiques notamment entre 1579 et 1583, 1610 et 1611, 1703 et 1712,1809 et 1811, 1830 et 1833, 1894 et 1900.
La r�gion du Sahel, la plus s�che de l�Afrique de l�Ouest, s��tend alors sur une grande partie de l�archipel. Les �les les plus arros�es sont Santo Antao, Brava et Santiago mais les pr�cipitations restent quand m�me tr�s irr�guli�res. Quelquefois, d�abondantes chutes de pluies qui durent de quelques heures � une journ�e enti�res sont si violentes, qu�elles causent de terribles d�g�ts sur les cultures et les infrastructures.
Le climat est de type subtropical chaud et sec durant une grande partie de l�ann�e. On observe deux saisons :
- l�une s�che, de novembre � juin. Moins chaude mais avec des vents forts, les aliz�s, qui soufflent fortement entre mi-novembre et mi-mars environ;
- l�autre humide, c�est la saison des pluies, et qui va d�ao�t � novembre, avec de grosses chaleur en juillet et octobre. Elles restent n�anmoins tr�s supportables. C�est aussi la p�riode de la mousson.
Entre d�cembre et janvier souffle l�harmattan, vent chaud qui vient d�Afrique charg� de poussi�re et de sable du Sahara et qui ass�che compl�tement l�air.
Les �les de Sal, Boavista et Maio, beaucoup plus proches du continent africain restent les plus chaudes bien que temp�r�es par une brise marine. Santo Ant�o et Brava, avec leur relief montagneux sont plus arros�es donc plus humides. On observe �galement des variations de temp�ratures � l�int�rieur d�une m�me �le suivant l�altitude et l�exposition au vent. Une petite laine est � pr�voir si vous allez dans les �les � haut relief comme Santo Ant�o, Brava, Santiago et Fogo, cette derni�re allant jusqu�� abriter quelques fines couches de neige sur le sommet du Pico.
La temp�rature de l�air varie de 20 � 30�C, avec une saison chaude entre mars et octobre.
Le Cap vert reste durant presque toute l�ann�e domin� par l�anticyclone des A�ores qui produit des vents et affecte les fonds marins. Des courants d�eau froide rafra�chissent les c�tes, notamment entre janvier et mai, et la temp�rature de l�eau avoisine les 23 �C de moyenne. La moyenne annuelle oscille entre 23 et 26 �C, ce qui est la plus �lev�e de la r�gion.
Faune & Flore du Cap Vert
Elle est quasi inexistante ici, mis � part quelques �nes �a et l� � Boavista, Santo Ant�o et Fogo. Par contre il y a beaucoup de chiens et de chats en libert� et des animaux d��levage dont des ch�vres, des moutons, des poulets, des porcs, des lapins et des vaches.
On pourrait �galement signaler quelques singes import�s et vivant � Santiago et Brava, des l�zards g�ants vivant sur les �lots de Razo et Branco et le seul gibier r�pertori�, la pintade de Guin�e.
En revanche, on trouve environ 75 esp�ces d�oiseaux diff�rents dont une trentaine de s�dentaires parmis lesquels l�albatros ou pufino qui vit dans les �lots oubli�s de l�archipel, le guincho ou balbuzard, qui se nourrit de poissons, le corredeira qui s�alimente d�insectes et qui boit tr�s peu d�eau. On le retrouve � Maio, Boavista et Santiago. Le tchota de Cana est une esp�ce rare que l�on ne retrouve qu�au Cap Vert et qui vit dans les champs de canne � sucre. Quand � la calhandra do Raso, l�alouette de Raso, elle se cache sur l��lot Raso.
Quand � la faune sous-marine, elle est tr�s riche et vari�e.
On trouve des esp�ces s�dentaires et des migratoires telles que le thon qui abonde entre mai et d�cembre, des tortues hyper prot�g�es et dont les p�riodes de pontes se situent en juillet et ao�t principalement sur Maio, Boavista et Sal, des m�rous ou garopas tr�s appr�ci�s par les locaux, des bad�ches, des mur�nes, des carangues blanches ou noires, des daurades, des espadons, des marlins, des orques, des baleines, des raies, une vari�t� de requins dont le fameux tigre...
Quand aux crustac�s, on peux dire que le Cap Vert est le pays de la langouste. Les vertes abondent sur Boavista et Maio et les rouges sont plus rares et leur p�che est tr�s r�glement�e. On retrouve aussi d��normes araign�es de mer dont le diam�tre atteint facilement un m�tre, des crabes, des percebes et des calamars.
Les fonds marins sont aussi peupl�s de coquillages et coraux gr�ce � un excellent taux de sel et une bonne temp�ratures sous marine.
Des terres plut�t arides et une flore tr�s pauvre. Quelques 300 esp�ces v�g�tales et 200 plantes diff�rentes import�es principalement d�Europe et d�Afrique, cohabitent sur l�archipel.
On y retrouve des plantes ligneuses dont le sisal (appel� ici 'carapato') ainsi que le fameux dragonnier de l��le de Sa� Nicolau qui orne �galement les �les de la Macaron�sie.
Les cultures pratiqu�es sont celles du manioc, du ma�s, du caf�, du raisin (surtout � Fogo), la canne � sucre (� Santo Anta� et Santiago), la patate douce, le riz, le sorgho, le coton � petite dose, la banane, le pulgueira, le ricin, le cocotier et le sisal dont la fibre des feuilles sert � la fabrication de sacs. Fromagers (poil�os), baobabs (calabaceiras) et dragonniers (drageiros), dont la s�ve rouge est utilis�e pour la coloration du 'grogue' (rhum local), poussent dans les ribeiras, ces vall�es tant�t vertes tant�t dess�ch�es.
D�intenses p�riodes de d�forestations caus�es par le b�tail et les colons portugais qui utilisaient le bois pour l��nergie domestique, les distilleries et l�extension des cultures, ont ravag�es le pays. Nombreuses sont les terres qui sont ainsi devenues st�riles. Mais depuis 1976, l�Etat, avec l�aide des coop�rations �trang�res, a entam� une importante campagne de reforestation. Des dizaines de milliers d�hectares ont �t� rebois�s notamment � Faj� (S�o Nicolau), Calheta (Maio), Cova (Santo Ant�o) et Achada de S�o Filipe (Santiago).
Nombreuses et essentiellement concentr�es sur les trois principales �les baln�aires : Sal, Boavista et Maio. De grandes �tendues le plus souvent d�sertes (surtout � Maio et Boavista).
La couleur du sable varie suivant les �les : brune � Sal et bien blanche sur les deux autres. Par contre, sur le reste de l�archipel, il y a une grande majorit� de sable noir d� � l�activit� volcanique.
A Fogo, elles sont superbes et � 100% noires alors qu�� Santiago, on retrouve du sable brun sur les plages de Praia, Tarrafal et Sao Francisco.
Sur S�o Nicolau, il existe une particularit� sur le site de Tarrafal. Le sable de cette localit� est charg�e d�iode et de titane, ce qui lui conf�re des vertus curatives pour les probl�mes de rhumatisme et d�arthrite. Quand � sa plage de Baixo Rocha, elle est petite mais surprenante de beaut� par le basalte qui l�entoure.





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